• La joie d’être franciscain : témoignage d’un jeune en Centrafrique

    Nombreuses sont les personnes qui, en RCA, portent en elles des souvenirs traumatisants des violences des années passées. F. est l’un de ceux-là. Après une accalmie depuis 2016, le spectre des événements passés ressurgit dans les mémoires. Fidèle est un jeune, aujourd’hui devenu instituteur, très actif dans le mouvement de la Jeunesse Franciscaine. Il raconte ce qu’il a vécu, c’est pour lui un moyen de se libérer et de rebondir. Avec une force intérieure formidable, il fait le choix de la fraternité au-delà des frontières de la religion. Il dit non à la peur et reste « fidèle » à ses convictions et à sa foi de jeune franciscain.

    Après des périodes de violence terrible, c’est à côté de PK 5 [un quartier de Bangui où il y a eu de vives tensions entre Chrétiens et musulmans] que je suis allé travailler comme Instituteur en 2015. Beaucoup d’élèves vivaient dans des sites de déplacés où ils ont trouvé refuge avec leurs parents.

    Un jour, je suis rentré à la maison avec ma chemise déchirée parce que les Musulmans ont attaqué le quartier Fatima et que j’ai escaladé la clôture de l’école pour me sauver.

    Vers la fin de l’année, un Monsieur musulman, Centrafricain d’origine tchadienne s’est approché de la Direction pour avoir un précepteur [c’est le nom donné couramment aux maîtres qui aident les enfants à domicile] afin d’encadrer à la maison ses enfants revenus du Tchad.

    En acceptant de travailler avec ses enfants, je mettais ma vie en danger car je ne sais pas ce qui peut m’arriver à tout moment. Mes collègues de travail ne comprenaient pas pourquoi j’avais accepté. De même ma famille, qui ne veut même pas entendre parler de mon travail à l’école. Malgré tout, j’ai donné cours régulièrement aux enfants. J’allais même cinq fois par semaine pendant les grandes vacances au lieu de trois fois comme convenu.

    Comme jeune franciscain qui, durant les événements malheureux, participait à des récollections et des exposés-débats sur des thèmes comme : ‘’Le dialogue entre Chrétiens et Musulmans à l’exemple de Saint François d’Assise’’, mon regard est devenu autre. Je partais, et j’étais encouragé par les progrès des enfants.

    Peu à peu, les habitants du quartier commençaient à s’habituer à ma présence, les enfants commençaient à me dire « bonjour Monsieur » [Monsieur, c’est le titre qu’on donne aux maîtres].

    Un jour, des rumeurs sur l’assassinat d’un Musulman circulaient dans le quartier et la femme de ce Monsieur chez qui je donne des cours m’a demandé de partir. En cours de route, une maman m’a dit : ‘’Monsieur, que Dieu te protège’’.

    Aujourd’hui, avec ce Monsieur nous sommes les meilleurs amis. Quand quelque chose ne va pas, il informe la direction de l’école. Au marché, tous ses voisins commerçants me connaissent bien. Il a visité ma maison et connaît une partie de ma famille. Je continue à encadrer à la maison ses deux enfants et ceux de son parrain.

    Après la tentative ratée du désarmement des bandes armées de PK 5 par les forces des Nations-Unies en avril 2018, j’ai appelé le frère de son parrain pour avoir de leurs nouvelles. Cet homme m’a appelé ‘’frère’’. Ainsi « Monsieur F. » est devenu le frère des Musulmans grâce à la spiritualité franciscaine :

    C’est ma grande joie de franciscain !

     

     

  • Une rencontre pleine de saveur !

    Une joyeuse petite troupe de 17 enfants de caté, de 7 à 9 ans, nous arrive par bateau de Port Louis; ils viennent découvrir ce que sont : « des Sœurs »  ?

    la fraternité des petites Soeurs en bord de mer !

    3 mamans catéchistes les accompagnent et tous s’assoient par terre faute de chaises !

    Après les présentations d’usage, c’est le jeu des questions/réponses.

    Et les questions sont variées: avez-vous un mari ?  Qui fait la cuisine ? Pouvez-vous jouer à des jeux de société?…

    Au cours des réponses nous glissons le sens de notre vie, notre appartenance à une Fraternité, Saint François …

    Le goûter avec de bonnes crêpes bretonnes, apportées par les catéchistes,met  de l’animation…

    Nous leur proposons d’aller visiter Jésus à la chapelle, et là de tout leur cœur ils nous chantent un «  Je vous salue Marie » à la suite duquel nous chantons à notre  tour un « Notre Père » en Sango et en Arabe ( car nous leur avions parlé de nos diverses Missions.)

    En partant Angélique une des animatrices nous dit: «  parfois nous allons loin pour rencontrer des Sœurs, nous ne savions pas que nous pourrions vivre une si belle rencontre près de chez nous. »

    Nous sommes toutes les 5 invitées à l’Eucharistie du dimanche 3 juin où trois de ces enfants seront baptisés et tous feront leur 1ère communion.

    Et pour cela à notre tour nous prendrons le bateau !!

     «  Allez dans le monde entier… et faites des disciples… »

     

  • Vivre une présence fraternelle à tous… avec Habitat et Humanisme

    Il y a quelques années HABITAT et HUMANISME a lancé un appel à la
    famille franciscaine pour qu’une fraternité de 3 sœurs franciscaines assure une
    présence toute simple, à La palombe, au milieu de résidentes accueillies en vue
    d’une réinsertion sociale.
    C’est ainsi qu’en 2012, 3 Petites Sœurs de Saint François sont arrivées pour
    former cette fraternité.
    Les débuts ont été faits d’itinérance car la Palombe était en travaux. Comme Saint
    François nous avons vécu plusieurs mois en « pèlerins et étrangers » à Villiers le
    Morhier, puis Epernon avant de pouvoir complètement nous installer à la Palombe.
    Que vous dire de notre vie à la Palombe ? C’est une vie toute simple dans
    l’ordinaire des jours. Mais dans le quotidien le plus banal, Dieu prends corps
    chaque jour, si nous lui prêtons nos mains, nos yeux, nos oreilles, nos cœurs pour
    regarder, écouter, accueillir, aimer ceux qu’Il met sur nos routes.

    Dans ce milieu labouré par les rudesses de la vie, où sont accueillies des personnes
    fragilisées par ce qu’elles ont traversé comme épreuve nous sommes témoins de
    gestes tout simples qui sont mille raisons d’espérer !
    Comme par exemple :
    • Ces services échangés entre Résidentes.
    • Ces enfants venus aider l’une de nous à ramasser l’herbe de la pelouse, et les
    mamans, dépassant leurs difficultés, heureuses de voir leurs enfants œuvrer ensemble.
    • Ce repas partagé organisé par un résident, repas qui a rassemblé les personnes
    autour d’un moment convivial où chacun a pu participer.

    • Ce sont encore les anciens Résident -e- s qui reviennent nous dire bonjour.
    • Ce sont aussi ces bénévoles qui se donnent à fond avec patience et compétence
    et qui continuent à croire et espérer, même au plus noir de la nuit.
    • Cette Résidente qui au fond de la « galère » trouve l’énergie de rebondir et
    ainsi redonne du tonus aux autres.

    Souvent dans la prière, dans notre oratoire, au cœur de la Palombe, nous avons
    déposé au Seigneur, les situations, les personnes en difficultés que nous
    rencontrions ; quand nous les sentions démunies, déroutées, nous savions que Lui
    pourrait œuvrer …même à travers des portes verrouillées.

    Aujourd’hui est venu le temps du départ. Nous sommes envoyées vers d’autres
    horizons.Nous sommes appelées à vivre dans d’autres fraternités mais c’est au service d’un
    même appel.

    Nous rendons grâce pour ces années passées à la Palombe. Et nous invoquons l’Esprit Saint pour que nos vies
    soient dans le monde d’aujourd’hui, des vies toujours plus ajustées à l’Evangile,
    pour qu’elles prennent avec le Christ « forme d’Evangile ». Notre prière continuera d’accompagner toutes les personnes rencontrées ici…

    Hélène, Anne Marie et Monique

  • La Croix dans la spiritualité franciscaine

    La réalité de la Croix est très présente dans la spiritualité franciscaine et dans la vie de Mère Joséphine, fondatrice des Petites Soeurs de Saint François.

    Ste Claire nous appelle à contempler le Christ :

    A la fin de ce miroir, contemple avec quel indicible amour il a voulu souffrir sur l’arbre de la croix et mourir de la mort la plus honteuse. Placé sur le bois de la croix, ce miroir enseignait lui-même aux passants à quoi ils devaient être attentifs :  » O vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur. » D’une seule voix et d’un seul esprit, répondons à ses cris et à ses plaintes :  » Je ne pourrais pas l’oublier et ce souvenir me consume. » (4ème lettre de Claire à Agnès 23-26).

    Elle fait parler le Christ, elle rend présent pour elle et ses sœurs la mendicité du Christ : Il mendie auprès des passants une parole de compassion.

    Ce que médite Ste Claire, c’est le choix de Jésus de donner sa vie, librement, pour nous.

    Mère Joséphine, depuis toute petite, vivait le chemin de Croix dans l’église de son village, par tous les temps…

    A l’occasion d’une prise d’habit disait :

    « Mes chères enfants, si vous l’ignorez encore je vais vous apprendre ce soir que la vie religieuse est un enchaînement de longues souffrances et de combats continuels. Le chemin de la Croix que nous venons de faire ensemble, doit être le programme de votre vie ; une vraie religieuse doit marcher sur les pas de Jésus crucifié …  « Demandez au bon Dieu qu’Il vous donne l’amour de la croix, car si vous n’avez pas cet amour, vous ne serez jamais heureuses. Nos peines, du reste, ne sont rien comparées à celles des gens du monde, ce sont des grains de sable vis-à-vis de hautes montagnes. Ils souffrent beaucoup plus que nous, malgré les sacrifices que nous faisons de notre volonté et des biens d’ici bas,  et ils ne goûtent pas les mêmes consolations. » (Biographie de Mère Joséphine par le Père Bétin)

    Mère Joséphine situe le bonheur dans le choix d’aimer.

    la photo de notre fondatrice, avec nos Constitutions (livre de vie), au pied du tabernacle

    La croix est un choix d’aimer. Il y a une liberté d’aimer, cet amour est essentiel, pour être heureuses.

    Mère Joséphine est très consciente que les peines que les sœurs  endurent ne sont rien, car c’est une volonté de choisir.  Cela n’est pas naturel de choisir le Christ, car  c’est un combat de tout instant.

    Il s’agit d’avoir comme Mère Joséphine le regard fixé sur le Christ, le  « Tout de notre vie. » Désirer aimer le Christ et la Croix, ce n’est pas aimer la douleur, c’est désirer porter son péché, et porter les péchés des autres. On vit la croix lorsqu’on assume dans tout le quotidien de porter sa propre faiblesse et celle des autres.

    Reconnaître son impuissance et accueillir la grâce d’être sauvé…

    Extraits de méditation de Brigitte Gobbé, laïque franciscaine

  • Louange de Saint François pour Noël !


    Psaume 15

    Criez de joie pour Dieu qui nous sauve,
    accueillez par vos chants le Seigneur, le Dieu vivant.

    Car il est le Seigneur, le redoutable, le Très-Haut,
    le Puissant, le Roi de l’univers.

    Il est notre Père très saint, notre Roi,
    qui dès avant la création du monde,
    envoya du ciel son Fils bien-aimé
    Jésus qui est né de la Vierge Marie.

    Il invoque Dieu en disant:  » Tu es mon Père « ,
    et Dieu dit:  » J’établirai mon Premier-né
    au-dessus de tous les rois de la terre! « 

    En ce jour le Seigneur Dieu a envoyé sa grâce,
    la nuit a retenti de sa louange.

    Voici le jour que le Seigneur a fait,
    jour de triomphe et jour de joie.

    Car un enfant nous est donné,
    il est né pour nous, pèlerin sur la route,
    nulle chambre pour l’héberger,
    il est né dans une crèche.

    Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
    et paix sur terre aux hommes qu’il aime.

    Que les cieux se réjouissent et que la terre exulte,
    que jubile la mer avec ses habitants,
    que fleurissent les plaines et chantent les forêts!

    Chantez-lui un cantique nouveau,
    chantez le Seigneur, terre entière!

    Car le Seigneur est grand et digne de louange,
    devant lui disparaissent toutes les idoles.

    Peuples païens, reconnaissez le Seigneur,
    rendez-lui honneur et louange,
    reconnaissez la gloire de son nom.

    Faites don de vous-mêmes
    et vous aussi portez sa croix,
    obéissez jusqu’au bout à ses commandements.

  • Témoignage d’une Petite Soeur !

    Moi, Pascale Monique, je suis née dans un petit village de l’Oise à La Neuville Roy. Après la guerre, mes parents se sont séparés et, mon frère Michel et moi avons été élevés par nos grands parents.

    Ma Vocation ?

    Pascale Petite Soeur, lors de son jubilé en juin

     

     

     

     

     

    L’appel du Seigneur se fait dans un discernement, une reconnaissance, vient ensuite le temps de  l’accueil, du oui, d’une recherche

    Où vivre cet appel ? Pour quelle mission, dans quelle congrégation ?

    Quand la recherche avance, on découvre  diverses congrégations et spiritualité C’est toute une étape à vivre. Personnellement j’ai fait confiance et après bien des épreuves le Seigneur me conduisit à Angers. Sous la direction de Mg Bellanger, cousin d’une petite sœur je pris contact avec elle. La découverte de St François a été une révélation. Voilà ce que je désirais vivre

    Dimension fraternelle sans esprit de domination, simplicité
    Artisan de Paix, de joie en chemin avec mes frères                         

    La contemplation du Christ est au cœur de nos vies
    Louer le Seigneur et toutes les créatures

    Et voilà, Depuis 50 ans, le Seigneur m’a donné des sœurs pour le vivre à Angers, Beauvais, Créteil, Aulnay sous- bois, en exerçant la profession de travailleuse familiale puis comme monitrice en éducation familiale à l’aide sociale à l’enfance, engagée au syndicat pour faire reconnaitre cette profession, à Vie libre en accompagnant des personnes en cure de sevrage, en JOC ainée  comme accompagnatrice d’équipe et comme membre de la famille franciscaine en monde populaire et maintenant à St Quentin parmi vous comme retraitée et bénévole à la mission locale, en Action Catholique Ouvrière, à Ecoute- jeunes.

     

    Je peux dire merci au Seigneur pour toutes les grâces reçues tout au long de ce chemin avec d’autres, les amitiés construites dans une solidarité, un combat pour un mieux vivre ensemble Dans les épreuves, la Foi en la Parole du Seigneur fut ma force «  Venez à moi vous tous qui souffrez et je vous referai » … « Je suis avec vous jusqu‘à  la fin des temps »

                                                                               Pascale Deliancourt

     

  • Le groupe « Sagesse d’un pauvre »

    Depuis deux ans, nous cheminons avec les Petites Sœurs de St Saint François de Chelles (en Seine et Marne) afin de partager notre foi qui donne sens à notre vie et vivre l’Evangile en fraternité.

    Dans un premier temps, un petit groupe a été constitué, cela a permis de faire découvrir aux paroissiens St François d’Assise le 2 octobre 2016 par un temps de convivialité autour d’un café gourmand, avec diaporama, quizz, temps de partage, vente de livres, suivi de la messe de la St François.

     

    Aujourd’hui, le groupe s’est agrandi, nous sommes 16 personnes  au total avec les petites sœurs et nous

    avons pris la décision de lire le livre « la sagesse d’un pauvre » d’Eloi Leclerc pendant toute l’année, chapitre par chapitre afin de partager notre expérience de foi autour d’une bonne soupe sans oublier le dessert.

     

    Voici un avant-goût du livre « Sagesse d’un Pauvre » :

    François d’Assise a environ 40 ans et rentre d’Orient. Il trouve son ordre en pleine crise, détourné de la simplicité et de la pauvreté évangélique telles qu’il les avait reçues avec les premiers frères mineurs.

    Il est terrassé par un sentiment d’échec. C’est dans cet état de déchirement qu’il décide de se rendre dans un ermitage avec quelques frères pour prier Dieu et lui demander de rétablir l’unité.

    Ici débute l’histoire du livre. François dit : « On peut tout perdre sauf la confiance ».

    Un diaporama pour découvrir sagesse d’un pauvre

    Contact pour nous rejoindre : Petites Soeurs de Saint François. 01 60 08 29 47    pssfchelles@free.fr

        A un quart d’heure en train de Paris !

    Cliquez pour découvrir d’autres groupes associés aux Petites Soeurs

                                                                                                                        

     

  • Grand jeu Franciscain !

  • Les Soeurs Franciscaines, c’est qui ?