• Angers : Une expérience d’Eglise

    Suite à une demande du Père Jean Quris, délégué épiscopal à la vie consacrée, j’ai eu la grâce et la joie de participer à la clôture de la démarche synodale de notre diocèse, le 14 avril : 300 délégués venant de tous les horizons du diocèse et de toutes les paroisses. Vingt d’entre nous représentaient la Vie Consacrée en ses diverses formes.

    Quelques flashs de cette rencontre qui m’ont marquée :

    J’ai perçu une Eglise :

    • engagée dans le monde,
    • attentive à ses questionnements,
    • soucieuse des plus fragiles,
    • ouverte aux nouveaux moyens de communication,
    • habitée par le désir de partager la « Bonne Nouvelle » à tous les chercheurs de sens.

    Côté animation, j’ai apprécié :

    • la façon démocratique de procéder,
    • la technique permettant au plus petit amendement de se voir inscrit de suite sur l’écran. Il y avait 48 proposions à voter et à améliorer !
    • l’attitude de notre Evêque, Monseigneur Delmas, qui a remercié pour le sérieux et le respect des débats,
    • les temps de prière qui aidaient à l’intériorisation et à la communion fraternelle.

    Les temps de pause m’ont donné l’occasion de belles rencontres :

    • Une étudiante portant un tee-shirt « Aumônerie U.C.O ». Elle me dit : « je suis ravie d’être là ! j’en suis à ma 3ème religion ! Mais cette fois, je crois que c’est la « bonne », et bientôt je compte partir dans la paroisse du Père René Luc à Montpellier ». Et l’on a évoqué Taizé…, des communautés nouvelles…
    • Une paroissienne de Saint Sylvain d’Anjou, maman de 4 enfants dont l’un vient de se marier à New-York, et l’autre à Mexico, les deux autres étant encore en Anjou ; elle me dit : « je vis avec un mari non croyant mais qui a toujours respecté ma foi et participé aux engagements religieux de nos enfants. Il est parti seul hier soir, faire à pieds le chemin de Compostelle. Peut-être que le Seigneur l’attend là-bas ! Je compte sur votre prière. »

    Au soir de cette journée, j’ai rendu grâce pour ce temps fort en Eglise, avec des chrétiens qui se sont mis à l’écoute de l’Esprit Saint, et veulent répondre à ses appels pour ce monde présent…

    Marie-Bernard David

  • Journée de partage et de fête avec Foi et Lumière

    Depuis le début de l’année, j’ai rejoint la Communauté Foi et Lumière
    « Jésus mon Soleil » qui s’est formé sur la paroisse. Hier, samedi 7 avril j’ai donc participé au grand rassemblement des handicapés et de ceux qui les accompagnent, parents, amis, professionnels qui avait lieu au centre St Jean.
    C’était une journée de fête, de partage et de prière qui a réunis 220 personnes du diocèse et qui s’est terminée par l’Eucharistie présidée par Mgr Delmas notre Evêque.

    Dans l’après-midi 11 ateliers étaient proposés, j’avais choisi la prière gestuée à 14 heures. Je me retrouve donc avec 7 autres personnes et une animatrice Stéphanie. A ma droite un jeune homme Jean Michel. Je suis frappée par la dureté de son visage fermé, figé. Phrase par phrase Stéphanie mime le psaume du Bon Berger. Avec beaucoup de mal, Jean Michel élève petit à petit ses mains, fait le geste de bercer… d’écouter… de boire…Je ne cesse de l’encourager de lui sourire, de l’aider dans ses mimes. Il me semble qu’au bout de l’heure son visage se soit un peu adouci… Quant aux gestes, je ne peux vraiment être fière ni des miens, ni de ceux de mon voisin.

    L’atelier est terminé, nous nous séparons. Une bonne heure après, je croise à nouveau Jean-Michel qui est avec son groupe d’handicapés et leur monitrice. Il me reconnaît, m’agrippe et trépigne bruyamment pour attirer l’attention de cette dernière. Son visage n’est que sourire rayonnant de joie. J’explique à l’animatrice que j’étais avec Jean-Michel à l’atelier, elle me remercie, mais n’a pas compris que des deux, c’est moi qui a le plus reçu.

    Ce visage transfiguré, c’était la visite de Jésus Ressuscité, vainqueur des forces de mort. Comme le disait le thème de la journée:
    « Tous missionnaires avec nos fragilités » Jean Michel et moi, nous avons fait l’expérience de ce 7 avril 2018.

    Paule Dolais, Petite Soeur à Angers

  • L’éveil de la jeunesse de N’GOTTO

    Je m’appelle Lambert, je suis enseignant à NGOLA, un petit village divisé en deux quartiers, situé à 22Km de N’GOTTO. La population vit des travaux champêtres : la chasse, la pêche la cueillette …

    En 2015, j’ai accepté d’aller dans ce village pour diriger l’école nouvellement construite. Eduquer les enfants de ce village dans le but de leur faire acquérir un savoir-faire et un savoir-être, c’est important pour moi. Depuis que je suis à NGOLA, il y a encore des enfants non scolarisés : les parents me disent que leurs revenus ne leur permettent pas de les scolariser tous.

    J’ai le grand plaisir de vous partager ce que j’ai vécu à l’occasion de la manifestation culturelle organisée par la sœur Diane dans le cadre de ses actions éducatives envers nos jeunes. Auparavant, j’avais été chargé par la Sœur d’entraîner les jeunes filles de mon village. Cette manifestation sportive avait pour but de rassembler les adolescentes de N’GOTTO, NGOLA, MBANGALI…, de les mettre ensemble pour partager leurs compétences intellectuelles et physiques, leur donner des conseils, parler de leur foi…

    A notre retour au village, nous étions très fiers de nos enfants … car elles nous ont fait la surprise de remporter la victoire dans le match de football féminin !    Après cette rencontre, les filles de nos écoles ont eu le goût du football. De plus, leur esprit s’éveille, c’est une ouverture par rapport au milieu où nous sommes. Nous aimerions que la prochaine rencontre soit organisée dans notre village, pour faire profiter la population et les autres adolescents de cette chance pour leur vie sociale : comment nos filles préparent leur avenir par l’école, et en apprenant à faire des choix responsables.

    Ma sœur Diane, votre venue à NGOLA sera comme un lever du soleil pour la population. Nous attendons votre action éducative vis-à-vis de nos enfants trop isolés des autres. Nous vous disons merci, que le bon Dieu vous protège.

     

    Lambert GOWILI, directeur d’école à NGOLA

  • Le tombeau est vide !

    Le tombeau est vide,

    il n’y a rien, plus rien,

    que des bandelettes et un suaire

    roulés, rangés dans un coin.

    Il n’est plus là, Il est parti.

    Où ? mystère.

     

    Trois années avec Lui sur les routes de Palestine.

    Trois années à l’écouter, le regarder, le suivre.

    Tout ce temps pour le connaître,

    le découvrir et essayer de comprendre

    un peu, sans doute.

     

    On a suivi parfois sans savoir,

    on a écouté, il parlait bien;

    on a vu des choses extraordinaires,

    on a risqué notre vie avec Lui,

    on a eu peur.

     

    Comme Il nous l’avait dit, Il l’avait prédit,

    il a été mal compris, il a été dénoncé.

    On a fini par le condamner,

    Il valait mieux qu’un homme meurt

    plutôt qu’une foule à le suivre.

    Il en est mort

    comme un malfaiteur, sur la croix,

    pourquoi pas !

     

    Nous qui l’avons suivi, il ne nous reste plus rien;

    on y croyait à sa vie,

    à notre vie a sa suite.

    Il est mort, Il n’y a plus rien,

    le tombeau est vide.

     

    Pourtant de ce rien, de ce vide, tout devient possible,

    quelque chose nous dit qu’il n’est pas mort;

    un petite lueur, une petite étincelle…

    et si tout commençait !

    il ne peu pas nous abandonner

    et c’est dans ce tombeau vide que la lumière a jailli.

    C’est dans cet espace où il n’y a plus rien

    qu’Il devient présence pour tous.

     

    Ils sont partis comme des fous

    dire aux autres : Il n’est pas mort, on en est sûrs,

    Il est ressuscité !

    Poème de Christine, Petite Soeur

  • Remettre debout des enfants, à Bangui !

    Plusieurs fois par an, en lien avec le Centre de Rééducation pour Handicapés Moteurs de Bangui, le Professeur ONIMUS et sa femme, viennent à BANGUI pour effectuer des opérations chirurgicales. Je fais partie de l’équipe soignante de ce Centre et je vous partage l’expérience de Marc, un garçon de 10ans, atteint de la polio à l’âge de deux ans ; il a perdu ses parents lors des évènements survenus dans notre pays.

    Marc est arrivé en consultation avec des déformations au niveau des deux jambes, de la hanche et du dos.

    Au mois de mars, il a subi une intervention chirurgicale au niveau de la hanche rétractée et sur la face postérieure du genou gauche, puis il a commencé les séances de rééducation.

    Aujourd’hui, grâce à cette intervention et à la rééducation il commence à se tenir correctement debout dans une bonne position.

    Il est très content et se sent à l’aise : « J’ai des projets : quand je serai guéri, je passerai mes examens et l’année prochaine je ferai le concours d’Entrée en 6ème  Voyant l’amélioration de son état, il dit : « J’aurai beaucoup de choses à réaliser ».

     

    Ce qui m’a touchée également : n’ayant plus ses parents c’est une jeune maman sans enfant qui a accepté de bon cœur de rester auprès de lui après l’intervention, pour s’occuper de lui comme si c’était son fils.

    Avant l’opération, ces handicapés se sentent souvent inférieurs, voire même rejetés : le handicap était considéré comme un mauvais sort fait à la famille et cette idée reste encore gravée dans certains esprits ; après l’opération ils se sentent égaux avec les bien-portants et mieux reconnus au sein même de leur famille ou entourage.Mon rôle après l’opération est d’apaiser, expliquer ce qu’on a fait, rassurer, aider à patienter et au moment de la rééducation, encourager la personne, valoriser les progrès…Lorsque ces personnes commencent à marcher, c’est la joie pour tous : le personnel, les personnes elles-mêmes et leur famille.

     

    J’en profite pour dire : « Merci à vous tous qui vous intéressez à notre vie et à notre mission en RCA ». 

    Petite Sœur Grâce – Bangui

  • Témoignage vidéo

    A Beauvais, soeur Claire roule à vélo. Une façon pour elle de vivre son voeu de pauvreté et de rencontrer les personnes de son quartier. Religieuse, animatrice de l’aumônerie des jeunes, elle travaille aussi comme aide médico-psychologique auprès d’enfants lourdement handicapés. Elle n’y porte pas l’habit ni de signe religieux pour privilégier avant tout la relation. Elle vit dans un HLM d’un quartier populaire de Beauvais où elle forme une petite communauté avec trois autres soeurs et partage une vie communautaire avec ses voisins.

  • témoignage vidéo

    Anne-Marie, Petite Soeur de Saint-François d’Assise à Beauvais, témoigne de sa vocation et de l’appel « à tout quitter » qu’elle a senti très jeune.