• La pharmacie Sainte Famille de N’Gotto

    A N’GOTTO, afin de procurer à la population de bons médicaments à prix modiques, un sous-dépôt pharmaceutique du diocèse a pu être ouvert grâce à la construction d’un local adapté. La Petite Sœur Rosine nous en parle.

    Pourquoi cette appellation ? Tout simplement parce que notre pharmacie se trouve dans l’enceinte de notre paroisse Sainte Famille. C’est grâce à l’association BATALI (amis bienfaiteurs de la paroisse de NGOTTO), à l’appui de Monseigneur Guerino PERIN, et aussi à la participation de notre Congrégation, par tous ceux qui la soutiennent, que nous avons pu réaliser et équiper un beau local. Là encore, l’Entraide Missionnaire d’Anjou a bien aidé. A tous, MERCI, MERCI !

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    Il s’agit d’un sous-dépôt pharmaceutique qui dépend du dépôt diocésain de MBAÏKI. C’est le 2 mai 2018 que j’ai commencé à y travailler. Après une petite cérémonie de bénédiction par l’abbé Antarèze, notre curé, je me suis sentie installée effectivement ! Il reste encore quelques petits travaux à faire (un point d’eau, rendu possible depuis la mise en route du bélier hydraulique au mois de mars, quelques renforcements contre les grosses pluies). N’empêche que la pharmacie fonctionne et que je reçois déjà les patients, et les « clients » des petits postes de santé environnants qui viennent se procurer des médicaments pour leur village. Sans oublier tous ceux qui viennent chercher conseil, écoute ou un soin d’urgence (à toute heure). Parmi tous ces gens, je reçois les plus démunis, les Pygmées, qui viennent pour se faire soigner.

    Encore merci à vous, nos amis, qui nous donnez les moyens de rendre service à la population bien pauvre de N’GOTTO. Je suis heureuse de travailler dans cette pharmacie qui élargit nos relations, me rend proche des souffrants en accomplissant ma mission d’infirmière.

    Petite Sœur Rosine

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  • Solidarité à l’hôpital avec les plus démunis

    La Petite Sœur Marcelline a travaillé longtemps comme infirmière à l’hôpital. Arrivée à l’âge de la retraite, elle reste aujourd’hui très engagée à l’Aumônerie des Hôpitaux de Bangui. Elle nous explique combien la solidarité  est importante   pour permettre à l’équipe de secourir les plus démunis.

    Ma mission à l’aumônerie? Je m’occupe des malades. Comme je suis aussi soignante, j’assure certains soins de malades démunis qui n’ont pas de famille, ou de patients arrivés de province, sans parents à Bangui. Par exemple, je fais des traitements de suivi à la maison, après la sortie de l’hôpital.

    Avec les membres de l’équipe, chaque semaine, nous visitons les grabataires dans les pavillons, nous prions avec eux et pour eux, salle par salle. Nous donnons la communion à ceux qui le souhaitent. Le dimanche, une messe est célébrée dans la chapelle de l’hôpital, elle rassemble beaucoup de monde : les familles des malades, les habitants du quartier… Après la messe, il y a toujours une visite des malades, avec un partage de ce que nous avons.

    L’équipe d’aumônerie est composée de plusieurs personnes : le prêtre responsable, moi je suis son assistante ; il y a une coordonnatrice, une secrétaire, une trésorière et les membres visiteurs de malades, tous laïcs. Et puis aussi des choristes et des enfants servants pour la liturgie.

    Des Mouvements de Chrétiens viennent régulièrement nous aider. Par exemple, dimanche passé, c’étaient les Légionnaires de la paroisse saint Jean ; ils ont apporté des vivres et du savon pour les partager aux malades.  Au mois de février, lors de la Journée Mondiale des Malades, le Cardinal ou son vicaire viennent célébrer la messe. Ce jour-là, les gens donnent beaucoup : des médicaments, du savon, des habits…

    En RCA, pas de Sécurité Sociale ni de soins gratuits dans les hôpitaux.

    Des Chrétiens de bon cœur font parfois des dons. Certaines familles de malades nous aident un peu selon leurs moyens.

    Dans les paroisses, des  Mouvements organisent des quêtes. Les amis de notre Congrégation nous aident aussi. Parmi eux, l’Entraide Missionnaire de l’Anjou (E.M.A) : une association du Diocèse d’Angers qui nous assiste chaque année dans nos activités sanitaires à Bangui et Ngotto.

    Ce sont tous ces dons réunis qui nous permettent de secourir les malades démunis.

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    Comme Petite Sœur, je suis heureuse de faire ce travail : mettre les gens debout, soigner ceux dont personne ne s’occupe,  dans la ligne de nos origines de garde-malades à la suite de notre fondatrice Mère Joséphine, c’est pleinement notre charisme de Petites Sœurs de Saint François.

    Pour illustrer mon propos, je vais vous parler d’Eugénie, une femme venue de MBRES, une ville éloignée.

    Pendant les violences, on a tué son mari. Elle, elle a dû fuir en brousse. A force de boire de l’eau sale, elle est tombée gravement malade. Elle s’est alors rapprochée de la route pour trouver du secours. Là, un véhicule de Médecins Sans Frontières l’a ramenée à l’Hôpital de l’Amitié à BANGUI. Mais, comme M.S.F avait la charge des accidentés et des blessés de la guerre, elle ne rentrait pas dans ce cadre et s’est retrouvée sans assistance. Grâce à l’aide de l’E.M.A, elle a pu être opérée. Il s’agissait de l’ablation de la rate. Aujourd’hui, Eugénie va mieux. Elle vit au PK22 sur la route de Damara, chez une famille chrétienne de bon cœur qui l’a accueillie. Un jour, j’ai eu la bonne surprise de sa visite à la fraternité. Elle venait me remercier avec quelques mangues et ignames du champ.

    Je remercie ceux qui contribuent à l’œuvre de l’E.M.A. Sans votre aide, Eugénie serait décédée, comme tant d’autres…

     Petite Sœur Marcelline

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  • En Algérie, des vies données

    A Oran, le 8 Décembre, aura lieu la Béatification des 19 Martyrs d’Algérie.

    Les 61 ans de présence de notre congrégation dans ce pays et dans l’Eglise d’Algérie nous met en communion avec ce qui va se vivre à Santa Cruz.

    La lettre pastorale d’Algérie nous dit « la béatification de nos frères et sœurs [est] une grâce pour notre Eglise, nous pouvons maintenant demander leur intercession. Car bienheureux ils continuent leur mission associés plus que jamais à l’œuvre du Seigneur dont l’Esprit travaille sans cesse dans les cœurs. Nous pouvons recevoir leur Béatification comme une confirmation de la vocation de notre Eglise à être sacrement de la charité du christ pour tout le peuple où elle est plantée »

    Beaucoup de musulmans ont perdu la vie et ne peuvent être oubliés. Parmi eux 114 imams sont morts parce qu’ils ont refusé de justifier la violence.

    12 frères Croates ont été égorgés parce qu’ils étaient chrétiens. Un autre dit « Je suis bosniaque et musulman » « Tous mes collègues aussi ». Ainsi 3 chrétiens parmi eux ont été sauvés.

    Ces frères, sœurs avaient donné leur vie à DIEU et dans le quotidien ils la donnaient au service du peuple Algérien. Leur vie était liée d’un lien d’alliance avec les amis de ce peuple dont ils partageaient la vie.

    C’est cette proximité dans le dialogue avec nos amis musulmans que nous avons vécu, nous Petites Sœurs de saint François d’Assise, une présence tissée de profondes amitiés dans ce vivre ensemble. Ces croyants par leur appel à la prière nous ont souvent provoqué à vivre notre foi. Ce peuple sait vivre la visitation dans différentes circonstances de la vie : naissance, maladie, mariage, décès, à travers l’hospitalité, l’accueil, la compassion. Une invitation pour nous à vivre la gratuité et la simplicité qui restent gravées dans nos cœurs aujourd’hui.

  • De l’eau à Ngotto !

    L’eau à Ngotto est un bien précieux. Quand il faut aller la puiser au loin par bidons de 20 litres, la transporter sur un « pousse » à la force des bras par des sentiers ensablés ou des côtes escarpées, chaque goutte compte ! surtout en saison sèche ! Découragés par les files d’attente aux deux seules fontaines du village ou par le prix du bidon, beaucoup de gens consomment l’eau qu’ils trouvent (petites sources, rivière…) : autant de risques pour la santé. Les enfants passent beaucoup de temps, envoyés par les adultes, à puiser et transporter l’eau, ils portent parfois de lourdes charges sur la tête. Dans le village, il y a beaucoup de maladies de peau et de parasitoses à cause de la mauvaise qualité de l’eau.

    Nos amis de l’association BATALI ont eu l’audace d’appeler au secours Monsieur Richard WALTON – unique fabriquant aujourd’hui en France de béliers hydrauliques – afin de restaurer nos anciens béliers hors d’usage et de ressusciter le château d’eau de la Mission. Après deux ans de persévérance, c’est chose faite ! et l’on n’en finit pas de s’émerveiller !

    un bélier hydraulique

    un bélier hydraulique

    Chez nous, les Petites Soeurs, ainsi qu’au presbytère et en quelques autres points de la paroisse, l’eau coule au robinet ! Les écoles et l’hôpital reçoivent des bidons d’eau propre gratuitement. Un robinet de distribution a été installé pour la population: l’eau est vendue chaque jour à petit prix par Joël, l’un de nos deux techniciens formés par Mr WALTON; le fruit de cette vente va permettre de rémunérer son travail : chaque jour, il descend à la source pour la vérification et l’entretien du système.

    Par ailleurs, au niveau de cette source, à 1,3 km en contre-bas du village, un bassin cimenté a été réalisé, pour permettre à tous de se laver, de faire la lessive, et aussi de puiser de l’eau propre grâce à des tuyaux.

    Béni sois-tu Seigneur pour Soeur eau… et toutes les bonnes volontés qui permettent d’y avoir accès !

     

  • Petite Soeur Lydie : une présence au coeur des villages meurtris

    Lydie est infirmière. Après son retour du Togo où elle avait travaillé dans une Pouponnière des Soeurs de Saint François, auprès d’enfants orphelins ou abandonnés, elle a repris sa mission à BANGUI dans le cadre de l’Equipe Mobile de Santé du diocèse. Cette mission l’amène régulièrement sur les routes de Centrafrique, aux côtés de Mgr Dieudonné, infatigable ouvrier de paix, en cette période où une partie du pays reste sous l’emprise de la violence. Un journaliste de l’équipe lui a consacré un article dont nous vous partageons ici des extraits…

    La fraternité des Petites Soeurs de Saint François, qui travaille depuis de nombreuses années sur la paroisse Notre Dame d’Afrique à BANGUI, est présente dans le champ pastoral de l’archidiocèse de Bangui, notamment dans la pastorale de la santé, l’éducation et le social.

    Parmi elles, la petite soeur Lydie, qui après son retour de sa mission au Togo, a automatiquement intégré l’Equipe Mobile de Santé de l’archidiocèse de Bangui, sur la demande du Cardinal NZAPALAINGA.

    Malgré les tensions qui régnaient dans les diocèses de BAMBARI et de KAGA BANDORO, la petite soeur Lydie a accompagné le Cardinal et son équipe d’abord au mois de décembre 2017 dans le diocèse de BAMBARI.

    Cette mission a été très pénible, parce qu’il y avait encore des affrontements entre les groupes armés à YPPI. Les habitants étaient en débandade, ils ont fui pour se réfugier à la paroisse Saint François-Xavier d’YPPI et dans la communauté des Soeurs Missionnaires de l’Evangile en mission dans la localité.

    L’occasion, pour la petite soeur Lydie, d’échanger et d’aider les Soeurs qui étaient dans une situation très difficile : beaucoup de gens avaient été tués innocemment par les groupes armés qui s’affrontaient dans la ville. Elle est ensuite allée à la rencontre des femmes et des enfants également en détresse, certains étaient malades. La petite soeur Lydie et le frère spiritain Elkana, de l’Equipe Mobile de Santé, leur ont prodigué des soins.

    Le cardinal et son équipe ont fait tout un travail de médiation auprès des groupes armés pour tenter d’arrêter la souffrance de la population de ce diocèse de BAMBARI. Notre petite soeur a eu l’occasion ainsi de rencontrer les femmes musulmanes et peulhes déplacées. Ces femmes-là aussi traversent les mêmes difficultés que leurs consoeurs non musulmanes: dépouillées de tous leurs biens pendant la crise, par les groupes armés.

    La tournée avec le Cardinal dans le Diocèse de KAGA-BANDORO a eu lieu en février 2018. Là encore, ils ont trouvé une réalité difficile. Les femmes et les enfants continuent de peiner sur les sites de déplacés, sans assistance conséquente pour l’heure. Dans certaines villes, les jeunes filles fuient pour ne pas être violées.

    Dans un entretien avec un journaliste de Radio-Notre-Dame-Bangui, la petite soeur Lydie était revenue sur les difficultés que rencontrent au quotidien les femmes de ces localités : « la tâche n’est pas facile pour le moment. Nous devons tous conjuguer nos efforts pour soutenir nos frères et soeurs, surtout les enfants qui souffrent dans les recoins de la Centrafrique. Merci à tous. »

  • Journée de partage et de fête avec Foi et Lumière

    Depuis le début de l’année, j’ai rejoint la Communauté Foi et Lumière
    « Jésus mon Soleil » qui s’est formé sur la paroisse. Hier, samedi 7 avril j’ai donc participé au grand rassemblement des handicapés et de ceux qui les accompagnent, parents, amis, professionnels qui avait lieu au centre St Jean.
    C’était une journée de fête, de partage et de prière qui a réunis 220 personnes du diocèse et qui s’est terminée par l’Eucharistie présidée par Mgr Delmas notre Evêque.

    Dans l’après-midi 11 ateliers étaient proposés, j’avais choisi la prière gestuée à 14 heures. Je me retrouve donc avec 7 autres personnes et une animatrice Stéphanie. A ma droite un jeune homme Jean Michel. Je suis frappée par la dureté de son visage fermé, figé. Phrase par phrase Stéphanie mime le psaume du Bon Berger. Avec beaucoup de mal, Jean Michel élève petit à petit ses mains, fait le geste de bercer… d’écouter… de boire…Je ne cesse de l’encourager de lui sourire, de l’aider dans ses mimes. Il me semble qu’au bout de l’heure son visage se soit un peu adouci… Quant aux gestes, je ne peux vraiment être fière ni des miens, ni de ceux de mon voisin.

    L’atelier est terminé, nous nous séparons. Une bonne heure après, je croise à nouveau Jean-Michel qui est avec son groupe d’handicapés et leur monitrice. Il me reconnaît, m’agrippe et trépigne bruyamment pour attirer l’attention de cette dernière. Son visage n’est que sourire rayonnant de joie. J’explique à l’animatrice que j’étais avec Jean-Michel à l’atelier, elle me remercie, mais n’a pas compris que des deux, c’est moi qui a le plus reçu.

    Ce visage transfiguré, c’était la visite de Jésus Ressuscité, vainqueur des forces de mort. Comme le disait le thème de la journée:
    « Tous missionnaires avec nos fragilités » Jean Michel et moi, nous avons fait l’expérience de ce 7 avril 2018.

    Paule Dolais, Petite Soeur à Angers

  • Vivre une présence fraternelle à tous… avec Habitat et Humanisme

    Il y a quelques années HABITAT et HUMANISME a lancé un appel à la
    famille franciscaine pour qu’une fraternité de 3 sœurs franciscaines assure une
    présence toute simple, à La palombe, au milieu de résidentes accueillies en vue
    d’une réinsertion sociale.
    C’est ainsi qu’en 2012, 3 Petites Sœurs de Saint François sont arrivées pour
    former cette fraternité.
    Les débuts ont été faits d’itinérance car la Palombe était en travaux. Comme Saint
    François nous avons vécu plusieurs mois en « pèlerins et étrangers » à Villiers le
    Morhier, puis Epernon avant de pouvoir complètement nous installer à la Palombe.
    Que vous dire de notre vie à la Palombe ? C’est une vie toute simple dans
    l’ordinaire des jours. Mais dans le quotidien le plus banal, Dieu prends corps
    chaque jour, si nous lui prêtons nos mains, nos yeux, nos oreilles, nos cœurs pour
    regarder, écouter, accueillir, aimer ceux qu’Il met sur nos routes.

    Dans ce milieu labouré par les rudesses de la vie, où sont accueillies des personnes
    fragilisées par ce qu’elles ont traversé comme épreuve nous sommes témoins de
    gestes tout simples qui sont mille raisons d’espérer !
    Comme par exemple :
    • Ces services échangés entre Résidentes.
    • Ces enfants venus aider l’une de nous à ramasser l’herbe de la pelouse, et les
    mamans, dépassant leurs difficultés, heureuses de voir leurs enfants œuvrer ensemble.
    • Ce repas partagé organisé par un résident, repas qui a rassemblé les personnes
    autour d’un moment convivial où chacun a pu participer.

    • Ce sont encore les anciens Résident -e- s qui reviennent nous dire bonjour.
    • Ce sont aussi ces bénévoles qui se donnent à fond avec patience et compétence
    et qui continuent à croire et espérer, même au plus noir de la nuit.
    • Cette Résidente qui au fond de la « galère » trouve l’énergie de rebondir et
    ainsi redonne du tonus aux autres.

    Souvent dans la prière, dans notre oratoire, au cœur de la Palombe, nous avons
    déposé au Seigneur, les situations, les personnes en difficultés que nous
    rencontrions ; quand nous les sentions démunies, déroutées, nous savions que Lui
    pourrait œuvrer …même à travers des portes verrouillées.

    Aujourd’hui est venu le temps du départ. Nous sommes envoyées vers d’autres
    horizons.Nous sommes appelées à vivre dans d’autres fraternités mais c’est au service d’un
    même appel.

    Nous rendons grâce pour ces années passées à la Palombe. Et nous invoquons l’Esprit Saint pour que nos vies
    soient dans le monde d’aujourd’hui, des vies toujours plus ajustées à l’Evangile,
    pour qu’elles prennent avec le Christ « forme d’Evangile ». Notre prière continuera d’accompagner toutes les personnes rencontrées ici…

    Hélène, Anne Marie et Monique

  • Montre-moi ton visage…

    Témoignage de Marie-Thé, Petite Soeur à Morannes (près d’Angers, lieu de naissance de notre fondatrice) :

    Montre- moi ton visage… Ce thème de la journée mondiale de la santé m’a invitée à relire la vie de Louise Renault, notre fondatrice :
    En voyant une pauvre, elle regarde son visage souffrant, elle la prend dans son froid grenier
    et lui donne son lit pendant qu’elle passe la nuit près d’elle sur une chaise.

    A Morannes, elle a sans doute elle-même visité les malades de l’hôpital… Dans son sillage, les Petites Soeurs de St François ont toujours été présentes auprès des malades, puis des personnes âgées de l’hôpital, qui s’est transformé en maison de retraite. Aujourd’hui encore, les Petites Soeurs continuent d’accompagner les résidents.

    Marie-Thérèse (à gauche) avec d’autres    Petites Soeurs, à Morannes

    Depuis 2012, une aumônerie avec 7 accompagnateurs est mise en place… dont je fais partie.
    Nous assurons chaque semaine la permanence à tour de rôle pour descendre les résidents pour la messe ou pour une liturgie de la Parole, et faire des visites.
    « Montre- moi ton visage » : mystère des visages… merveille des visages. Le visage d’une personne « parle »… Visages beaux, visages souffrants, marqués parfois par la solitude, visages affrontant le quotidien, visages façonnés par toute une vie bien remplie…
    Ce sont des temps forts que nous vivons en équipe…
    Nous sommes émerveillés de la capacité d’adaptation des résidents, de leur sourire, de leurs visages lumineux qui donnent sens à leur vies et à la nôtre…

    Nous vivons des moments merveilleux, lors de la fin de vie. Nous sommes témoins de cette sérénité, cette profonde paix pour ce passage sur l’autre rive, ce lâcher prise…

    Ma prière est souvent celle-ci : « Seigneur, donne-nous de savoir Te reconnaître et donne nous ta tendresse pour les rencontrer vraiment »

    Je fais mien ce joli poème de J. Broissard :

     

    Que je voudrais trouver des mots qui réconfortent.
    Des mots qui donnent du courage, des mots d’espoir :
    Des mots : La plupart du temps je suis sans voix.
    Sans Mots Parce que je les trouve inutiles, Inadaptés .
    IIs ne peuvent rejoindre la douleur . Alors je me tais, J’écoute
    Attentif à leurs mots.
    Attentif aux signes qu’elles m’envoient .
    Attentif à leur corps.
    Un sourire, une pression de la main, peut-être trouveront-elles le courage de continuer la route
    Les mots qu’elles trouvent elles – mêmes au plus profond de leur nuit.
    Et qui sait !
    Celui qui a dit : Je ne suis pas venu pour les biens portants mais pour les malades.
    Venez à moi, et je vous procurerai le repos

    Marie Thérèse Baslé… en route pour une action de grâces 1819 (naissance de notre fondatrice)- 2019 !

     

     

  • Avec les familles de prisonniers…

    A Lorient, Gisèle, une Petite Soeur est engagée au bateau-bleu, qui accueille les familles de prisonniers. Partons avec elle à leur rencontre !

    « Le bateau bleu », aux abords de la prison

    Le « bateau-bleu » est un espace de solidarité où viennent les familles des détenus du centre pénitentiaire de Lorient Ploemeur (où sont 300 détenus). Avec 53 bénévoles, l’association organise des rotations pour être présente lors trois journées dédiées aux parloirs. Des binômes de bénévoles se relaient.

    C’est un sas de décompression pour les familles. Avant et après le parloir, les femmes, souvent accompagnées d’enfants, sont heureuses de trouver un lieu d’accueil. La visite est un moment très stressant, car il faut affronter l’univers carcéral. Ce parloir est fréquenté en grande majorité par des femmes, qui ne le rateraient pour rien au monde.

    Comme bénévoles, nous sommes à leur écoute, nous offrons du réconfort par le biais d’un sourire, d’une boisson, de gâteaux, de bonbons… Les enfants peuvent jouer, dessiner pour leur papa. Bien des femmes se refont une beauté !

    Notre attitude s’articule autour de quatre mots clés : l’écoute, la discrétion, la disponibilité, le respect de la diversité des visiteurs.

    Gisèle à l’intérieur du local, derrière le comptoir où sont donnés boissons, petits gâteaux…

    Quelquefois fois, certains sont là pour attendre une personne qui est au parloir. Ce temps semble long. C’est la visite surprise d’un prisonnier qui arrive avant l’heure fixée. Au passage Il apprécie un café. C’est un prisonnier, à sa sortie : « Vous accueillez ma mère, à sa retraite elle sera bénévole. »

    En 2017, le « bateau bleu » a accueilli 11 400 personnes dont 1 700 enfants !

    Je me sens très à l’aise dans cet engagement. Ca correspond bien à ma vie de Petite Sœur… Être simplement présente, discrète, aimante. Accueillir chacun, sans exception, avec un regard de bienveillance…

    Gisèle

  • Faire des maths en étant solidaires !!

    Oui, oui, c’est possible !!

    Chantal, Petite Soeur à Chelles et prof de maths en collège-lycée, nous partage cette belle aventure !

    Depuis le début de l’année scolaire, 11 collègues de maths du collège se sont mobilisés autour d’un concours solidaire… Une belle expérience qui motive ensemble élèves et professeurs ! Le concours a eu lieu le 5 février… juste à temps pour que l’épreuve ait lieu sans encombre…avant l’arrivée de la neige ! Peu de temps après, les transports scolaires ont été supprimés et l’établissement fermé. Ce qui a fait dire à l’un de mes collègues de maths musulman : « Vraiment Dieu était avec nous ! »

    Ce concours est proposé par le secours populaire : Aidons et parrainons des centaines d’enfants en  République Démocratique du Congo !»

    En RDC, la communauté pygmée vit dans des conditions difficiles *.

    Souvent victimes de discrimination, les enfants sont exclus du système scolaire, ils n’ont accès ni à l’éducation, ni à la formation.
    Depuis 2016, le Secours Populaire Français aide une association locale à soutenir la scolarisation de ces enfants.

    En 2018, Drôles de Maths propose à tous ses candidats, par un don modeste (1€ par élève, c’est déjà très bien !), de parrainer la scolarité de centaines d’enfants pendant trois ans.

    C’est ainsi que le lundi 05 février 2018, 374 élèves de sixième, cinquième et quatrième du collège Saint Laurent de Lagny sur Marne venant de 21 classes différentes ont pu se muscler en logique et en Mathématiques ! Et faire des progrès tout en s’amusant.

    Pour participer au concours, la mise originale proposée aux enfants était de 3,50€ mais cette somme pouvait être complétée au-delà. Et nos élèves se sont laissés « toucher » pour la cause puisque nous avons pu, grâce à eux,  envoyer un don de 900€ !  De quoi, aider la scolarisation  de centaines d’enfants en RDC !

    Prochaine étape maintenant : réunir nos élèves autour d’un témoignage sur les enfants pygmées du Congo, qui sera donné par un collègue de maths Congolais.

    Et rendez-vous en avril pour connaitre les résultats !

                                                          Chantal, et l’équipe de profs de maths du collège

    * En Centrafrique aussi, nos Petites Soeurs se font proches aussi de la population pygmée. http://petites.soeursfranciscaines.org/en-centrafrique/