• De France en Centrafrique, Mère Joséphine parle au coeur

    200ème anniversaire de notre fondatrice Mère Joséphine ! Bien loin de MORANNES, son lieu de naissance, les Petites Soeurs de Ngotto ont proposé aux habitants de vivre un temps de pèlerinage, en lien avec la spiritualité de Mère Joséphine.

    Ecoutons combien son message résonne dans les coeurs !

    Petits et grands sont arrivés en foule… pour vivre un pèlerinage qui allait nous conduire à la chapelle du village POUTEM distant de 3 kilomètres. Dans la joie et le recueillement, cette joyeuse assemblée a parcouru les diverses étapes !

    Nous sommes à des milliers de kilomètres de l’Anjou, dans une culture complètement différente, au coeur de l’ethnie Boffi,  à deux siècles de sa naissance… mais quelle surprise et quelle joie de voir, de sentir, combien les gens sont touchés par le message et la vie de Mère Joséphine ! :

    « Nous sommes très contents de vivre pour la première fois ce temps fort de prière avec nos Sœurs de NGOTTO. »

    « Je suis surprise de voir que la vie de Mère Joséphine correspond à la nôtre aujourd’hui, cela me plaît. Ses parents n’étaient pas des riches, c’étaient des pauvres gens, paysans, travaillant comme nous dans les champs des autres pour survivre. »

    « Louise était malade, mais elle a accepté de quitter son village pour aller se soigner à la ville. Et par la suite, le Seigneur a mis devant elle des sœurs pour l’orienter et pour devenir ce qu’elle est et ce qu’elle nous laisse aujourd’hui. » NB : Cette réflexion s’exprime dans un village où beaucoup de gens négligent les soins et quittent très difficilement le village pour se soigner. Et trop nombreux sont ceux qui meurent très jeunes par défaut de soins.

    Une mère de famille, Léa : « Ce qui m’impressionne dans cette vie de Mère Joséphine, c’est qu’elle était d’une famille sans moyens, mais elle a reçu une éducation. On l’a envoyée dans l’école ouverte pour les pauvres par les Sœurs. Sa famille ne l’a pas empêchée de fréquenter l’école. On lui a appris seulement les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, elle n’était pas très instruite. Mais c’est avec ce peu qu’elle a reçu qu’elle a pu devenir religieuse, écrire à ses Sœurs. Et aujourd’hui, nous pouvons lire ses écrits. Et nous ici, à NGOTTO, combien de parents ne laissent pas leurs enfants aller à l’école ! Parfois, on a besoin d’eux au champ ou à la pêche. Et l’école ? Nous devons prendre exemple : nos enfants n’ont pas besoin d’une grande instruction, mais de se débrouiller dans la vie : savoir lire, écrire, calculer. C’est très important. »

    Une autre maman, Anastasie : « Nous avons écouté l’histoire de Mère Joséphine. Mais… est-ce que seuls les Européens peuvent être saints?!  Ne sont-ils pas nés comme nous dans une famille ? C’est dans la famille que tout se prépare. Nous aussi, nous pouvons devenir des Saints si nous vivons une vie spirituelle, si nous mettons en pratique les exigences chrétiennes et si nous devenons de vrais témoins du Christ. L’Afrique peut compter parmi le nombre des Saints. Dans nos familles, parlons, partageons, éduquons à une réelle vie avec le Christ. »

    De retour à NGOTTO, le cœur content, la joie a continué à se partager autour d’un bon bol de bouille de riz préparée par la fraternité, puis une projection de photos présentant la mission des Petites Sœurs en France et en Centrafrique ainsi que le témoignage des Chrétiens Associés.

  • 200 ans ça se fête !

    Les 30 et 31 mars derniers les Petites Soeurs de Saint-François-d’Assise, des personnes proches de la congrégation et des chrétiens de la région de Morannes ont fêté les 200 ans de la naissance de la fondatrice Mère Joséphine, née Louise Renault.

    Le rendez-vous était fixé ce samedi 30 mars 2019 à 14h, pour l’accueil de tous les invités, sur la place de l’église de Morannes. Autour du baptistère de cette église, les participants se sont rassemblés pour la 1ère étape de ce pèlerinage. C’est en effet en ce lieu que Louise Renault a été baptisée le 31 mars 1819, le lendemain de sa naissance.


    Puis, à partir de là, un convoi de quelques dizaines de véhicules s’est élancé vers les lieux où Louise Renault a vécu durant sa jeunesse. Parmi les participants se sont retrouvés des Petites Sœurs de tous âges, leurs amis et les membres de leurs familles, les prêtres, les religieuses et religieux franciscains, les chrétiens associés et des habitants des communes environnantes, pour marcher à la suite de Louise Renault sur les chemins de Morannes, Daumeray et Brissarthe.

    En fin d’après-midi, après cet émouvant pèlerinage, ponctué de récits, de chants et de prières, tous les pèlerins se sont retrouvés à Morannes, pour un temps de convivialité. L’occasion de se remémorer, souvenirs, impressions, questions…

    Un temps a été ensuite consacré à la présentation de l’histoire de la Congrégation des Petites Sœurs de Saint François d’Assise, depuis la jeunesse de Louise Renault, déjà toute habitée par sa foi en Jésus-Christ, jusqu’à l’époque actuelle, en passant par les différents développements de le Congrégation en France et à l’étranger.

    A l’invitation du P. Jean Quris (délégué épiscopal à la vie consacrée), des Petites Sœurs (aînées et jeunes, françaises et centrafricaines), ainsi que des chrétiens associés ont témoigné de leur vie éclairée et animée par le charisme de Mère Joséphine.

    Mgr Delmas, évêque d’Angers, ainsi que Mère Marie-Noël Bénédicte, Prieure Générale des Servantes des Pauvres, se sont joints à ces festivités.

    Le lendemain, dimanche 31 mars, le matin dès 7h45, quelques vingt-six vaillants pèlerins, ont cheminé à pied, à partir du « Petit Cordé », lieu de la maison familiale de Louise Renault.
    Dans des temps alternant silence, prière et partage, ils sont arrivés sur la place de l’église de Morannes.

    Là, d’autres participants, dont quelques membres de la famille de Louise Renault, les paroissiens de Sainte-Claire-entre-Mayenne-et-Sarthe, des Petites Sœurs, chrétiens associés et amis les attendaient pour entrer dans l’église pour la célébration de l’Eucharistie dominicale présidée par le P. Jean Quris.

    Le P. Gérard Martin, curé de la paroisse, a accueilli les pèlerins avec joie et fierté. Chaque groupe de participants a été invité à se présenter devant le reste de l’assemblée. Ce sont ensuite quelques Petites Sœurs et chrétiens associés qui ont ouvert la célébration par une procession vers l’autel.

    Les chants proposés par l’équipe paroissiale de la liturgie ont été repris avec entrain, à la suite des musiciens et chanteurs de l’équipe d’animation.

    Tout au long de ces journées, chacun a pu apprécier l’enthousiasme des équipes paroissiales : c’est grâce à leur investissement auprès des Petites Sœurs de la fraternité de Morannes depuis de nombreuses semaines, que le 200ème anniversaire de la naissance de Louise Renault a pu se dérouler avec une telle sérénité.

    Une belle fête ne se termine jamais sans un repas : en effet, après la messe, une rencontre amicale a réuni toute l’assemblée autour d’un apéritif, et chacun a été invité à partager fraternellement le repas de clôture.

    « Un soleil vif et printanier a illuminé ces 2 journées – sans doute un clin d’œil de Mère Joséphine qui avait promis de veiller sur nous du haut du Ciel », a fait remarquer un membre de l’équipe !

  • Au coeur de la mort, la solidarité…

    Joachim, c’est ce jeune garçon Pygmée Aka, l’un de nos élèves de l’école de ce campement (ici avec son maître et Sr Prisca). Il était brillant élève, malgré ses nombreuses absences pour cause de chasse ou de cueillette en forêt… le lot de toutes les classes des campements où il faut au maître souplesse et passion pour fidéliser les enfants tout en respectant le rythme du village, calqué sur les lois de la nature.

    Joachim souffrait d’obésité, ce qui est extrêmement rare chez les Akas… et peut-être d’une maladie qui en était la cause, nous ne le saurons jamais. Pendant une longue période en forêt, loin du campement habituel et de toute commodité, une blessure à la jambe a dégénéré en plaie surinfectée, d’une rare gravité.

    Les soins traditionnels, dont les Pygmées ont le secret, n’y ont rien fait. Et très vite, comme il est de coutume, la maladie a été vue comme acte de sorcellerie. Quand l’enfant a été amené à NGOTTO par Pierre, un jeune papa éveillé du campement, il était déjà tard. Transféré à l’hôpital de BODA, la famille n’a pas accepté le rythme de ces soins trop médicaux et a regagné le village.

    Quand Joachim nous a été amené sur une charrette en dernière urgence, nous ne savions que faire. L’enfant souffrait atrocement et attendait tout de nous. Nous l’avons installé dans une pièce à la paroisse avec sa maman, et nourri au mieux car il avait faim, mais que faire de cette plaie pratiquement intouchable qui avait pris toute la jambe? Seule l’amputation semblait pouvoir le sauver. Une seule chance était là: l’arrivée prochaine à MBAÏKI du Professeur ONIMUS, chirurgien orthopédique franc-comtois* qui vient opérer depuis plusieurs décennies en RCA. Sœur Rosine a fait ce qu’elle a pu pour le calmer et éviter l’aggravation du mal. Un petit miracle s’est produit puisqu’il a pu supporter le voyage jusqu’à MBAÏKI, puis Bangui où il a été transféré pour l’opération, accompagné de Pierre et de sa maman. Quelle aventure pour eux!!

    Joachim a donc été opéré au Complexe Pédiatrique de BANGUI dans de bonnes conditions. Le pronostic après l’opération avait donné bon espoir à tous. Nos Petites Sœurs de BANGUI avaient commencé à visiter l’enfant et à accueillir la maman un peu perdue…! Celles qui avaient vécu à NGOTTO étaient d’un grand réconfort pour eux. Mais voilà qu’après trois jours, sa santé s’est vite dégradée et l’enfant a succombé.

    Nous savions le risque grand, mais nous l’avions pris pour tenter de sauver une vie. Maintenant, il était mort… loin de son campement, où les traditions autour de la mort sont si fortes. Que fallait-il faire? Nous ne pouvions ramener le corps jusqu’à Ngotto par une telle chaleur, mais ne pouvions pas non plus l’enterrer dans l’anonymat de la grande ville. Après réflexion, nos Petites Sœurs de Bangui ont fait tout le nécessaire et trouvé un véhicule pour amener le corps à MBAÏKI (terre de la Lobaye!). Avec les Sœurs de la Charité (de Mère Térésa) et le curé de la Cathédrale, précédemment à NGOTTO, nous avons pu enterrer dignement notre enfant après un temps de prière à l’église et un message fort du père Maximin.

    Par la suite, le retour au village fut douloureux, mais l’occasion pour Pierre d’exhorter ses frères à ne pas négliger la santé des enfants et de témoigner de la grande chaîne de solidarité qui s’est tissée autour de Joachim jusqu’à la fin.

    Petite Sœur Isabelle

     

     

  • Dialoguer, c’est chercher Dieu

    Les Petites Soeurs de Beauvais témoignent d’une journée de témoignage et de formation sur le dialogue interreligieux.

     La spiritualité dans l’Islam et le Christianisme : Comment fonde telle et construit-elle la fraternité ?

    Eric GEOFFROY : islamologue, spécialiste du soufisme ; fondateur de conscience soufie.

    Philippe KERNEY : prêtre accompagnateur du service diocésain des relations avec les musulmans.

    Comme témoins et acteurs de la fraternité, ils nous ont donné des textes fondamentaux en partant de leur expérience. Egalement des personnes de religions diverses ont témoigné.

    Ce que nous retenons : « La Création toute entière est la famille de DIEU. »

    Eric  G : A vécu des expériences dans plusieurs religions. A un moment donné, à la découverte de la spiritualité du soufisme dans l’Islam, il s’est dit: « c’est là ma place ».

    *La dimension spirituelle intérieure se vit au quotidien, également dans des temps de retraite de plusieurs jours parfois au désert, en groupe ce qui demande:

    *Une attention à la fragilité de l’autre.

    *Une dimension à l’universalisme, de libération.

    *Temps fort d’adoration où je ne possède pas DIEU, mais c’est DIEU qui me possède.

    Ce qui ressort: La désappropriation d’un DIEU qui est toujours au delà de mon appréhension.

    -Le sens de la Vérité qui est unique, mais les chemins pour y arriver sont différents ; Le rappel à s’ouvrir à la culture du dialogue. L’ignorance mène à la peur.

    -Faire un pas vers l’autre tel qu’il est dans sa différence ; dialoguer c’est chercher DIEU :

    « expérience vécue dans le quartier où nous sommes ».

    Philippe. K. : Rappelle les fondements spirituels dans la tradition chrétienne.

    « Père Créateur/ Fils Serviteur/ Esprit Donateur.

    *Invitation à vivre la Vérité de l’Evangile, qui remplit la force des âmes désarmées.

    * Souci des uns et des autres, comment l’Esprit Saint est à l’œuvre.

     » A Chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du Bien de tous ». (1 Corinthiens, 12)

     

    Les Petites Soeurs de Beauvais

     

  • Liens interculturels à la fraternité de Chelles

    Pendant l’année 2017 2018 nous avions accueillis 2 sœurs Vietnamiennes à la fraternité. Elles ont une Communauté à Epernay depuis plusieurs années et souhaitaient s’implanter dans la Région Parisienne. Monseigneur Nahmias nous a donc demandé d’en accueillir deux afin qu’elles fassent un peu connaissance avec la Paroisse et les Chellois. Elles allaient travailler à L’Eglise Notre Dame de Lorette. Le matin prière ensemble et le soir repas, ce qui nous permettait un temps de partage. Elles ont progressé en français « au dire de leurs sœurs responsables ».

    En septembre 2018 elles ont créé une Communauté dans les locaux de l’école Catholique Gasnier Guy tout prêt de chez nous. Deux d’entre elles, travaillent à l’école, deux autres continuent à N D de Lorette et une nouvelle arrivée  apprend le Français.

    Aujourd’hui elles nous ont invitées avec le responsable de l’enseignement catholique à venir célébrer l’Eucharistie., étaient aussi présentes  deux de leurs collègues, portugaise et Africaine. Avec le Prêtre et les sœurs nous avons dégusté le bon repas confectionné avec beaucoup de doigtée.  Dans une ambiance fraternelle et dans la joie, nous avons partagé sur nos missions respectives et le vécu de chacune.

    Marie a été aux cours de Français à la grande Prairie, là où Madeleine fait aussi l’alphabétisation. Elle cherche par tous les moyens d’avancer dans la compréhension pour mieux s’exprimer en français.

    Mercredi dernier nous  avons transcrit  en français la bonne recette des  « rouleaux de printemps.

    Chaque mercredi après-midi nous faisons porte ouverte, elle  nous y rejoint ce qui lui permet de rencontrer des personnes différentes et de pouvoir échanger de diverses manières.

    Les échanges se poursuivent !!

    Les Petites Soeurs de Chelles

  • Autour d’un vitrail…

    A l’occasion de la fête de notre fondatrice, les fraternités de Petites Soeurs et les chrétiens associés étaient appelés à partager sur l’appel à la sainteté du Pape François… et de vivre un temps de célébration pour s’offrir mutuellement les appels à la conversion entendus, reçus… quelques échos de ces rencontres ! :

    Voici le fruit de notre belle rencontre de ce jour.
    Rencontre de la fraternité de Beauvais et Chelles plus un intrus ………moi !
    Merveilleuse rencontre après un accueil à Chelles avec un petit café, nous sommes allés à la messe de 10h45 en La Chapelle de sainte Bathilde animée par une chorale africaine, très festif et très coloré, cela bouscule un peu …….
    Puis nous avons dégusté un délicieux repas avant de partager à partir de « l’exhortation apostolique » de notre Saint Père, échange très riche.
    Et  nous retombons en enfance en composant ce vitrail… !
    Nous sommes en chemin de sainteté…………ne doutons pas !!!!!!!

    Dany, chrétien associé

    Notre « visitation » à Beaupréau

    C’est précisément le 2 Février, journée dédiée à la vie consacrée que nous avons réalisé ce projet de « visitation ». Nous sommes arrivées en fin de matinée au foyer logement accueillies par Hélène,Solange et Anne Marie, heureuses de nous faire visiter leurs logements et la salle de prière.

    Un petit apéro nous requinque et nous partageons le repas  tout en échangeant des nouvelles, ce qui a donné le temps à Marie Christine, chrétienne associée de nous rejoindre, choix qu’elle a fait malgré ses  nombreuses obligations !

    Alors nous commençons notre rencontre par un temps de célébration: oui nous « femmes sur la route du Seigneur….nous lui rendons grâce de tout notre cœur ». Nous écoutons une lettre (n° 44*) de Mère Joséphine, suivi
    d’un grand temps de partage; nous offrant mutuellement les appels entendus en lien avec la vie  de Mère Joséphine. Puis le psaume 65 nous fait « glorifier Dieu et retentir sa louange ». Arès un dernier appel à notre Père du ciel, nous nous unissons à la Congrégation en priant Mère Joséphine.

    Et nous voulons mettre nos découvertes dans un vitrail !

    C’est dans la joie, la simplicité et l’action de grâce que nous avons vécu cette belle « visitation » à nos petites sœurs de Beaupreau.

    Les Petites Sœurs de Lorient

    * « Disons-Lui sans cesse que nous voulons être à Lui sans partage et sans réserve, malgré les répugnances de la nature. Il ne faut pas s’effrayer de ce qui se pas­se en nous car c’est le moment méritoire pour nous. C’est Jésus, notre Bien-Aimé, qui veut que nous portions notre croix avec Lui. Ne Lui refusons pas dé la porter avec Lui. Disons-Lui souvent: « Mon Bien-Aimé Jésus, je vois que Vous m’aimez : puisque Vous me donnez de si grandes preuves de votre amour. Oh ! oui, je veux vous faire des sacrifices. Allons, mon âme! du courage pour plaire à Jésus. Je veux m’immoler pour son amour. Je ne veux faire que sa Sainte Volonté ».

    Oh ! oui, ma bonne petite Soeur, c’est tout votre désir, j’en suis sûre. Ne craignez pas. Jésus est avec vous. Ne comptez pas sur vous pour faire quelque chose de bien. Non, vous ne pouvez rien, mais le bon Dieu peut tout. Que ce soit là toute votre ressource. Faites tout pour Lui plaire. Rien pour vous satisfaire ».

     

  • La place des religions dans les quartiers

    A Beauvais ce vendredi 18 janvier 2019…  Madame  Caroline Cayeux Maire de Beauvais a invité les membres des différents cultes : Musulmans,  Juifs,  Orthodoxes, Protestants et Catholiques ;  pour nous présenter ses vœux autour d’un petit déjeuner convivial.  Chacun s’est présenté, elle nous donne  la parole.

            Rassemblement au jardin de la paix

    … »Comment se passe la vie sur le quartier »  demande-t-elle aux Petites sœurs… «  Nous  l’avons vu  se construire ; les liens se sont tissés peu à peu …. Nous connaissons beaucoup de monde,»

    La présence du groupe  « croyants unis pour la Paix », avec le jardin de la Paix sont une réalité importante visible et connue de beaucoup sur le quartier. A l’occasion d’évènements marquants  nous nous retrouvons au jardin de la paix pour prier chacun dans sa religion, ou pour faire la fête  …

    Par contre, Il y a un  problème de drogue …  comme sur le quartier Argentine,  c’est  tout un réseau entre  Beauvais – Paris –Creil…et le Nord.  De belles voitures circulent avec la drogue… parfois aussi avec des armes lourdes nous a précisé Madame le Maire. La municipalité a fait le choix d’armer les agents de la police municipale à cause de ces réseaux  dangereux pour la sécurité… Nous avons abordé également les questions d’éducation, le chômage…

    Madame le Maire est très ouverte, elle nous a évoqué les gilets jaunes, elle les a reçus plusieurs fois à la  mairie. Parmi leurs interrogations : « combien gagnez- vous par mois ?  Elle leur renvoie la question,  leur réponse est 15000 € par mois…  Vous pouvez diviser par 3 leur dit elle. ». Elle leur a accordé de s’installer à proximité des ronds-points.

    Madame la Maire suggère qu’à la journée des associations  les différents cultes soient présents, une manière de les rendre visible. La laïcité n’est- elle pas le respect de l’autre dans l’accueil de la différence  jusque dans sa religion ! ….

    Avant de partir elle nous invite à nous retrouver l’an prochain !

    Les Petites Soeurs de Beauvais Christine, Geneviève, Godeleine, Anne-Marie

     

     

    1. le L. = Madame le Maire
  • Dans l’horreur d’Alindao…

    Alindao, première mission de notre Congrégation en Centrafrique, en 1951. Combien de Petites Sœurs y ont vécu et œuvré jusqu’en 2002… Et combien le calvaire qui s’y vit depuis des mois et le drame du 15 novembre nous touchent !

     Le site de la Cathédrale, où une foule de familles avait trouvé refuge, a été très violemment attaqué par les rebelles SELEKA qui règnent en maîtres dans toute la région. Nous partageons des extraits du rapport rédigé par l’évêché d’Alindao, daté du 25 novembre, dix jours après le drame.

    Pour aller plus loin, lire le message des évêques de Centrafrique

      « Le début de la matinée semblait ordinaire : chacun vaquait à ses occupations, quand tout d’un coup, aux environs de 8h les tirs reprirent, se rapprochant du site. L’offensive irréversible est lancée !

    Les pertes humaines et les dégâts matériels sont dramatiques.

    Le site de la Cathédrale comptait environ 26 000 personnes déplacées. Au moins 82 personnes sont décédées dont 2 prêtres et 2 pasteurs ; et il y a eu au moins 34 blessés.

    Les biens matériels ont été pillés et emportés. Les panneaux solaires, les batteries et de l’argent ont été emportés. Les réserves de nourriture et de carburant ont été prises.

    Le presbytère a été incendié ; de même que les bureaux de la Caritas, Codis (santé) et de l’ECAC (éducation). La Cathédrale qui a subi des tirs nourris d’armes lourdes  a été profanée, saccagée et pillée, les archives parties en fumée ; les flammes ont embrasé une bonne partie du plafond, mais l’incendie n’a pu progresser, par miracle ?

    Au lendemain du drame, la population qui s’était massivement enfuie dans la brousse est revenue désespérément marcher sur les cendres, les ruines fumantes du site. Scènes de désolation et de lamentation émouvante… Elle fouille effrénément dans les cendres dans l’espoir de retrouver une marmite encore en état ou de ramasser les grains de riz…

    Grande était l’émotion, mais grande aussi était la détermination des survivants à se réinstaller, à continuer de survivre…

    Quand les survivants des massacres se sont rendu compte que l’évêque et quelques prêtres du diocèse ont refusé de quitter la Mission pour rester avec la population sinistrée, ils se sont mis en œuvre aussitôt dans la reconstruction de leurs huttes de fortune sur les cendres. C’est frappant ! Plus de la moitié des gens sont déjà revenu sur le site.

    Cependant, Alindao pleure et enterre ses morts, fait le décompte macabre de ses blessés et disparus, se nourrit du vent, dort à même le sol, à la belle lune,  exposée aux intempéries, aux morsures de reptiles et insectes. Son quotidien est menacé par l’insécurité ambiante et s’inquiète pitoyablement de l’avenir scolaire de ses enfants : c’est la quatrième année blanche qui s’annonce. Cela ne semble émouvoir personne !

    Nous, en tant qu’Eglise, sommes les grands perdants dans cette crise devenue endémique faisant de nous des premières cibles de l’ennemi.

    Nous ne cessons de pleurer nos confrères prêtres atrocement abattus, et bien d’autres victimes ; nous avons presque tout perdu, mais nous nous estimons heureux de ne pas avoir encore perdu notre foi. Nous nous réjouissons encore d’avoir le courage de regarder l’ennemi dans les yeux et de lui offrir un pardon sincère. Jamais nous ne nous laisserons gagner par l’esprit de vengeance ni ne laisserons la peur nous dicter sa loi.

    Nous allons continuer notre mission, toujours avec l’option pour les pauvres comme leitmotiv et nous essayerons, par la grâce de Dieu, de reconstruire notre Eglise et nos structures sur les cendres de cette tragédie.

    Merci à ceux et celles qui de près ou de loin ont manifesté leur indéfectible générosité et solidarité à notre égard. Merci pour vos prières qui ont été d’un si grand réconfort moral et spirituel pour nous durant ces épreuves. Soyez bénis !

    Alindao, le 25 Novembre 2018

    Extraits des propos signés de Mgr Cyr-Nestor YAPAUPA, évêque d’Alindao

     

  • Des maths solidaires !

    Petit écho de ce que nous avons vécu dans le collège où je travaille ; JOIE de beaux moments
    partagés !

    Chantal, Petite Soeur de St François et prof de maths, avec une collègue

    Chaque année, au niveau national, le concours de mathématiques « DRÔLES DE MATHS » fédère en
    France, des milliers d’élèves autour d’un projet « solidaire » consacré à des enfants du monde en
    difficulté. http://www.drolesdemaths.org
    « Après la terrible guerre et le génocide qui ont touché le Cambodge (Asie) entre 1975 et
    1999, de nombreux enfants vivent aujourd’hui encore dans de très grandes difficultés. En
    2019, Drôles de Maths propose à tous ses candidats, par un don modeste (1€ par élève, c’est
    déjà très bien !), d’aider l’association PSE (« Pour un Sourire d’Enfant ») à soutenir ces
    enfants démunis. » (cf. http://www.drolesdemaths.org)
    Ce lundi 4 février 2019, 467 élèves du collège (tous volontaires) ont « planché » dans la joie et la
    bonne humeur sur un questionnaire de 45 mn, encouragés par les professeurs de mathématiques,
    tout autant motivés. Un chèque de 1510€ a pu être envoyé à l’association au profit de PSE.

    … et qu’en disent les élèves ?

    « Nous aimons beaucoup le concept de ce concours. Il est ludique et solidaire. Faire des maths en
    s’amusant tout en aidant les enfants du Cambodge, c’est super ! »
    « C’est la 2 ème fois que l’on participe au concours de maths. C’est génial de pouvoir se dire qu’il y a des
    organisations qui pensent aux personnes défavorisées en récoltant des fonds, en échange d’un
    concours qui permet de s’améliorer en maths sous forme ludique. »
    « J’ai réalisé qu’avec de tous petits gestes on peut aider beaucoup »
    « Le concours de maths est très ludique. Je me suis bien amusé tout en réfléchissant. Je suis
    énormément content qu’à travers ce concours, je puisse aider des enfants en difficulté »

    Autour de ce concours, le 4 février, Mathématiques et Solidarité se sont entrecroisées pour un bel
    élan de fraternité !

    Chantal, Petite Soeur de St François à Chelles… et prof de maths !!

  • En Algérie, des vies données

    A Oran, le 8 Décembre, aura lieu la Béatification des 19 Martyrs d’Algérie.

    Les 61 ans de présence de notre congrégation dans ce pays et dans l’Eglise d’Algérie nous met en communion avec ce qui va se vivre à Santa Cruz.

    La lettre pastorale d’Algérie nous dit « la béatification de nos frères et sœurs [est] une grâce pour notre Eglise, nous pouvons maintenant demander leur intercession. Car bienheureux ils continuent leur mission associés plus que jamais à l’œuvre du Seigneur dont l’Esprit travaille sans cesse dans les cœurs. Nous pouvons recevoir leur Béatification comme une confirmation de la vocation de notre Eglise à être sacrement de la charité du christ pour tout le peuple où elle est plantée »

    Beaucoup de musulmans ont perdu la vie et ne peuvent être oubliés. Parmi eux 114 imams sont morts parce qu’ils ont refusé de justifier la violence.

    12 frères Croates ont été égorgés parce qu’ils étaient chrétiens. Un autre dit « Je suis bosniaque et musulman » « Tous mes collègues aussi ». Ainsi 3 chrétiens parmi eux ont été sauvés.

    Ces frères, sœurs avaient donné leur vie à DIEU et dans le quotidien ils la donnaient au service du peuple Algérien. Leur vie était liée d’un lien d’alliance avec les amis de ce peuple dont ils partageaient la vie.

    C’est cette proximité dans le dialogue avec nos amis musulmans que nous avons vécu, nous Petites Sœurs de saint François d’Assise, une présence tissée de profondes amitiés dans ce vivre ensemble. Ces croyants par leur appel à la prière nous ont souvent provoqué à vivre notre foi. Ce peuple sait vivre la visitation dans différentes circonstances de la vie : naissance, maladie, mariage, décès, à travers l’hospitalité, l’accueil, la compassion. Une invitation pour nous à vivre la gratuité et la simplicité qui restent gravées dans nos cœurs aujourd’hui.