• La miséricorde de Dieu chez St François et Mère Joséphine

    « Jésus Christ est le visage de la miséricorde du Père » Pape François, dans sa bulle « le visage de la miséricorde »

    « Je ne peux que vous dire d’être plus confiante en sa Miséricorde infinie et ne pas vous lais­ser aller à une crainte qui pourrait vous conduire au découragement qui déplaît tant au Coeur Adorable de Jésus. Quand vous auriez fait tous les péchés qu’une pauvre petite créature peut commettre sur la terre, vous devriez encore, malgré tous, ces péchés, avoir plus de confiance que de crainte. Donnez à Jésus des preu­ves de votre amour par une confiance toute d’amour et accompagnée d’une humilité profonde, d’une reconnaissance sans borne, en pensant à toutes les grâces que le bon Dieu a bien voulu vous donner de préférence à tant d’autres et remerciez-Le de vous avoir préservée de tant de péchés que vous auriez pu commettre s’Il ne vous avait pas entourée de tant de grâces et de bienfaits. »                                                         

    Mère Joséphine dans une de ses lettres.

    St François… un Dieu miséricordieux qui se penche sur l’homme misérable… :

    « Tu es notre espérance, tu es notre foi, tu es notre charité, tu es toute notre douceur, tu es notre vie éternelle, grand et admirable Seigneur, Dieu tout-puissant, miséricordieux Sauveur. » Louanges de Dieu

    « Dieu tout-puissant, éternel, juste et miséricordieux, donne-nous, à nous misérables, à cause de toi-même, de faire ce que nous savons que tu veux, et de toujours vouloir ce qui te plaît, (51) afin qu’intérieurement purifiés, intérieurement illuminés et embrasés du feu de l’Esprit-Saint, nous puissions suivre les traces de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, (52) et par ta seule grâce parvenir jusqu’à toi, Très-Haut, qui, en Trinité parfaite et en simple Unité, vis et règnes et es glorifié, Dieu tout-puissant, pour tous les siècles des siècles. Amen. » Fin de la lettre à tout l’Ordre

    « Que le Seigneur te bénisse et te garde ; qu’il te montre sa face et qu’il te fasse miséricorde. Qu’il tourne son visage vers toi et te donne la paix. Que le Seigneur te bénisse, toi, frère Léon. »

    « Le Seigneur Dieu nous sauvera par sa seule miséricorde » 1ère règle, chapitre 23

    « Dieu a envoyé sa miséricorde et sa vérité, il a arraché mon âme à mes ennemis très forts et à ceux qui me haïssent, car ils ont uni leurs forces contre moi. » Psaume 3 de St François

    « Le Seigneur a fait connaître son salut, sous le regard des peuples il a révélé sa justice. En ce jour-là le Seigneur envoya sa miséricorde, et durant la nuit son cantique. » Psaumes 9 et 15 de St François

    « Pour toi, mon aide, je chanterai un psaume, car, Dieu, tu es mon soutien, mon Dieu, ma miséricorde. » Psaumes 11 et 12 de St François

    « Exauce-moi, Seigneur, car bienveillante est ta miséricorde, selon l’immensité de ta pitié regarde vers moi' ». Psaume 12 de St François

    « Et pardonne-nous nos offenses par ta miséricorde ineffable…  » du Notre Père paraphrasé

    « Va et toi aussi, fais de même » Luc 10,37

    « Le Seigneur me donna ainsi à moi, frère François, de commencer à faire pénitence : lorsque j’étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir des lépreux. Et le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux et je leur fis miséricorde. » De son testament

    « Que ceux qui ont reçu le pouvoir de juger les autres exercent le jugement avec miséricorde, comme ils veulent obtenir eux-mêmes miséricorde du Seigneur. » de la lettre aux fidèles (2)

    « Où sont miséricorde et discernement, là pas de superflu ni de dureté de cœur. » Admonition 27

    « Qu’il n’y ait au monde aucun frère qui ait péché autant qu’il aura pu pécher et qui, après avoir vu tes yeux, ne s’en aille jamais sans ta miséricorde, s’il demande miséricorde. Et s’il ne demandait pas miséricorde, toi, demande-lui s’il veut la miséricorde. Et si après cela il péchait mille fois devant tes yeux, aime-le plus que moi pour l’attirer au Seigneur ; et aie toujours pitié de tels frères ». De la lettre à un ministre

     

     

     

  • Communion spirituelle… une lettre d’une actualité brûlante !

    Lettre écrite par Mère Joséphine à une Petite Sœur privée d’entendre la sainte messe et de faire la sainte communion

    Ma bonne Petite Sœur,

    Je vous remercie de m’avoir donné de vos nouvelles. Vous êtes bien soignée ; que Dieu en soit béni. Je partage bien la peine que vous avez de ne pouvoir ni assister à la sainte messe ni faire la sainte communion. Faites donc la communion spirituelle. Oui, désirez bien ardemment que Notre-Seigneur vienne dans votre âme pour la nourrir et la fortifier dans la pratique des vertus, surtout dans celle de l’humilité qui fait les saints. Faites tout en vue de plaire au bon Dieu, pour sa plus grande gloire et pour le salut de votre bien chère âme. Que votre devise soit : Tout pour plaire à Jésus mon divin Epoux ! Oh ! que vous goûterez de bonheur, chère Petite Sœur, si vous faites tout votre possible pour arriver à ce point de perfection qui consiste à être détachés de nous-mêmes et de notre volonté. Ne faites plus que la volonté de Dieu ; je pense que c’est votre désir.

    Je prie Jésus de vous bénir.

    Sœur Joséphine

     

  • Nées pour la compassion

  • Prière à Notre Dame de Pitié

    Cette Vierge a été priée avec confiance par Mère Joséphine,

    fondatrice des Petites Sœurs de St François, qui en a obtenu des grâces.

    A son exemple, invoquons-la en récitant :

     

    O Vierge des douleurs, Notre Dame de Pitié,

    que Mère Joséphine n’invoqua jamais en vain

    et qui obtint de Vous sa guérison miraculeuse,

    daignez avoir pour agréables les prières

    que nous vous adressons par son intercession…

     

    Obtenez-nous surtout, nous vous en supplions,

    d’imiter les vertus dont elle nous a donné l’exemple :

    l’humilité, la foi absolue, et la confiance en la divine Providence,

    la charité envers Dieu et les membres souffrants de votre divin Fils,

    pour procurer la gloire de la Trinité Sainte

    et parvenir au bonheur éternel.

    Ainsi soit-il

  • Un jubilé très festif !

    Les 30 et 31 mars derniers les Petites Soeurs de Saint-François-d’Assise, des personnes proches de la congrégation et des chrétiens de la région de Morannes ont fêté les 200 ans de la naissance de la fondatrice Mère Joséphine, née Louise Renault.

    Le rendez-vous était fixé ce samedi 30 mars 2019 à 14h, pour l’accueil de tous les invités, sur la place de l’église de Morannes. Autour du baptistère de cette église, les participants se sont rassemblés pour la 1ère étape de ce pèlerinage. C’est en effet en ce lieu que Louise Renault a été baptisée le 31 mars 1819, le lendemain de sa naissance.

    Puis, à partir de là, un convoi de quelques dizaines de véhicules s’est élancé vers les lieux où Louise Renault a vécu durant sa jeunesse. Parmi les participants se sont retrouvés des Petites Sœurs de tous âges, leurs amis et les membres de leurs familles, les prêtres, les religieuses et religieux franciscains, les chrétiens associés et des habitants des communes environnantes, pour marcher à la suite de Louise Renault sur les chemins de Morannes, Daumeray et Brissarthe.

    En fin d’après-midi, après cet émouvant pèlerinage, ponctué de récits, de chants et de prières, tous les pèlerins se sont retrouvés à Morannes, pour un temps de convivialité. L’occasion de se remémorer, souvenirs, impressions, questions…

    Un temps a été ensuite consacré à la présentation de l’histoire de la Congrégation des Petites Sœurs de Saint François d’Assise, depuis la jeunesse de Louise Renault, déjà toute habitée par sa foi en Jésus-Christ, jusqu’à l’époque actuelle, en passant par les différents développements de le Congrégation en France et à l’étranger.

    A l’invitation du P. Jean Quris (délégué épiscopal à la vie consacrée), des Petites Sœurs (aînées et jeunes, françaises et centrafricaines), ainsi que des chrétiens associés ont témoigné de leur vie éclairée et animée par le charisme de Mère Joséphine.

    Mgr Delmas, évêque d’Angers, ainsi que Mère Marie-Noël Bénédicte, Prieure Générale des Servantes des Pauvres, se sont joints à ces festivités.

    Le lendemain, dimanche 31 mars, le matin dès 7h45, quelques vingt-six vaillants pèlerins, ont cheminé à pied, à partir du « Petit Cordé », lieu de la maison familiale de Louise Renault.
    Dans des temps alternant silence, prière et partage, ils sont arrivés sur la place de l’église de Morannes.

    Là, d’autres participants, dont quelques membres de la famille de Louise Renault, les paroissiens de Sainte-Claire-entre-Mayenne-et-Sarthe, des Petites Sœurs, chrétiens associés et amis les attendaient pour entrer dans l’église pour la célébration de l’Eucharistie dominicale présidée par le P. Jean Quris.

    Le P. Gérard Martin, curé de la paroisse, a accueilli les pèlerins avec joie et fierté. Chaque groupe de participants a été invité à se présenter devant le reste de l’assemblée. Ce sont ensuite quelques Petites Sœurs et chrétiens associés qui ont ouvert la célébration par une procession vers l’autel.

    Les chants proposés par l’équipe paroissiale de la liturgie ont été repris avec entrain, à la suite des musiciens et chanteurs de l’équipe d’animation.

    Tout au long de ces journées, chacun a pu apprécier l’enthousiasme des équipes paroissiales : c’est grâce à leur investissement auprès des Petites Sœurs de la fraternité de Morannes depuis de nombreuses semaines, que le 200ème anniversaire de la naissance de Louise Renault a pu se dérouler avec une telle sérénité.

    Une belle fête ne se termine jamais sans un repas : en effet, après la messe, une rencontre amicale a réuni toute l’assemblée autour d’un apéritif, et chacun a été invité à partager fraternellement le repas de clôture.

    « Un soleil vif et printanier a illuminé ces 2 journées – sans doute un clin d’œil de Mère Joséphine qui avait promis de veiller sur nous du haut du Ciel », a fait remarquer un membre de l’équipe !

  • De France en Centrafrique, Mère Joséphine parle au coeur

    200ème anniversaire de notre fondatrice Mère Joséphine ! Bien loin de MORANNES, son lieu de naissance, les Petites Soeurs de Ngotto ont proposé aux habitants de vivre un temps de pèlerinage, en lien avec la spiritualité de Mère Joséphine.

    Ecoutons combien son message résonne dans les coeurs !

    Petits et grands sont arrivés en foule… pour vivre un pèlerinage qui allait nous conduire à la chapelle du village POUTEM distant de 3 kilomètres. Dans la joie et le recueillement, cette joyeuse assemblée a parcouru les diverses étapes !

    Nous sommes à des milliers de kilomètres de l’Anjou, dans une culture complètement différente, au coeur de l’ethnie Boffi,  à deux siècles de sa naissance… mais quelle surprise et quelle joie de voir, de sentir, combien les gens sont touchés par le message et la vie de Mère Joséphine ! :

    « Nous sommes très contents de vivre pour la première fois ce temps fort de prière avec nos Sœurs de NGOTTO. »

    « Je suis surprise de voir que la vie de Mère Joséphine correspond à la nôtre aujourd’hui, cela me plaît. Ses parents n’étaient pas des riches, c’étaient des pauvres gens, paysans, travaillant comme nous dans les champs des autres pour survivre. »

    « Louise était malade, mais elle a accepté de quitter son village pour aller se soigner à la ville. Et par la suite, le Seigneur a mis devant elle des sœurs pour l’orienter et pour devenir ce qu’elle est et ce qu’elle nous laisse aujourd’hui. » NB : Cette réflexion s’exprime dans un village où beaucoup de gens négligent les soins et quittent très difficilement le village pour se soigner. Et trop nombreux sont ceux qui meurent très jeunes par défaut de soins.

    Une mère de famille, Léa : « Ce qui m’impressionne dans cette vie de Mère Joséphine, c’est qu’elle était d’une famille sans moyens, mais elle a reçu une éducation. On l’a envoyée dans l’école ouverte pour les pauvres par les Sœurs. Sa famille ne l’a pas empêchée de fréquenter l’école. On lui a appris seulement les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, elle n’était pas très instruite. Mais c’est avec ce peu qu’elle a reçu qu’elle a pu devenir religieuse, écrire à ses Sœurs. Et aujourd’hui, nous pouvons lire ses écrits. Et nous ici, à NGOTTO, combien de parents ne laissent pas leurs enfants aller à l’école ! Parfois, on a besoin d’eux au champ ou à la pêche. Et l’école ? Nous devons prendre exemple : nos enfants n’ont pas besoin d’une grande instruction, mais de se débrouiller dans la vie : savoir lire, écrire, calculer. C’est très important. »

    Une autre maman, Anastasie : « Nous avons écouté l’histoire de Mère Joséphine. Mais… est-ce que seuls les Européens peuvent être saints?!  Ne sont-ils pas nés comme nous dans une famille ? C’est dans la famille que tout se prépare. Nous aussi, nous pouvons devenir des Saints si nous vivons une vie spirituelle, si nous mettons en pratique les exigences chrétiennes et si nous devenons de vrais témoins du Christ. L’Afrique peut compter parmi le nombre des Saints. Dans nos familles, parlons, partageons, éduquons à une réelle vie avec le Christ. »

    De retour à NGOTTO, le cœur content, la joie a continué à se partager autour d’un bon bol de bouille de riz préparée par la fraternité, puis une projection de photos présentant la mission des Petites Sœurs en France et en Centrafrique ainsi que le témoignage des Chrétiens Associés.

  • Depuis que je connais Mère Joséphine, ma vie a changé !

    31 mars 2019… jour des 200 ans de notre fondatrice…nous recevons par le biais du site un message profond et touchant. Ce sera le premier d’un échange qui se poursuit…

    Nous publions ces écrits avec l’autorisation de ce couple.

    Ayant découvert la physionomie de Mère Joséphine à travers le chemin de croix du 5 mars 2019 et ayant été très vivement impressionné par son langage simple et lumineux, j’aimerais savoir si les lettres de votre fondatrice sont accessibles. Je serais très heureux de les consulter et de connaître davantage cette personnalité! Merci d’avance!

    Suite à l’envoi des lettres de notre fondatrice :

    En proie à une vive émotion suite à une première lecture des lettres de Mère Joséphine,je vous remercie sincèrement de votre mail qui m’ouvre  des horizons immenses…Depuis que j’ai rencontré Mère Joséphine, ma vie a changé et j’espère continuer mon cheminement avec le Christ, en sa compagnie…

    Je souffre dans mon corps…Ma femme est aussi très malade…et on sent votre fondatrice si proche des malades!

    Nous continuons d’approfondir son message.

    Quelques temps après…

    Christ est ressuscité!

    Excusez-moi pour le retard à vous répondre: les fêtes de la Résurrection, nos 50 ans de mariage,…et notre santé à tous les deux…En ce moment je suis hospitalisé.

    Un grand merci pour le chemin spirituel que vous nous avez envoyé: merci de nous permettre de marcher ensemble sur les traces du Christ et de partager avec nous la joie de l’Evangile. Mère Joséphine est de plus en plus pour nous un phare et nous découvrons son précieux héritage.

    Nous nous réjouissons d’avance d’approfondir notre connaissance de son profil lumineux de simplicité à travers le livre (« Humble et pauvre ») que vous nous proposez et que nous acceptons avec enthousiasme!

    Nous avons fait rencontrer à une amie proche Mère Joséphine et elle nous suggère de vous demander… s’il existe des reliques de votre fondatrice comme il y en a de Thérèse de Lisieux? Nous croyons au miracle…et voyez-vous je suis diabétique, amputé déjà d’une jambe, souvent hospitalisé, et ma femme a un cancer, la chimio la fatigue beaucoup… Mais nous entrevoyons un rayon de soleil à travers Mère Joséphine: peut-être nous guérira-t-elle?…

    Bien fraternellement unis à vous, Alleluia!

    et encore plus tard…

    Mère Joséphine nous aide : nous en avons eu la preuve…C’est un devoir pour nous de vous la faire partager : après une première hospitalisation suite à une infection, une deuxième s’est avérée nécessaire, une septicémie s’étant déclarée…Les médecins ne me laissaient pas beaucoup d’espoir. J’ai reçu le sacrement des malades et nous nous sommes tournés vers Mère Joséphine en commençant une neuvaine…Avant la fin de la neuvaine, j’étais hors de danger! Merci à Mère Joséphine! et merci à toutes les Petites Soeurs!

    Nous suivons avec vous le chemin spirituel que vous nous avez envoyé…Un grand merci pour le livre que nous avons hâte de commencer! N’hésitez pas à nous faire partager d’autres moments intenses avec Mère Joséphine.

     

  • Les petits riens du quotidien ou l’amour mis en actes

    Le trésor transmis par Mère Joséphine est la source de notre être et de notre agir de Petites Sœurs aujourd’hui.

     A la fraternité, rue du docteur Guichard, à Angers nous essayons de concrétiser notre charisme de « garde-malades » en prenant soin les unes des autres. En prenant soin de la personne dans toutes ses dimensions ; corporelle, morale, spirituelle, familiale. Ce « prendre soin », demande bonté, amour, tendresse.

    Voici quelques réflexions prises sur le vif de notre quotidien….

    « La réunion commence dans 5 minutes. En passant, j’ai frappé à la porte de ma voisine pour lui rappeler qu’il est l’heure de descendre. »

    « Quand tu auras fini de préparer tes plats, tu laisseras la vaisselle, je viendrai l’essuyer. »

    « Merci à la Petite Sœur qui a mis le couvert, j’avais complètement oublié que c’était à moi de le faire ! »

    « Je ne serai peut-être pas rentrée quand SODEXO viendra livrer les repas. Est-ce que tu pourras leur ouvrir la porte, s’il te plaît ?- Oui, bien sûr, je suis là ! »

    « Tu ne t’inquiètes pas pour tes papiers… J’irai faire les démarches à la Sécu. »

    « Tu aimerais regarder la télé ?    Je monte l’allumer. » 

    « Aujourd’hui, on n’est que le 15. A la fin du mois, je viendrai compter les médicaments et on ira ensemble à la pharmacie renouveler l’ordonnance. »

    « Ce matin, je peux commencer le repassage, ça t’avancera !

    « C’est dimanche aujourd’hui ! Il est bientôt 3 heures, je vais aller chercher le Rummikub. Toi, tu peux chercher une troisième Petite Sœur ? J’en connais une qui sera contente de se détendre un peu en jouant avec nous. »

    « Je vais cueillir quelques petites fleurs dans le jardin, et je lui ferai un beau paquet pour son cadeau d’anniversaire ! »

    Et nous chantons ensemble !

     Si, aller de par le monde, fut bon pour nos jeunes années,

    Grandir en fraternité, reste toujours d’actualité !

    Entre nous et avec tous, voisins, famille et amis.

    Vous pouvez venir chez nous, vous serez bien accueillis !

  • Une neuvaine… bien incarnée !

    200 ans de notre fondatrice… une neuvaine… et une invitation à nous partager comment nous vivons aujourd’hui le charisme de notre fondatrice Mère Joséphine.

    Solange, Petite Soeur à St Quentin nous y entraîne !

    Premier jour :

    Le pape François nous rappelle que « Jésus nous ne le connaissons que sur le chemin quotidien de la vie » Or Mère Joséphine nous demande de nous attacher à Jésus et à lui seul ».

    C’est une invitation forte pour moi à trouver le Seigneur dans mes lieux de vie, mes insertions…Pour moi dans ma cité, auprès des mamans qui découvrent par moi, le jardin et le partage ; dans ma présence aux retraités CGT qui prennent leur place avec les Gilets jaunes pour être reconnus, respectés et faire avancer un peu plus de justice et d’égalité.

    Deuxième jour :

    La confiance en Dieu, pour Mère Joséphine, se traduit par un service toujours plus total pour les plus pauvres et François nous rappelle que ce que nous faisons aux plus petits, c’est à Lui que nous le faisons.

    Le service des « petits », c’est mon action avec eux dans la cité, comme avec mon syndicat ou dans mon accompagnement dans le catéchuménat, dans le service de la paroisse toujours plus accueillante de la vie de tous …

    Troisième jour :

    Mère Joséphine se soucie avec tendresse de ses sœurs comme des pauvres et François nous invite à « ne pas avoir peur ni de la tendresse »…

    Notre monde est dur. Dans mes engagements, ma présence au quartier… savoir écouter, encourager et consoler sans juger ni condamner. Accueillir à la maison comme aller chez telle ou telle famille sont des manières de témoigner de la Bonté du Seigneur lui-même … Ainsi se tissent des liens durables d’amitié : Anthony que  nous avons connu avec sa maman à qui nous avons si souvent ouvert la porte ainsi qu’à sa petite sœur est heureux aujourd’hui de me présenter sa femme, son enfant … C’est pour moi, la tendresse de Dieu que m’apporte Anthony …

    Quatrième jour

    Mère Joséphine comme Saint François nous invitent à « bien s’entendre » dans nos fraternités.

    Avec les autres Petites Sœurs de St Quentin, nous nous entraidons. Nous cherchons à partager ce que nous vivons en vérité. Ce partage est pour moi prière, action de grâce… Ce sont ces liens qui sont perçus par mon entourage. « Cette bonne entende chaleureuse » il me semble que je dois aussi m’efforcer de la vivre dans toutes mes relations de quartier, de syndicat, de la paroisse car « tout homme est mon frère » …

    Cinquième jour :

    Etre petite sœur est une invitation à être simple, humble et servante…

    Cette simplicité je la mets dans ma vie personnelle en ne me laissant pas envahir par le superflu et en utilisant la modernité pour un meilleur service de tous. C’est aussi aider simplement les autres à prendre leur place : accompagner une maman pour qu’elle ose venir à une réunion, qu’elle ose prendre la parole, qu’elle apprenne à faire par elle-même son jardin et à en cuisiner les fruits… Me faire la plus discrète possible pour que l’autre soit le plus possible dans la lumière …

     Sixième jour :

    Mère Joséphine nous demande d’être Marthe et Marie tout à la fois, de savoir servir et contempler car la « contemplation est plus parfaite au milieu de l’action » dit François.

    Dans mes divers engagements, j’essaie d’avoir à l’esprit la parole de Jésus : « ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites » … Cet engagement est alors contemplation, adoration du Christ vivant… Il est parfois ce crucifié de l’injustice, du mépris… Il est parfois ce Christ ressuscité qui se relève, qui prend sa place, qui s’engage pour les autres … Dans cette action j’y vois le Seigneur rencontré sur ma route… Alors quand viendra le temps de la célébration eucharistique, le pain et le vin seront pour moi ces hommes et ces femmes contemplés dans mon engagement …

    Septième jour :

    Avoir le souci de l’autre, être le garde malade «avoir soin de l’autre, de toute personne spécialement des plus fragiles»

    C’est l’action quotidienne dans le quartier, dans les associations de proximité … Mais c’est aussi s’engager pour dénoncer et s’attaquer aux causes de la pauvreté, de l’exclusion … Avec ceux que j’assiste il me faut travailler à en faire des acteurs de leur libération, avec le syndicat, avec les élections je me dois d’agir pour que notre société change, pour que les droits soient mieux respectés, pour que justice, vérité, liberté s’installent dans nos institutions afin que la fraternité devienne réalité…

     Huitième jour

    « Que votre vie soit une oraison perpétuelle » dit mère Joséphine car « la tendresse du Seigneur réveille notre sensibilité et fait que nous nous sentons invités à le reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies » ajoute le pape François…

    Dans mon histoire personnelle puis celle de PS, Dieu m’a donné de rencontrer des femmes et des hommes, croyants ou non, qui ont marqué ma vie, depuis la JOC lorsque j’étais « bonne » dans des familles bourgeoises de mon village puis d’Angers jusqu’à ma vie à Saint-Quentin. Là Dieu m’a donné des sœurs, des religieuses, des prêtres ouvriers, des prêtres, des militants croyants ou non, des mères de famille qui témoignaient d’un extraordinaire amour au cœur de leurs difficultés …

    Toutes et tous ont été pour moi une rencontre, une découverte de la tendresse de Dieu. Ils m’ont transformée, ils m’ont « évangélisée » Par eux et avec eux j’ai appris l’école de la vie….et j’en rends grâce à Dieu…

    Neuvième jour :

    « Que le combat ne vous effraie pas » dit Mère Joséphine « n’ayez pas peur d’aller à contrecourant… Ne crains rien je suis avec toi ! »

    Ce sont des paroles qui m’ont toujours fais vivre … Je n’ai pas eu la chance de faire beaucoup d’études mais la Mission ouvrière, le Mouvement ouvrier accompagnés de partages de la Parole de Dieu m’ont montré que l’Esprit marche avec celles et ceux qui « s’efforcent de faire la volonté de Dieu »(Mc 12 28). A l’hôpital il m’a fallu souvent, avec d’autres, oser affronter la hiérarchie pour un meilleur respect des personnels et du service public. Dans la vie associative et même dans nos institutions ecclésiales, il faut aussi oser aller à contrecourant pour permettre aux plus petits de prendre leur place. François d’Assise osa des pratiques nouvelles en faisant confiance en la force de l’Esprit …

  • 200 ans ça se fête !

    Les 30 et 31 mars derniers les Petites Soeurs de Saint-François-d’Assise, des personnes proches de la congrégation et des chrétiens de la région de Morannes ont fêté les 200 ans de la naissance de la fondatrice Mère Joséphine, née Louise Renault.

    Le rendez-vous était fixé ce samedi 30 mars 2019 à 14h, pour l’accueil de tous les invités, sur la place de l’église de Morannes. Autour du baptistère de cette église, les participants se sont rassemblés pour la 1ère étape de ce pèlerinage. C’est en effet en ce lieu que Louise Renault a été baptisée le 31 mars 1819, le lendemain de sa naissance.


    Puis, à partir de là, un convoi de quelques dizaines de véhicules s’est élancé vers les lieux où Louise Renault a vécu durant sa jeunesse. Parmi les participants se sont retrouvés des Petites Sœurs de tous âges, leurs amis et les membres de leurs familles, les prêtres, les religieuses et religieux franciscains, les chrétiens associés et des habitants des communes environnantes, pour marcher à la suite de Louise Renault sur les chemins de Morannes, Daumeray et Brissarthe.

    En fin d’après-midi, après cet émouvant pèlerinage, ponctué de récits, de chants et de prières, tous les pèlerins se sont retrouvés à Morannes, pour un temps de convivialité. L’occasion de se remémorer, souvenirs, impressions, questions…

    Un temps a été ensuite consacré à la présentation de l’histoire de la Congrégation des Petites Sœurs de Saint François d’Assise, depuis la jeunesse de Louise Renault, déjà toute habitée par sa foi en Jésus-Christ, jusqu’à l’époque actuelle, en passant par les différents développements de le Congrégation en France et à l’étranger.

    A l’invitation du P. Jean Quris (délégué épiscopal à la vie consacrée), des Petites Sœurs (aînées et jeunes, françaises et centrafricaines), ainsi que des chrétiens associés ont témoigné de leur vie éclairée et animée par le charisme de Mère Joséphine.

    Mgr Delmas, évêque d’Angers, ainsi que Mère Marie-Noël Bénédicte, Prieure Générale des Servantes des Pauvres, se sont joints à ces festivités.

    Le lendemain, dimanche 31 mars, le matin dès 7h45, quelques vingt-six vaillants pèlerins, ont cheminé à pied, à partir du « Petit Cordé », lieu de la maison familiale de Louise Renault.
    Dans des temps alternant silence, prière et partage, ils sont arrivés sur la place de l’église de Morannes.

    Là, d’autres participants, dont quelques membres de la famille de Louise Renault, les paroissiens de Sainte-Claire-entre-Mayenne-et-Sarthe, des Petites Sœurs, chrétiens associés et amis les attendaient pour entrer dans l’église pour la célébration de l’Eucharistie dominicale présidée par le P. Jean Quris.

    Le P. Gérard Martin, curé de la paroisse, a accueilli les pèlerins avec joie et fierté. Chaque groupe de participants a été invité à se présenter devant le reste de l’assemblée. Ce sont ensuite quelques Petites Sœurs et chrétiens associés qui ont ouvert la célébration par une procession vers l’autel.

    Les chants proposés par l’équipe paroissiale de la liturgie ont été repris avec entrain, à la suite des musiciens et chanteurs de l’équipe d’animation.

    Tout au long de ces journées, chacun a pu apprécier l’enthousiasme des équipes paroissiales : c’est grâce à leur investissement auprès des Petites Sœurs de la fraternité de Morannes depuis de nombreuses semaines, que le 200ème anniversaire de la naissance de Louise Renault a pu se dérouler avec une telle sérénité.

    Une belle fête ne se termine jamais sans un repas : en effet, après la messe, une rencontre amicale a réuni toute l’assemblée autour d’un apéritif, et chacun a été invité à partager fraternellement le repas de clôture.

    « Un soleil vif et printanier a illuminé ces 2 journées – sans doute un clin d’œil de Mère Joséphine qui avait promis de veiller sur nous du haut du Ciel », a fait remarquer un membre de l’équipe !