• Petite Soeur Lydie : une présence au coeur des villages meurtris

    Lydie est infirmière. Après son retour du Togo où elle avait travaillé dans une Pouponnière des Soeurs de Saint François, auprès d’enfants orphelins ou abandonnés, elle a repris sa mission à BANGUI dans le cadre de l’Equipe Mobile de Santé du diocèse. Cette mission l’amène régulièrement sur les routes de Centrafrique, aux côtés de Mgr Dieudonné, infatigable ouvrier de paix, en cette période où une partie du pays reste sous l’emprise de la violence. Un journaliste de l’équipe lui a consacré un article dont nous vous partageons ici des extraits…

    La fraternité des Petites Soeurs de Saint François, qui travaille depuis de nombreuses années sur la paroisse Notre Dame d’Afrique à BANGUI, est présente dans le champ pastoral de l’archidiocèse de Bangui, notamment dans la pastorale de la santé, l’éducation et le social.

    Parmi elles, la petite soeur Lydie, qui après son retour de sa mission au Togo, a automatiquement intégré l’Equipe Mobile de Santé de l’archidiocèse de Bangui, sur la demande du Cardinal NZAPALAINGA.

    Malgré les tensions qui régnaient dans les diocèses de BAMBARI et de KAGA BANDORO, la petite soeur Lydie a accompagné le Cardinal et son équipe d’abord au mois de décembre 2017 dans le diocèse de BAMBARI.

    Cette mission a été très pénible, parce qu’il y avait encore des affrontements entre les groupes armés à YPPI. Les habitants étaient en débandade, ils ont fui pour se réfugier à la paroisse Saint François-Xavier d’YPPI et dans la communauté des Soeurs Missionnaires de l’Evangile en mission dans la localité.

    L’occasion, pour la petite soeur Lydie, d’échanger et d’aider les Soeurs qui étaient dans une situation très difficile : beaucoup de gens avaient été tués innocemment par les groupes armés qui s’affrontaient dans la ville. Elle est ensuite allée à la rencontre des femmes et des enfants également en détresse, certains étaient malades. La petite soeur Lydie et le frère spiritain Elkana, de l’Equipe Mobile de Santé, leur ont prodigué des soins.

    Le cardinal et son équipe ont fait tout un travail de médiation auprès des groupes armés pour tenter d’arrêter la souffrance de la population de ce diocèse de BAMBARI. Notre petite soeur a eu l’occasion ainsi de rencontrer les femmes musulmanes et peulhes déplacées. Ces femmes-là aussi traversent les mêmes difficultés que leurs consoeurs non musulmanes: dépouillées de tous leurs biens pendant la crise, par les groupes armés.

    La tournée avec le Cardinal dans le Diocèse de KAGA-BANDORO a eu lieu en février 2018. Là encore, ils ont trouvé une réalité difficile. Les femmes et les enfants continuent de peiner sur les sites de déplacés, sans assistance conséquente pour l’heure. Dans certaines villes, les jeunes filles fuient pour ne pas être violées.

    Dans un entretien avec un journaliste de Radio-Notre-Dame-Bangui, la petite soeur Lydie était revenue sur les difficultés que rencontrent au quotidien les femmes de ces localités : « la tâche n’est pas facile pour le moment. Nous devons tous conjuguer nos efforts pour soutenir nos frères et soeurs, surtout les enfants qui souffrent dans les recoins de la Centrafrique. Merci à tous. »

  • Journée de partage et de fête avec Foi et Lumière

    Depuis le début de l’année, j’ai rejoint la Communauté Foi et Lumière
    « Jésus mon Soleil » qui s’est formé sur la paroisse. Hier, samedi 7 avril j’ai donc participé au grand rassemblement des handicapés et de ceux qui les accompagnent, parents, amis, professionnels qui avait lieu au centre St Jean.
    C’était une journée de fête, de partage et de prière qui a réunis 220 personnes du diocèse et qui s’est terminée par l’Eucharistie présidée par Mgr Delmas notre Evêque.

    Dans l’après-midi 11 ateliers étaient proposés, j’avais choisi la prière gestuée à 14 heures. Je me retrouve donc avec 7 autres personnes et une animatrice Stéphanie. A ma droite un jeune homme Jean Michel. Je suis frappée par la dureté de son visage fermé, figé. Phrase par phrase Stéphanie mime le psaume du Bon Berger. Avec beaucoup de mal, Jean Michel élève petit à petit ses mains, fait le geste de bercer… d’écouter… de boire…Je ne cesse de l’encourager de lui sourire, de l’aider dans ses mimes. Il me semble qu’au bout de l’heure son visage se soit un peu adouci… Quant aux gestes, je ne peux vraiment être fière ni des miens, ni de ceux de mon voisin.

    L’atelier est terminé, nous nous séparons. Une bonne heure après, je croise à nouveau Jean-Michel qui est avec son groupe d’handicapés et leur monitrice. Il me reconnaît, m’agrippe et trépigne bruyamment pour attirer l’attention de cette dernière. Son visage n’est que sourire rayonnant de joie. J’explique à l’animatrice que j’étais avec Jean-Michel à l’atelier, elle me remercie, mais n’a pas compris que des deux, c’est moi qui a le plus reçu.

    Ce visage transfiguré, c’était la visite de Jésus Ressuscité, vainqueur des forces de mort. Comme le disait le thème de la journée:
    « Tous missionnaires avec nos fragilités » Jean Michel et moi, nous avons fait l’expérience de ce 7 avril 2018.

    Paule Dolais, Petite Soeur à Angers

  • Vivre une présence fraternelle à tous… avec Habitat et Humanisme

    Il y a quelques années HABITAT et HUMANISME a lancé un appel à la
    famille franciscaine pour qu’une fraternité de 3 sœurs franciscaines assure une
    présence toute simple, à La palombe, au milieu de résidentes accueillies en vue
    d’une réinsertion sociale.
    C’est ainsi qu’en 2012, 3 Petites Sœurs de Saint François sont arrivées pour
    former cette fraternité.
    Les débuts ont été faits d’itinérance car la Palombe était en travaux. Comme Saint
    François nous avons vécu plusieurs mois en « pèlerins et étrangers » à Villiers le
    Morhier, puis Epernon avant de pouvoir complètement nous installer à la Palombe.
    Que vous dire de notre vie à la Palombe ? C’est une vie toute simple dans
    l’ordinaire des jours. Mais dans le quotidien le plus banal, Dieu prends corps
    chaque jour, si nous lui prêtons nos mains, nos yeux, nos oreilles, nos cœurs pour
    regarder, écouter, accueillir, aimer ceux qu’Il met sur nos routes.

    Dans ce milieu labouré par les rudesses de la vie, où sont accueillies des personnes
    fragilisées par ce qu’elles ont traversé comme épreuve nous sommes témoins de
    gestes tout simples qui sont mille raisons d’espérer !
    Comme par exemple :
    • Ces services échangés entre Résidentes.
    • Ces enfants venus aider l’une de nous à ramasser l’herbe de la pelouse, et les
    mamans, dépassant leurs difficultés, heureuses de voir leurs enfants œuvrer ensemble.
    • Ce repas partagé organisé par un résident, repas qui a rassemblé les personnes
    autour d’un moment convivial où chacun a pu participer.

    • Ce sont encore les anciens Résident -e- s qui reviennent nous dire bonjour.
    • Ce sont aussi ces bénévoles qui se donnent à fond avec patience et compétence
    et qui continuent à croire et espérer, même au plus noir de la nuit.
    • Cette Résidente qui au fond de la « galère » trouve l’énergie de rebondir et
    ainsi redonne du tonus aux autres.

    Souvent dans la prière, dans notre oratoire, au cœur de la Palombe, nous avons
    déposé au Seigneur, les situations, les personnes en difficultés que nous
    rencontrions ; quand nous les sentions démunies, déroutées, nous savions que Lui
    pourrait œuvrer …même à travers des portes verrouillées.

    Aujourd’hui est venu le temps du départ. Nous sommes envoyées vers d’autres
    horizons.Nous sommes appelées à vivre dans d’autres fraternités mais c’est au service d’un
    même appel.

    Nous rendons grâce pour ces années passées à la Palombe. Et nous invoquons l’Esprit Saint pour que nos vies
    soient dans le monde d’aujourd’hui, des vies toujours plus ajustées à l’Evangile,
    pour qu’elles prennent avec le Christ « forme d’Evangile ». Notre prière continuera d’accompagner toutes les personnes rencontrées ici…

    Hélène, Anne Marie et Monique

  • Montre-moi ton visage…

    Témoignage de Marie-Thé, Petite Soeur à Morannes (près d’Angers, lieu de naissance de notre fondatrice) :

    Montre- moi ton visage… Ce thème de la journée mondiale de la santé m’a invitée à relire la vie de Louise Renault, notre fondatrice :
    En voyant une pauvre, elle regarde son visage souffrant, elle la prend dans son froid grenier
    et lui donne son lit pendant qu’elle passe la nuit près d’elle sur une chaise.

    A Morannes, elle a sans doute elle-même visité les malades de l’hôpital… Dans son sillage, les Petites Soeurs de St François ont toujours été présentes auprès des malades, puis des personnes âgées de l’hôpital, qui s’est transformé en maison de retraite. Aujourd’hui encore, les Petites Soeurs continuent d’accompagner les résidents.

    Marie-Thérèse (à gauche) avec d’autres    Petites Soeurs, à Morannes

    Depuis 2012, une aumônerie avec 7 accompagnateurs est mise en place… dont je fais partie.
    Nous assurons chaque semaine la permanence à tour de rôle pour descendre les résidents pour la messe ou pour une liturgie de la Parole, et faire des visites.
    « Montre- moi ton visage » : mystère des visages… merveille des visages. Le visage d’une personne « parle »… Visages beaux, visages souffrants, marqués parfois par la solitude, visages affrontant le quotidien, visages façonnés par toute une vie bien remplie…
    Ce sont des temps forts que nous vivons en équipe…
    Nous sommes émerveillés de la capacité d’adaptation des résidents, de leur sourire, de leurs visages lumineux qui donnent sens à leur vies et à la nôtre…

    Nous vivons des moments merveilleux, lors de la fin de vie. Nous sommes témoins de cette sérénité, cette profonde paix pour ce passage sur l’autre rive, ce lâcher prise…

    Ma prière est souvent celle-ci : « Seigneur, donne-nous de savoir Te reconnaître et donne nous ta tendresse pour les rencontrer vraiment »

    Je fais mien ce joli poème de J. Broissard :

     

    Que je voudrais trouver des mots qui réconfortent.
    Des mots qui donnent du courage, des mots d’espoir :
    Des mots : La plupart du temps je suis sans voix.
    Sans Mots Parce que je les trouve inutiles, Inadaptés .
    IIs ne peuvent rejoindre la douleur . Alors je me tais, J’écoute
    Attentif à leurs mots.
    Attentif aux signes qu’elles m’envoient .
    Attentif à leur corps.
    Un sourire, une pression de la main, peut-être trouveront-elles le courage de continuer la route
    Les mots qu’elles trouvent elles – mêmes au plus profond de leur nuit.
    Et qui sait !
    Celui qui a dit : Je ne suis pas venu pour les biens portants mais pour les malades.
    Venez à moi, et je vous procurerai le repos

    Marie Thérèse Baslé… en route pour une action de grâces 1819 (naissance de notre fondatrice)- 2019 !

     

     

  • L’éveil de la jeunesse de N’GOTTO

    Je m’appelle Lambert, je suis enseignant à NGOLA, un petit village divisé en deux quartiers, situé à 22Km de N’GOTTO. La population vit des travaux champêtres : la chasse, la pêche la cueillette …

    En 2015, j’ai accepté d’aller dans ce village pour diriger l’école nouvellement construite. Eduquer les enfants de ce village dans le but de leur faire acquérir un savoir-faire et un savoir-être, c’est important pour moi. Depuis que je suis à NGOLA, il y a encore des enfants non scolarisés : les parents me disent que leurs revenus ne leur permettent pas de les scolariser tous.

    J’ai le grand plaisir de vous partager ce que j’ai vécu à l’occasion de la manifestation culturelle organisée par la sœur Diane dans le cadre de ses actions éducatives envers nos jeunes. Auparavant, j’avais été chargé par la Sœur d’entraîner les jeunes filles de mon village. Cette manifestation sportive avait pour but de rassembler les adolescentes de N’GOTTO, NGOLA, MBANGALI…, de les mettre ensemble pour partager leurs compétences intellectuelles et physiques, leur donner des conseils, parler de leur foi…

    A notre retour au village, nous étions très fiers de nos enfants … car elles nous ont fait la surprise de remporter la victoire dans le match de football féminin !    Après cette rencontre, les filles de nos écoles ont eu le goût du football. De plus, leur esprit s’éveille, c’est une ouverture par rapport au milieu où nous sommes. Nous aimerions que la prochaine rencontre soit organisée dans notre village, pour faire profiter la population et les autres adolescents de cette chance pour leur vie sociale : comment nos filles préparent leur avenir par l’école, et en apprenant à faire des choix responsables.

    Ma sœur Diane, votre venue à NGOLA sera comme un lever du soleil pour la population. Nous attendons votre action éducative vis-à-vis de nos enfants trop isolés des autres. Nous vous disons merci, que le bon Dieu vous protège.

     

    Lambert GOWILI, directeur d’école à NGOLA

  • A l’orphelinat de Bangui…..

    J’accompagne un groupe d’une vingtaine de jeunes filles qui réfléchissent à leur vie de foi et cherchent à répondre à l’appel de Dieu.

    Le groupe se réunit le samedi après-midi tous les quinze jours. En mars, réfléchissant sur le sens du Carême, elles se sont interrogées : « quel acte de charité, de partage, pourrions-nous vivre ? ». Après échanges et réflexions elles ont décidé de faire une visite au « Centre de la Mère et de l’Enfant ».

    Cet orphelinat public accueille une trentaine d’enfants de 0 à 5 ans : orphelins, enfants abandonnés à la naissance, ou dont la maman ne peut pas s’occuper. L’une des jeunes a dit : « Nous ne pouvons pas aller les mains vides … ». Décision est alors prise que chacune apporte biscuits, savons, lessive ou vêtements.

    Arrivées là-bas le 1er Avril, nous avons commencé par visiter les lieux de vie des enfants. Puis, pour leur montrer notre affection, nous avons joué avec les plus grands et pris les plus petits dans nos bras. Les enfants étaient très heureux et ceux pris dans les bras s’accrochaient aux jeunes et ne voulaient pas qu’on les remette dans leur lit. Nous avons senti combien tous ont besoin d’être aimés

    Nous avons aussi échangé avec les femmes qui s’occupent de ces enfants et avant de partir nous leur avons remis nos petits paquets à partager. Elles étaient très touchées et ont de suite distribué les biscuits aux enfants.

    Les jeunes filles étaient très heureuses d’avoir passé ce moment avec les enfants. Elles espèrent qu’ils pourront trouver une famille qui les accueille et leur donne l’affection dont ils ont besoin pour grandir et être heureux. Elles ont aussi été touchées de voir des femmes qui se donnent près d’eux comme des mamans, alors qu’elles ont leurs propres enfants à la maison.

    Ce jour-là, ces jeunes filles ont expérimenté qu’il y a autant de joie à donner qu’à recevoir.

    Petite Sœur Prisca

     

  • Avec les familles de prisonniers…

    A Lorient, Gisèle, une Petite Soeur est engagée au bateau-bleu, qui accueille les familles de prisonniers. Partons avec elle à leur rencontre !

    « Le bateau bleu », aux abords de la prison

    Le « bateau-bleu » est un espace de solidarité où viennent les familles des détenus du centre pénitentiaire de Lorient Ploemeur (où sont 300 détenus). Avec 53 bénévoles, l’association organise des rotations pour être présente lors trois journées dédiées aux parloirs. Des binômes de bénévoles se relaient.

    C’est un sas de décompression pour les familles. Avant et après le parloir, les femmes, souvent accompagnées d’enfants, sont heureuses de trouver un lieu d’accueil. La visite est un moment très stressant, car il faut affronter l’univers carcéral. Ce parloir est fréquenté en grande majorité par des femmes, qui ne le rateraient pour rien au monde.

    Comme bénévoles, nous sommes à leur écoute, nous offrons du réconfort par le biais d’un sourire, d’une boisson, de gâteaux, de bonbons… Les enfants peuvent jouer, dessiner pour leur papa. Bien des femmes se refont une beauté !

    Notre attitude s’articule autour de quatre mots clés : l’écoute, la discrétion, la disponibilité, le respect de la diversité des visiteurs.

    Gisèle à l’intérieur du local, derrière le comptoir où sont donnés boissons, petits gâteaux…

    Quelquefois fois, certains sont là pour attendre une personne qui est au parloir. Ce temps semble long. C’est la visite surprise d’un prisonnier qui arrive avant l’heure fixée. Au passage Il apprécie un café. C’est un prisonnier, à sa sortie : « Vous accueillez ma mère, à sa retraite elle sera bénévole. »

    En 2017, le « bateau bleu » a accueilli 11 400 personnes dont 1 700 enfants !

    Je me sens très à l’aise dans cet engagement. Ca correspond bien à ma vie de Petite Sœur… Être simplement présente, discrète, aimante. Accueillir chacun, sans exception, avec un regard de bienveillance…

    Gisèle

  • Faire des maths en étant solidaires !!

    Oui, oui, c’est possible !!

    Chantal, Petite Soeur à Chelles et prof de maths en collège-lycée, nous partage cette belle aventure !

    Depuis le début de l’année scolaire, 11 collègues de maths du collège se sont mobilisés autour d’un concours solidaire… Une belle expérience qui motive ensemble élèves et professeurs ! Le concours a eu lieu le 5 février… juste à temps pour que l’épreuve ait lieu sans encombre…avant l’arrivée de la neige ! Peu de temps après, les transports scolaires ont été supprimés et l’établissement fermé. Ce qui a fait dire à l’un de mes collègues de maths musulman : « Vraiment Dieu était avec nous ! »

    Ce concours est proposé par le secours populaire : Aidons et parrainons des centaines d’enfants en  République Démocratique du Congo !»

    En RDC, la communauté pygmée vit dans des conditions difficiles *.

    Souvent victimes de discrimination, les enfants sont exclus du système scolaire, ils n’ont accès ni à l’éducation, ni à la formation.
    Depuis 2016, le Secours Populaire Français aide une association locale à soutenir la scolarisation de ces enfants.

    En 2018, Drôles de Maths propose à tous ses candidats, par un don modeste (1€ par élève, c’est déjà très bien !), de parrainer la scolarité de centaines d’enfants pendant trois ans.

    C’est ainsi que le lundi 05 février 2018, 374 élèves de sixième, cinquième et quatrième du collège Saint Laurent de Lagny sur Marne venant de 21 classes différentes ont pu se muscler en logique et en Mathématiques ! Et faire des progrès tout en s’amusant.

    Pour participer au concours, la mise originale proposée aux enfants était de 3,50€ mais cette somme pouvait être complétée au-delà. Et nos élèves se sont laissés « toucher » pour la cause puisque nous avons pu, grâce à eux,  envoyer un don de 900€ !  De quoi, aider la scolarisation  de centaines d’enfants en RDC !

    Prochaine étape maintenant : réunir nos élèves autour d’un témoignage sur les enfants pygmées du Congo, qui sera donné par un collègue de maths Congolais.

    Et rendez-vous en avril pour connaitre les résultats !

                                                          Chantal, et l’équipe de profs de maths du collège

    * En Centrafrique aussi, nos Petites Soeurs se font proches aussi de la population pygmée. http://petites.soeursfranciscaines.org/en-centrafrique/

  • La prière, respiration de nos rencontres…

    « Il est difficile de tracer un chemin qui conduit à la prière car la rencontre avec le Dieu vivant est toujours unique, personnelle, inattendue » (n°46 de nos Constitutions)

    La prière est comme une respiration qui porte nos journées nos rencontres, personnellement et en fraternité, qui tourne nos regards vers un AUTRE.

    Dans nos divers engagements, il nous est donné parfois de prier avec ceux que nous rencontrons. Une fois par semaine au lycée, un temps de prière sur le temps de midi est proposé aux élèves, enseignants, personnels de l’établissement…Participer à de tels moments permet de « faire » fraternité avec tous ceux que nous côtoyons au travail. A Chelles un accueil de jour pour personnes en précarité est tenu par une association œcuménique, les Petites Sœurs bénévoles y côtoient des frères et sœurs catholiques, orthodoxes, protestants mais aussi musulmans…depuis quelques années, un temps de prière inter religieuse est proposé aux bénévoles et accueillis lors de la journée de fête annuelle. Tous ces partages nourrissent notre prière et tissent notre humanité avec celle des hommes et des femmes de ce temps.

    La prière unifie nos journées. Comme Marie qui court en hâte vers Elisabeth, nous sommes appelées en quittant la fraternité le matin à exercer nos regards pour découvrir le Christ présent en l’autre et à faire de toutes nos rencontres une VISITATION.  Le soir, nous revenons  à la fraternité, habitées de ce que nous avons vécu au long du jour, dans ses joies et ses « loupés ». Et lorsqu’en entrant à l’oratoire pour célébrer l’office nous nous déchaussons, c’est le rappel que nous avons approché bien des « terres sacrées ». Cette « terre sacrée » de nos frères et sœurs en humanité,  nous la déposons ensemble humblement au Seigneur reconnaissant que LUI seul peut en faire une terre féconde qui portera du fruit.

    Les Petites Soeurs de Chelles (région parisienne), Marguerite, Marie-Agnès, Chantal, Madeleine

     

  • 1000 et une façons de vivre Noël !!

    A quoi peut bien ressembler un Noël chez les Petites Soeurs ?!

    Chaque fraternité cherche ensemble comment vivre cette grande fête !! et chaque année est différente !

    A BEAUVAIS

    Samedi 23, messe et adoration à la paroisse, journée de prière et de silence pour l’une ou l’autre, rencontres, visites à des personnes seules pour d’autres, préparation des fleurs à la paroisse pour l’une de nous… Dimanche, deux Petites Soeurs ont servi des petits déjeuners à des personnes en précarité, avec d’autres bénévoles… Joie de ces moments partagés avec ces Petits et ces pauvres qui sont les préférés de Dieu…

    Puis veillée et messe de Noël en Eglise ! Le jour de Noël à midi nous avons accueilli une dizaine de personnes seules : moment de convivialité, de fraternité…

    …le tout ponctué de la liturgie des heures qui nous porte ensemble et nous donne de rendre grâce, le matin, le midi et le soir…

    A LORIENT

    Vivre un NOËL à l’intérieur de la prison de Lorient-Ploemeur ! Ce fut une première et cela m’a beaucoup marquée !
    Nous étions 12 personnes de l’extérieur : notre Evêque, personnes de l’aumônerie, visiteurs…
    Tout a été fait pour créer une ambiance festive. Après la messe, nous avons distribué des boissons, de brioches, chocolats… Avant de repartir en cellule chacun a reçu un magnifique bouquet de fleurs. L’un d’eux me dit : « Est-ce qu’il pourra tenir jusqu’au 03/01 ? ». Ce jeune prisonnier m’explique : « J’ai été condamné pour 8 mois, de ce fait j’avais désiré que ma fille (8 ans) ne vienne pas me voir à la prison. Ma peine a été prolongée alors j’ai désiré la revoir. J’ai obtenu une permission pour la voir hors de la prison.. »
    Le 03/01 je suis à l’accueil des familles, proches des prisonniers. Je vois arriver ce papa avec sa fille, sa mère et son beau-père. C’est vraiment une grande joie de se retrouver, ils sont tous rayonnants. Le prisonnier me présente chacun et de me préciser que le bouquet était fané mais qu’il l’a gardé pour le remettre à sa maman. Oui ce temps a été dense, unique…  Gisèle

     

    A MONTPELLIER !

    Quelque temps avant Noël le curé de notre paroisse nous demande d’animer la messe de Noël, dans une petite chapelle où sont accueillies une douzaine de femmes qui dormiraient sinon dans la rue. Après quelques hésitations, nous avons dit « oui », il fallait bâtir la célébration, trouver des animateurs de chants et des musiciens. Nous souhaitions que ce soit une belle célébration de  Noël, dans la joie et l’action de grâce, dans ce lieu signifiant. Marie et Régine ont fait appel des collègues de travail, qui ont accepté, heureux de vivre cela. Les personnes qui logent là avaient bien préparé la chapelle !

    Animation de la messe par nos Petites Soeurs

    Ce fut une belle messe de Noël célébré par le Père René-Luc, festive et priante, il y avait environ 120 personnes, certains étaient debout ou assis par terre !

    Un autre évènement qui a marqué la fraternité : Marie à son école a vécu le « calendrier de l’Avent inversé », c’est-à-dire qu’au lieu de recevoir quelque chose, les enfants et les parents, donnaient un nécessaire pour une personne à la rue homme ou femme. C’est formidable de voir comment les enfants ont répondu à l’appel !  90 paquets cadeaux à faire !!

    les cadeaux faits par les élèves, emballés en fraternité et donnés à des personnes en difficulté !

    Vers 20h, nous avons retrouvé une soixantaine de personnes en précarités, hommes et femmes et les membres de l’association, pour vivre le réveillon de Noël, un bon temps d’échange vécu dans la joie au son de la musique. Au dessert, les paquets ont été distribués. Quelle surprise pour chacun découvrir ce qu’il y avait dedans ! Certains n’avaient pas eu de cadeaux depuis longtemps..

    Jésus vient frapper à la porte de nos coeurs… dans la prière, la vie fraternelle, le service, les rencontres… Dieu nous parle au coeur ! Dieu vient habiter chez lui…