• 100 ans… et une action de grâce débordante !

    C’est dans la joie, mais avec les limites imposées par la crise sanitaire que nous avons fêté les 100 ans de notre petite sœur Marie Andrée Millaret.  L’Eucharistie a pu été célébrée à l’intention de ses 100 ans. Après la communion, elle a partagé son action de grâce :

      En ce jour mon Dieu, je veux te rendre grâce, pour la vie que tu m’as donnée …Pour l’appel à te suivre, et de ton soutien dans les moments difficiles, Ainsi que pour toutes ces joies que tu as semées tout au long de mon chemin vers toi.

    Joie d’appartenir à la grande famille franciscaine et particulièrement à la congrégation des Petites Sœurs de st François, de qui j’ai tant reçue.

    Merci Seigneur pour le don de mes Sœurs près de qui j’ai trouvée un appui fraternel, dans les différentes fraternités ou j’ai vécu.

     Et je te rends grâce pour ces différentes périodes de ma vie qui ont été une véritable école de formation à la confiance, et à l’abandon.

    Merci pour ces riches années passées près des enfants, et ensuite près des malades, par les uns et par les autres j’ai beaucoup reçu.

    Et enfin merci pour ce passage à Toulon, entouré de tant d’amitiés, et d’ouvertures dans la diversité des situations.

    Françoise et Marie Andrée à Toulon où elles se sont pleinement engagées avec les plus fragiles…

    En retour de toutes ces grâces, donne-moi assez de générosité pour mieux vivre mon oui et répondre encore à tes appels, là où je suis dans la maison de la Roseraie.

    Oui béni sois-tu pour les merveilles de ton Amour.

    L’après-midi un goûter festif a été organisé par la maison. Marie-Andrée avait demandé un baba au rhum…elle en a eu 100 accompagnés du champagne… très bon moment de convivialité vécu avec les résidents et le personnel.

    Notre petite sœur fut submergée par le courrier, les coups de téléphone, les fleurs, envoyés par ceux et celles qui en ce jour auraient tant aimés l’entourer de leur présence amicale et de leurs prières.

    Et comme l’a souligné le directeur et bien des personnes de la maison : « merci petite sœur de nous offrir ta gentillesse, ton attention aux personnes, ta vitalité et ton espérance ».

  • La fête de la vie consacrée par temps de couvre-feu !

    2 février présentation de Jésus au temple et journée de la vie consacrée. Comment célébrer ce jour ? à 18h il faut être chez soi et en plus des célébrations avec une distance convenable…

    A la fraternité de Beauvais, nous nous interrogeons pour marquer malgré tout ce jour. Le samedi 31 une lumière, peut être un coup du St Esprit !!!… Après avoir téléphoner au prêtre de la paroisse, nous décidons de proposer à toutes les consacrées de Beauvais de participer à la messe de 9h le mardi à la paroisse et même de participer au Laudes à 8h30. Qui viendra ?

    A notre grande surprise, presque toutes étaient là, des paroissiens nous ont rejoint. Nous avons même pu faire une procession de la Lumière en partant de la chapelle jusqu’à l’église pas loin car il n’y a qu’un escalier à monter !!… Nous avons vraiment vécu un temps fort, heureuses de nous retrouver et de pouvoir ensemble célébrer Notre Dieu de Lui rendre Grâce pour son appel et les merveilles qu’ils accomplis en chacune de nous en Eglise au service de la mission.

    A Chelles, là aussi, la fête prend une forme particulière ! Les Petites Soeurs ont suscité une rencontre en visio avec les consacrés de notre secteur. Cela prend bien, elles ont même eu des appels d’autres secteurs qui ont eu vent de la proposition. Ils se sont retrouvés à 20h autour d’un temps de prière et de la piste d’échange « comment, dans nos réalités d’insertion, essayons nous d’être témoin d’Espérance ? »

    A Limoges, les communautés étaient invitées à inviter, dans la mesure du possible des personnes qui ressemblaient au vieillard Syméon et à la prophétesse Anne.

    De belles occasions de rendre grâce pour notre vocation, pour ce OUI donné et redonné chaque jour. Que le Seigneur nous donne la grâce d’avancer avec ESPÉRANCE, AUDACE et FOI dans les incertitudes de cet aujourd’hui  !

    Oui, comme l’écrit Ste Claire d’Assise, « La plus grande de toutes les grâces que nous avons reçues et que nous recevons chaque jour de notre grand bienfaiteur, le Père des miséricordes, celle dont nous devons être le plus reconnaissantes, c’est notre vocation ».

     

  • Un Jubilé masqué !

    Ce  29 octobre, juste avant le confinement, les Petites Soeurs qui habitent au foyer-logement de Beaupréau (49) ont vécu un temps d’action de grâce pour les 70 ans de l’engagement de notre Petite Sœur Solange en vie religieuse franciscaine.

    Dessin fait par une Petite Soeur pour les 50 ans de vie religieuse de Solange

    Le 19 juin 1950, Solange faisait sa 1ère profession chez les Petites Sœurs franciscaines de Notre Dame de Lenne.

    Au lendemain de la guerre, Solange a entendu avec force l’appel du Seigneur qui lui a fait quitter sa famille, pour arriver en terre et en congrégation « inconnues ». Des témoins dont le Père Aloïs, l’ont aidée à faire ce pas pour rejoindre les Petites Sœurs de Lenne qui se dévouaient au service des enfants orphelins ou abandonnés.

    Après sa profession, se sont passés 18 ans, durant lesquels, elle a été envoyée à St Yaguen, au noviciat, à Séverac le Château, à Esvre en Touraine puis arrivée à Angers en 1968 à l’école des travailleuses familiales… pour partir en Centrafrique de 1969 à 1976 avec une présence active près des mères et aussi sur les routes, comme chauffeur pour l’approvisionnement des fraternités.

    Au retour de Centrafrique, Solange s’est investie dans diverses missions à Goos, St Yaguen, Millau, Lenne, Montpellier (l’hortus et la Roseraie) et c’est à Beaupréau qu’elle poursuit une mission nouvelle auprès des Résidents depuis 2010 !

    Ce 29 octobre, François Richer, prêtre de notre Paroisse a pu se déplacer pour célébrer l’Eucharistie et rendre grâce avec nous, pour ce chemin parcouru où les joies et les épreuves se sont mêlées et où la présence de l’Esprit Saint a été lumière et paix.

    Les Petites Soeurs et la famille de Solange n’ont pu nous rejoindre mais tous ont été bien présents à notre prière.

    Avec notre Petite Sœur Marie Germaine Binenda qui elle aussi, fête ses 70 ans de vie consacrée nous chantons : « Louez et bénissez mon Seigneur. Rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité ! »

  • Une vie remplie d’amour !

    « Jeanine, dans ta jeunesse, tu avais entendu cet appel comme celui des premiers disciples : «Viens et suis-Moi» ; et comme les Apôtres qui quittèrent tout pour suivre Jésus, tu as quitté ton cher pays natal, ta famille et tes amis. Sans savoir où cela te conduirait… Un Oui donné pour toujours.

    Dans ta vie religieuse, tu as répondu à beaucoup d’appels dans différentes fraternités en France et en Centrafrique (Crampel, Dékoa, Alindao, Grimari). Aujourd’hui, je ne veux pas laisser passer les 50 années de présence en Centrafrique ; enseignante de profession, plus que cela : de vocation, une mission, dans le souci d’éduquer, de former les enfants, de les faire grandir, préparant leur avenir. Le tout, dans le respect du travail avec tous les enseignants, confiante que la relève serait assurée.Dans les paroisses, les mouvements de jeunes, le service vocationnel, préparer et soutenir les jeunes séminaristes, les vocations religieuses, fut aussi une de tes priorités.

    A l’école, les enfants participaient au jardin, pour la nourriture et pour les aider à payer leur petite cotisation, car dit un proverbe africain : « à qui te demande un poisson, apprends-lui à pécher ».

    Les danseuses animaient les célébrations eucharistiques, sans fausse note bien entendu… Jeanine, tu étais très discrète. Nous sommes témoins de ta foi profonde, femme de prière et d’action, de ta dévotion à Notre-Dame de Liesse si chère à ton cœur, dans le diocèse de Laon où chaque lundi de Pentecôte a lieu un grand pèlerinage.

    Ton retour en France après 50 années ? Le temps était venu de te mettre à l’écart et de te reposer. Ce fut pour toi un très grand changement mais tu l’as vécu sereinement, abandonnant tout dans les mains du Seigneur, comme ces sept années de maladie.Tu nous a fait un beau cadeau d’une vie remplie de l’amour du Seigneur et des autres. Ta mission continue, prie pour nous.Avec toi nous chantons : «aimer c’est tout donner…». La Parole de Jésus : ceux-là qui m’ont suivi, ils seront avec moi dans le Royaume des Cieux. Pars en paix et merci Petite Sœur Jeanine.

    Notre Petite Sœur Jeanine GROSJEAN est décédée à la Résidence St-François dans sa 89 ème année et sa 65ème de profession religieuse.

    Marie-Thérèse Baslé, Petite Soeur à Morannes

  • Communion spirituelle… une lettre d’une actualité brûlante !

    Lettre écrite par Mère Joséphine à une Petite Sœur privée d’entendre la sainte messe et de faire la sainte communion

    Ma bonne Petite Sœur,

    Je vous remercie de m’avoir donné de vos nouvelles. Vous êtes bien soignée ; que Dieu en soit béni. Je partage bien la peine que vous avez de ne pouvoir ni assister à la sainte messe ni faire la sainte communion. Faites donc la communion spirituelle. Oui, désirez bien ardemment que Notre-Seigneur vienne dans votre âme pour la nourrir et la fortifier dans la pratique des vertus, surtout dans celle de l’humilité qui fait les saints. Faites tout en vue de plaire au bon Dieu, pour sa plus grande gloire et pour le salut de votre bien chère âme. Que votre devise soit : Tout pour plaire à Jésus mon divin Epoux ! Oh ! que vous goûterez de bonheur, chère Petite Sœur, si vous faites tout votre possible pour arriver à ce point de perfection qui consiste à être détachés de nous-mêmes et de notre volonté. Ne faites plus que la volonté de Dieu ; je pense que c’est votre désir.

    Je prie Jésus de vous bénir.

    Sœur Joséphine

     

  • Nées pour la compassion

  • La joie d’être franciscain : témoignage d’un jeune en Centrafrique

    Nombreuses sont les personnes qui, en RCA, portent en elles des souvenirs traumatisants des violences des années passées. F. est l’un de ceux-là. Après une accalmie depuis 2016, le spectre des événements passés ressurgit dans les mémoires. Fidèle est un jeune, aujourd’hui devenu instituteur, très actif dans le mouvement de la Jeunesse Franciscaine. Il raconte ce qu’il a vécu, c’est pour lui un moyen de se libérer et de rebondir. Avec une force intérieure formidable, il fait le choix de la fraternité au-delà des frontières de la religion. Il dit non à la peur et reste « fidèle » à ses convictions et à sa foi de jeune franciscain.

    Après des périodes de violence terrible, c’est à côté de PK 5 [un quartier de Bangui où il y a eu de vives tensions entre Chrétiens et musulmans] que je suis allé travailler comme Instituteur en 2015. Beaucoup d’élèves vivaient dans des sites de déplacés où ils ont trouvé refuge avec leurs parents.

    Un jour, je suis rentré à la maison avec ma chemise déchirée parce que les Musulmans ont attaqué le quartier Fatima et que j’ai escaladé la clôture de l’école pour me sauver.

    Vers la fin de l’année, un Monsieur musulman, Centrafricain d’origine tchadienne s’est approché de la Direction pour avoir un précepteur [c’est le nom donné couramment aux maîtres qui aident les enfants à domicile] afin d’encadrer à la maison ses enfants revenus du Tchad.

    En acceptant de travailler avec ses enfants, je mettais ma vie en danger car je ne sais pas ce qui peut m’arriver à tout moment. Mes collègues de travail ne comprenaient pas pourquoi j’avais accepté. De même ma famille, qui ne veut même pas entendre parler de mon travail à l’école. Malgré tout, j’ai donné cours régulièrement aux enfants. J’allais même cinq fois par semaine pendant les grandes vacances au lieu de trois fois comme convenu.

    Comme jeune franciscain qui, durant les événements malheureux, participait à des récollections et des exposés-débats sur des thèmes comme : ‘’Le dialogue entre Chrétiens et Musulmans à l’exemple de Saint François d’Assise’’, mon regard est devenu autre. Je partais, et j’étais encouragé par les progrès des enfants.

    Peu à peu, les habitants du quartier commençaient à s’habituer à ma présence, les enfants commençaient à me dire « bonjour Monsieur » [Monsieur, c’est le titre qu’on donne aux maîtres].

    Un jour, des rumeurs sur l’assassinat d’un Musulman circulaient dans le quartier et la femme de ce Monsieur chez qui je donne des cours m’a demandé de partir. En cours de route, une maman m’a dit : ‘’Monsieur, que Dieu te protège’’.

    Aujourd’hui, avec ce Monsieur nous sommes les meilleurs amis. Quand quelque chose ne va pas, il informe la direction de l’école. Au marché, tous ses voisins commerçants me connaissent bien. Il a visité ma maison et connaît une partie de ma famille. Je continue à encadrer à la maison ses deux enfants et ceux de son parrain.

    Après la tentative ratée du désarmement des bandes armées de PK 5 par les forces des Nations-Unies en avril 2018, j’ai appelé le frère de son parrain pour avoir de leurs nouvelles. Cet homme m’a appelé ‘’frère’’. Ainsi « Monsieur F. » est devenu le frère des Musulmans grâce à la spiritualité franciscaine :

    C’est ma grande joie de franciscain !

     

     

  • 70 ans de vie religieuse, ça se fête !!

    La petite  fraternité de Beaupréau (dans l’Anjou), vient de vivre un grand événement. Le Jubilé de notre Petite Sœur Marguerite De Meulemeester, « 70 ans de vie religieuse ». Ce n’est pas tous les jours !!!

    Tous les résidents du Foyer Logement Saint Jean étaient invités pour partager la fête. Le directeur était là aussi, des Soeurs d’autres Congrégations, un couple de la fraternité séculière…

    Ce jour-là, la salle polyvalente était trop petite !

    La curé a célébré une messe digne d’un grand jour de fête. Dans son homélie il a développé : l’engagement de Sœur Marguerite, la vie de fraternité, simplement à la portée de tous. Les résidents l’ont beaucoup apprécié.

    Après l’Homélie, Sœur Marguerite a renouvelé son engagement.

    Ce fut une Célébration belle, priante et joyeuse. Le chant d’envoi « Marie témoin d’une espérance » était parlant pour tous !

    Puis, autour d’une belle table dressée par le personnel, la fête s’est poursuivie !

    On a demandé à Sœur Marguerite de raconter sa vie, un peu de son parcours dans la Congrégation. Il a été aussi évoqué l’arrivée des 1ères Petites Sœurs à Beaupréau. Plusieurs résidents se souviennent des dernières, comme infirmières, puis de leur arrivée à la Résidence St Jean.

    Tout s’est passé dans la simplicité, dans une ambiance chaleureuse !

    La vie de la fraternité va se poursuivre, dans la joie et la simplicité franciscaine, dans cette fidélité de chaque jour… Chaque mois, les Petites Soeurs participent avec les résident à l’Eucharistie, et à une Célébration de la Parole.

                                                Après cette belle fête, chacun et chacune reste habitée par l’action de grâce :

    Loué sois-tu mon Seigneur, pour les merveilles de ton amour.

                                                            Les Petites Sœurs de Beaupréau :

                                                                    Hélène, Marguerite, Solange

     

     

  • Jubilé de Sœur Grâce à Bangui !

    Dire « OUI », c’est répondre à l’appel du Seigneur.

     C’est la fête tous les jours, une grande joie.

    Le dimanche le 14 Mai 2017, j’ai fêté mes 25 ans de  vie religieuse, vécue au service du Seigneur parmi les pauvres, les plus démunis, surtout les handicapés et les femmes  en difficultés.

    En ce jour, Dieu me renouvelle son amour et sa présence à mes cotés et je me laisse conduire par lui. Avec la congrégation, les prêtres, Religieux(ses), Chrétiens, Amis  et Collaborateurs, je rends grâce pour ces 25 Années de fidélité du  Seigneur  envers  moi  et de  moi envers  lui.

    Qu’il me comble de  joie  de paix  et de  toute grâce  pour  continuer  la marche  à  sa  suite  en  restant  témoin  de son  Evangile  et de son  Amour  dans  la  Mission  qui  m’est  confiée .

    Je demande toujours au Seigneur d’augmenter en moi la FOI, le COURAGE, l’HUMILITE, la CONFIANCE et la SAGESSE, d’éviter les conflits, querelles, les préjugés … d’être fidèle car c’est lui seul mon bonheur.

    Que St François et Mère Joséphine intercèdent pour moi. 

    A ton exemple, Saint François aide-moi à vivre l’HUMILITE, le sentiment d’être toute petite en face de ce qui est très grand.

    Le monde est grand, il est beau, il est source de grande  bonté, la bonté même de Dieu.

    Aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre pour les années à venir. Comme dit St  François  « Frères  commençons car  nous  n’avons rien fait ».

    Merci à tous ceux, celles qui m’ont soutenue jusqu’aujourd’hui. Pour moi, c’est une joie parfaite au cœur de Dieu.

    Sr Grâce, Bangui