• Solidarité à l’hôpital avec les plus démunis

    La Petite Sœur Marcelline a travaillé longtemps comme infirmière à l’hôpital. Arrivée à l’âge de la retraite, elle reste aujourd’hui très engagée à l’Aumônerie des Hôpitaux de Bangui. Elle nous explique combien la solidarité  est importante   pour permettre à l’équipe de secourir les plus démunis.

    Ma mission à l’aumônerie? Je m’occupe des malades. Comme je suis aussi soignante, j’assure certains soins de malades démunis qui n’ont pas de famille, ou de patients arrivés de province, sans parents à Bangui. Par exemple, je fais des traitements de suivi à la maison, après la sortie de l’hôpital.

    Avec les membres de l’équipe, chaque semaine, nous visitons les grabataires dans les pavillons, nous prions avec eux et pour eux, salle par salle. Nous donnons la communion à ceux qui le souhaitent. Le dimanche, une messe est célébrée dans la chapelle de l’hôpital, elle rassemble beaucoup de monde : les familles des malades, les habitants du quartier… Après la messe, il y a toujours une visite des malades, avec un partage de ce que nous avons.

    L’équipe d’aumônerie est composée de plusieurs personnes : le prêtre responsable, moi je suis son assistante ; il y a une coordonnatrice, une secrétaire, une trésorière et les membres visiteurs de malades, tous laïcs. Et puis aussi des choristes et des enfants servants pour la liturgie.

    Des Mouvements de Chrétiens viennent régulièrement nous aider. Par exemple, dimanche passé, c’étaient les Légionnaires de la paroisse saint Jean ; ils ont apporté des vivres et du savon pour les partager aux malades.  Au mois de février, lors de la Journée Mondiale des Malades, le Cardinal ou son vicaire viennent célébrer la messe. Ce jour-là, les gens donnent beaucoup : des médicaments, du savon, des habits…

    En RCA, pas de Sécurité Sociale ni de soins gratuits dans les hôpitaux.

    Des Chrétiens de bon cœur font parfois des dons. Certaines familles de malades nous aident un peu selon leurs moyens.

    Dans les paroisses, des  Mouvements organisent des quêtes. Les amis de notre Congrégation nous aident aussi. Parmi eux, l’Entraide Missionnaire de l’Anjou (E.M.A) : une association du Diocèse d’Angers qui nous assiste chaque année dans nos activités sanitaires à Bangui et Ngotto.

    Ce sont tous ces dons réunis qui nous permettent de secourir les malades démunis.

     Pour faire vous aussi un DON : stfrancois.economat@orange.fr ou    02 41 68 12 12

    Comme Petite Sœur, je suis heureuse de faire ce travail : mettre les gens debout, soigner ceux dont personne ne s’occupe,  dans la ligne de nos origines de garde-malades à la suite de notre fondatrice Mère Joséphine, c’est pleinement notre charisme de Petites Sœurs de Saint François.

    Pour illustrer mon propos, je vais vous parler d’Eugénie, une femme venue de MBRES, une ville éloignée.

    Pendant les violences, on a tué son mari. Elle, elle a dû fuir en brousse. A force de boire de l’eau sale, elle est tombée gravement malade. Elle s’est alors rapprochée de la route pour trouver du secours. Là, un véhicule de Médecins Sans Frontières l’a ramenée à l’Hôpital de l’Amitié à BANGUI. Mais, comme M.S.F avait la charge des accidentés et des blessés de la guerre, elle ne rentrait pas dans ce cadre et s’est retrouvée sans assistance. Grâce à l’aide de l’E.M.A, elle a pu être opérée. Il s’agissait de l’ablation de la rate. Aujourd’hui, Eugénie va mieux. Elle vit au PK22 sur la route de Damara, chez une famille chrétienne de bon cœur qui l’a accueillie. Un jour, j’ai eu la bonne surprise de sa visite à la fraternité. Elle venait me remercier avec quelques mangues et ignames du champ.

    Je remercie ceux qui contribuent à l’œuvre de l’E.M.A. Sans votre aide, Eugénie serait décédée, comme tant d’autres…

     Petite Sœur Marcelline

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  • Grâce aux dons, des projets d’autofinancement

    A N’GOTTO, village enclavé et démuni de toutes commodités, où l’approvisionnement n’est pas facile et les déplacements très coûteux, il nous faut être inventives et développer un peu d’autofinancement. C’est ainsi que, voilà deux ans, nous avions pu construire un poulailler avec une petite aide et les moyens du bord (briques sèches faites avec la terre de la cour, chevrons et feuilles de bambous de la forêt voisine, 2 portes récupérées lors des travaux de la fraternité de Bangui). Ainsi, nous avions commencé un petit élevage de poules et lapins.

    Mais les grosses pluies de notre région ont très vite eu raison du bâtiment dont une partie s’est déjà écroulée deux fois et dont nous avons déjà dû refaire la toiture de feuilles de bambous.

    Deux amies lectrices de Be Oko avaient eu à cœur d’aider les démarrages de la fraternité de NGOTTO. Grâce à leur aide, nous sommes en train de renforcer ce petit bâtiment et de le couvrir de quelques tôles, afin de développer notre élevage pour le rendre durable. Cela procurera un petit revenu à la fraternité pour l’aider à vivre.

    Et ce n’est pas tout… Depuis notre arrivée en 2014, nous avions un vaste espace, envahi par la brousse juste derrière notre concession. Il nous tardait de pouvoir le cultiver. L’an passé, nous avons présenté un projet à nos Petites Sœurs responsables, qui nous ont accordé l’aide demandée à hauteur de 570€ pour réaliser ce champ. Cette somme provient de vos dons, petits et grands.

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    Nous avons constitué une équipe en fin de saison sèche pour défricher, brûler, enclore en bambou (contre les bêtes). Puis dès que les pluies sont arrivées, nous avons fait appel à l’aide de quelques mamans veuves en charge d’enfants, heureuses de trouver un petit gagne-pain temporaire.  Aidées de la Petite Sœur Prisca, elles ont  bêché, sarclé, semé, planté… Arachides, maïs, tarots, courges, haricots, gombos, et bien sûr manioc… sont sortis de terre.

    La première récolte d’arachides a rassemblé la fraternité au champ avec quelques amis et jeunes venus aider : une bonne récolte mise en réserve pour la vente au détail le moment venu. Pour le moment, les autres produits du champ servent à notre consommation. Par ailleurs, le petit jardin de légumes de nos Petites Sœurs Rosine et Aida, vient équilibrer nos repas avec un peu de verdure (rare ici). Nous  espérons que la force nous sera donnée pour continuer à domestiquer et faire fructifier cette belle et riche nature équatoriale que Dieu a mise à notre portée.

     

    Les Petites Soeurs de Ngotto

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  • Une naissance à Ngotto : la Jeunesse Franciscaine !

    Les Petites Sœurs, en mission depuis quatre ans  maintenant à N’gotto, dans le diocèse de M’BAÏKI, ont à cœur de partager la richesse de la spiritualité franciscaine par le biais de leurs activités pastorales. C’est ainsi que la Petite Sœur Rosine a initié un groupe d’enfants à qui elle fait découvrir l’esprit et la vie du Petit Pauvre d’Assise.

    Depuis une année, j’avais ce désir de parler de Saint François aux jeunes. Après quelque temps, j’ai lancé un appel à la paroisse et dans le groupe de catéchèse. Très vite, des enfants se sont intéressés et sont venus nombreux : j’ai accueilli 56 enfants et jeunes !

    Qui sont-ils ? Ce sont des enfants du village, garçons et filles, ils ont 6, 7, 8, … 15, 18 ans. La plupart sont catéchumènes (chez nous, les années de catéchèse correspondent à la préparation au baptême et à la première communion car peu d’enfants sont baptisés bébés).

    Que deviennent-ils aujourd’hui ? Après l’inscription dans le groupe, ils ont participé aux réunions. Je les réunis tous les dimanches après-midis sous notre paillote, à la fraternité.

    J’ai commencé à leur parler de saint François… sa vie, son enfance, sa jeunesse, son désir…

    Je leur apprends une certaine manière de vivre,  et puis les chants franciscains, la salutation :

    « Paix et Bien ! ». En sango : « Siriri na Nzoni, ita ! ».

    Ils ont pu regarder un film à la fraternité sur la vie de François. Tout cela les intéresse, ils sont touchés.

    Après trois mois de cette découverte du Mouvement, le 20 mai 2018, en la fête de la Pentecôte, le groupe a reçu la bénédiction par le curé de la Paroisse. Désormais, ils sont reconnus au sein de la communauté paroissiale comme la Jeunesse Franciscaine. Les enfants sont heureux d’appartenir à ce groupe.

    A côté de cette initiation à la vie franciscaine, j’introduis aussi l’éducation, le respect du prochain, l’amour d’autrui, le goût de l’école. Parce qu’ici, beaucoup de choses manquent à nos enfants : leur épanouissement, leur développement, les droits et devoirs des enfants, tout cela est peu connu et peu respecté.

    Bref, ils sont contents d’appartenir à ce groupe et d’avoir une Sœur qui les écoute. Moi aussi, avec mes Petites Sœurs de N’GOTTO, nous sommes heureuses de voir naître ce petit groupe qui découvre la vie simple du « petit pauvre d’Assise » saint François.

    Petite Sœur Rosine

  • Chantez, priez, célébrez le Seigneur… avec St François, à Lorient !

    « CHANTEZ,  PRIEZ, CELEBREZ LE SEIGNEUR » C’est ainsi que commença notre fête de St François, le jeudi 4 octobre à l’église de notre paroisse à Lorient.

    La famille Franciscaine, les amis et les paroissiens sont réunis pour prier les Laudes et participer à l’Eucharistie festive. Car avec  notre frère François nous rendons grâce à Dieu pour les 50 ans de vie  religieuse de MADO.  Ses nombreux amis (es) ont répondu présents  et ont été bien participant pour l’animation.  A l’offertoire Mado entourée de sa Fraternité redit son don à Dieu. L’ambiance de prière et de joie s’exprime bien par cette louange à Dieu chantée de tout cœur.  « TOI SEUL ES SAINT SEIGNEUR DIEU, TOI QUI FAIS DES MERVEILLES. »

    Mais la fête continue à midi dans une salle paroissiale, avec le repas partagée. 9 tables de 6 bien préparées et décorées par la fraternité séculière ne furent pas de trop, on a même dû rajouter des places pour pouvoir accueillir tout le monde, et les amis des jardins familiaux ne manquèrent pas  de venir entourer Mado.

    Chaque table portait le nom d’un lieu Franciscain et au cours du repas certains invités exprimèrent ce que ce  site représentait pour eux. La fête se termina avec le film du pèlerinage à Assise de la fraternité Francesco fait en 2016 avec Mado et Godeleine ; cette dernière s’était jointe à nous ce jour-là.

    La Fraternité de Lorient

  • La St François… d’Assise à Chelles

    Cette fête de St François, nous ne l’avons pas préparée seules… mais avec un petit groupe qui depuis un peu plus de deux ans chemine avec nous pour découvrir comment l’esprit de François d’Assise parle encore aujourd’hui et peut éclairer nos vies.

    Pour signifier notre mission de prière, une personne du groupe a suggéré de mettre devant l’autel des éléments de notre Oratoire. A l’accueil nous avons proposé un petit signet sur lequel chacun pouvait écrire une intention. Ces intentions ont été ramassées à l’offertoire et déposées à l’autel avant de rejoindre notre oratoire où nous continuons ainsi à prier en communion avec tous.

    Quelques membres du groupe ont eu envie de découvrir le pays natal de François et ont effectué en juin un pèlerinage sur les pas du « petit pauvre d’Assise ». Marcelline, Emile, Jéhanne et Serge ont fait un montage vidéo pour partager en images leurs découvertes. Chacun d’eux a exprimé comment ils avaient vécu et apprécié ce temps. Ensuite un partage a permis à quelques-uns de partager leur propre découverte d’Assise et de la vie de François. Ils ont donné envie à d’autres de le vivre.

    Nous avons terminé la soirée en partageant un petit buffet où chacun a apporté ses spécialités. Après avoir remercié tous les participants, nous leur avons distribué un petit feuillet rappelant les propositions de la fraternité : prière pour la paix, vêpres du lundi soir avant la messe, porte ouverte le mercredi après-midi.

    Nous rendons grâce pour tout ce vécu joyeux, fraternel, priant…

    Les Petites Sœurs de Chelles

    Contact : pssfchelles@free.fr            01 60 08 29 47

     

  • Prière pour la paix à Lorient

    En famille franciscaine nous avons choisi de vivre la prière pour la paix sur le temps de midi pour permettre à ceux qui travaillent de venir vivre ce temps avec nous.

    Pour sensibiliser ceux qui portent ce désir de paix , Sylvie artiste a réalisé une grande et belle affiche qui restera toute l’année sur un panneau extérieur de l’église.

    Nos amis Chantal et Philippe  (qui tiennent une librairie) très motivés pour cette prière, nous ont demandé de leur envoyer chaque mois la date et le sens de la prière du mois. Ils envoient cela à tous ceux qui ont leur adresse mail à la librairie… en ajoutant leur note personnelle qui met en mouvement.

    Bientôt elle sera annoncée aussi sur RCF Radio Ste Anne à Lorient

    Et ça marche ! Nous sommes passés de 15 à 25 personnes venant  de Lorient, Larmor-plage, Quévin, Ploemeur…

    Petit à petit les uns et les autres commencent à partager comment ils vivent la paix là où ils sont.

    Après le temps de prière tous ceux qui le désirent viennent prendre leur pique-nique dans une salle du presbytère. Ce  temps  permet de se connaître, de partager simplement  c’est un moment d’ouverture…et ceux qui travaillent peuvent y participer.

    Esprit du Père, viens !

    Viens toucher les cœurs

    De ceux qui cherchent en eux la paix

    Viens, Esprit du Fils, viens !

    Que l’amour et la vérité se rencontrent

    Pour qu’enfin justice et paix s’embrassent.

     

     

  • De l’eau à Ngotto !

    L’eau à Ngotto est un bien précieux. Quand il faut aller la puiser au loin par bidons de 20 litres, la transporter sur un « pousse » à la force des bras par des sentiers ensablés ou des côtes escarpées, chaque goutte compte ! surtout en saison sèche ! Découragés par les files d’attente aux deux seules fontaines du village ou par le prix du bidon, beaucoup de gens consomment l’eau qu’ils trouvent (petites sources, rivière…) : autant de risques pour la santé. Les enfants passent beaucoup de temps, envoyés par les adultes, à puiser et transporter l’eau, ils portent parfois de lourdes charges sur la tête. Dans le village, il y a beaucoup de maladies de peau et de parasitoses à cause de la mauvaise qualité de l’eau.

    Nos amis de l’association BATALI ont eu l’audace d’appeler au secours Monsieur Richard WALTON – unique fabriquant aujourd’hui en France de béliers hydrauliques – afin de restaurer nos anciens béliers hors d’usage et de ressusciter le château d’eau de la Mission. Après deux ans de persévérance, c’est chose faite ! et l’on n’en finit pas de s’émerveiller !

    un bélier hydraulique

    un bélier hydraulique

    Chez nous, les Petites Soeurs, ainsi qu’au presbytère et en quelques autres points de la paroisse, l’eau coule au robinet ! Les écoles et l’hôpital reçoivent des bidons d’eau propre gratuitement. Un robinet de distribution a été installé pour la population: l’eau est vendue chaque jour à petit prix par Joël, l’un de nos deux techniciens formés par Mr WALTON; le fruit de cette vente va permettre de rémunérer son travail : chaque jour, il descend à la source pour la vérification et l’entretien du système.

    Par ailleurs, au niveau de cette source, à 1,3 km en contre-bas du village, un bassin cimenté a été réalisé, pour permettre à tous de se laver, de faire la lessive, et aussi de puiser de l’eau propre grâce à des tuyaux.

    Béni sois-tu Seigneur pour Soeur eau… et toutes les bonnes volontés qui permettent d’y avoir accès !

     

  • Une rencontre pleine de saveur !

    Une joyeuse petite troupe de 17 enfants de caté, de 7 à 9 ans, nous arrive par bateau de Port Louis; ils viennent découvrir ce que sont : « des Sœurs »  ?

    la fraternité des petites Soeurs en bord de mer !

    3 mamans catéchistes les accompagnent et tous s’assoient par terre faute de chaises !

    Après les présentations d’usage, c’est le jeu des questions/réponses.

    Et les questions sont variées: avez-vous un mari ?  Qui fait la cuisine ? Pouvez-vous jouer à des jeux de société?…

    Au cours des réponses nous glissons le sens de notre vie, notre appartenance à une Fraternité, Saint François …

    Le goûter avec de bonnes crêpes bretonnes, apportées par les catéchistes, met de l’animation…

    Nous leur proposons d’aller visiter Jésus à la chapelle, et là de tout leur cœur ils nous chantent un «  Je vous salue Marie » à la suite duquel nous chantons à notre  tour un « Notre Père » en Sango et en Arabe ( nous leur avions parlé de nos diverses Missions.)

    En partant Angélique une des animatrices nous dit: «  parfois nous allons loin pour rencontrer des Sœurs, nous ne savions pas que nous pourrions vivre une si belle rencontre près de chez nous. »

    Nous sommes toutes les 5 invitées à l’Eucharistie du dimanche 3 juin où trois de ces enfants seront baptisés et tous feront leur 1ère communion.

    Et pour cela à notre tour nous prendrons le bateau !!

     «  Allez dans le monde entier… et faites des disciples… »

     

  • Vivre une présence fraternelle à tous… avec Habitat et Humanisme

    Il y a quelques années HABITAT et HUMANISME a lancé un appel à la
    famille franciscaine pour qu’une fraternité de 3 sœurs franciscaines assure une
    présence toute simple, à La palombe, au milieu de résidentes accueillies en vue
    d’une réinsertion sociale.
    C’est ainsi qu’en 2012, 3 Petites Sœurs de Saint François sont arrivées pour
    former cette fraternité.
    Les débuts ont été faits d’itinérance car la Palombe était en travaux. Comme Saint
    François nous avons vécu plusieurs mois en « pèlerins et étrangers » à Villiers le
    Morhier, puis Epernon avant de pouvoir complètement nous installer à la Palombe.
    Que vous dire de notre vie à la Palombe ? C’est une vie toute simple dans
    l’ordinaire des jours. Mais dans le quotidien le plus banal, Dieu prends corps
    chaque jour, si nous lui prêtons nos mains, nos yeux, nos oreilles, nos cœurs pour
    regarder, écouter, accueillir, aimer ceux qu’Il met sur nos routes.

    Dans ce milieu labouré par les rudesses de la vie, où sont accueillies des personnes
    fragilisées par ce qu’elles ont traversé comme épreuve nous sommes témoins de
    gestes tout simples qui sont mille raisons d’espérer !
    Comme par exemple :
    • Ces services échangés entre Résidentes.
    • Ces enfants venus aider l’une de nous à ramasser l’herbe de la pelouse, et les
    mamans, dépassant leurs difficultés, heureuses de voir leurs enfants œuvrer ensemble.
    • Ce repas partagé organisé par un résident, repas qui a rassemblé les personnes
    autour d’un moment convivial où chacun a pu participer.

    • Ce sont encore les anciens Résident -e- s qui reviennent nous dire bonjour.
    • Ce sont aussi ces bénévoles qui se donnent à fond avec patience et compétence
    et qui continuent à croire et espérer, même au plus noir de la nuit.
    • Cette Résidente qui au fond de la « galère » trouve l’énergie de rebondir et
    ainsi redonne du tonus aux autres.

    Souvent dans la prière, dans notre oratoire, au cœur de la Palombe, nous avons
    déposé au Seigneur, les situations, les personnes en difficultés que nous
    rencontrions ; quand nous les sentions démunies, déroutées, nous savions que Lui
    pourrait œuvrer …même à travers des portes verrouillées.

    Aujourd’hui est venu le temps du départ. Nous sommes envoyées vers d’autres
    horizons.Nous sommes appelées à vivre dans d’autres fraternités mais c’est au service d’un
    même appel.

    Nous rendons grâce pour ces années passées à la Palombe. Et nous invoquons l’Esprit Saint pour que nos vies
    soient dans le monde d’aujourd’hui, des vies toujours plus ajustées à l’Evangile,
    pour qu’elles prennent avec le Christ « forme d’Evangile ». Notre prière continuera d’accompagner toutes les personnes rencontrées ici…

    Hélène, Anne Marie et Monique

  • Une fraternité qui s’élargit à l’universel

    Notre fraternité s’est élargie depuis septembre ! A la demande de l’évêque de notre diocèse, nous accueillons  deux Sœurs Vietnamiennes, Amantes de la Croix : Marie et Marie Thu ! 

    Cet accueil  a été une surprise mais nous mesurons la  chance et l’ouverture que cela nous donne de vivre ! Ouverture au monde asiatique et à une Congrégation d’une autre spiritualité !

    Leur jeunesse, leur rire, leur joie, leur énergie de comprendre, de chercher, leur profondeur de vie et leur simplicité nous font du bien et nous invitent à des dépassements pour construire ensemble une vie évangélique et fraternelle au jour le jour.

    Ensemble nous prions l’office du matin, et elles animent la prière le vendredi  matin. Elles chantent par moments en Vietnamien au moment du repas ou à la prière.

    Elles participent aussi à l’entraide cuisine… selon leur possibilités. C’est ainsi que nous avons apprécié la cuisine vietnamienne avec ses spécialités : nems faits maisons, rouleaux de printemps, nouilles asiatiques…dessert et nous nous initions à leur confection… En voyant faire !

    Leur soif de connaitre leur fait nous poser des questions, attentives à plein d’expressions… Elles nous partagent aussi quelques aspects de leurs cours, et aussi de leur culture ! L’enrichissement est vraiment réciproque !

    Avec elles nous faisons aussi des parties de scrabble… avec des équipes françaises et vietnamiennes !

    Nous leur faisons découvrir les réalités de Chelles où elles fonderont une communauté au service du Sanctuaire Ste Bathilde lorsque la nouvelle Eglise sera bâtie. 

    Avec nous, elles ont vécu la fête St François à Chelles. Les liens se tissent avec les paroissiens. Elles participent aussi à la maraude auprès des personnes démunies du quartier avec une équipe de la paroisse. Elles ont aussi participé avec nous à l »engagement de Soeur Magali, Franciscaine Missionnaire de Marie… Elles ont ainsi vécu ce temps fort d’Eglise… et la soirée qui fut un voyage joyeux de chants, danses, à travers le monde !

    Nous avons participé avec elle à la célébration des Martyrs du Vietnam chez les Pères des Missions Etrangères, à Paris ! Une belle manière de partager avec elles des accents forts de la vie de l’Eglise au Vietnam !

    Oui remercions le Seigneur de nous apprendre ces passages au cœur du quotidien et des rencontres imprévues !

     

    Marguerite, Chantal, Madeleine, Marie-Agnès