• L’éveil de la jeunesse de N’GOTTO

    Je m’appelle Lambert, je suis enseignant à NGOLA, un petit village divisé en deux quartiers, situé à 22Km de N’GOTTO. La population vit des travaux champêtres : la chasse, la pêche la cueillette …

    En 2015, j’ai accepté d’aller dans ce village pour diriger l’école nouvellement construite. Eduquer les enfants de ce village dans le but de leur faire acquérir un savoir-faire et un savoir-être, c’est important pour moi. Depuis que je suis à NGOLA, il y a encore des enfants non scolarisés : les parents me disent que leurs revenus ne leur permettent pas de les scolariser tous.

    J’ai le grand plaisir de vous partager ce que j’ai vécu à l’occasion de la manifestation culturelle organisée par la sœur Diane dans le cadre de ses actions éducatives envers nos jeunes. Auparavant, j’avais été chargé par la Sœur d’entraîner les jeunes filles de mon village. Cette manifestation sportive avait pour but de rassembler les adolescentes de N’GOTTO, NGOLA, MBANGALI…, de les mettre ensemble pour partager leurs compétences intellectuelles et physiques, leur donner des conseils, parler de leur foi…

    A notre retour au village, nous étions très fiers de nos enfants … car elles nous ont fait la surprise de remporter la victoire dans le match de football féminin !    Après cette rencontre, les filles de nos écoles ont eu le goût du football. De plus, leur esprit s’éveille, c’est une ouverture par rapport au milieu où nous sommes. Nous aimerions que la prochaine rencontre soit organisée dans notre village, pour faire profiter la population et les autres adolescents de cette chance pour leur vie sociale : comment nos filles préparent leur avenir par l’école, et en apprenant à faire des choix responsables.

    Ma sœur Diane, votre venue à NGOLA sera comme un lever du soleil pour la population. Nous attendons votre action éducative vis-à-vis de nos enfants trop isolés des autres. Nous vous disons merci, que le bon Dieu vous protège.

     

    Lambert GOWILI, directeur d’école à NGOLA

  • Remettre debout des enfants, à Bangui !

    Plusieurs fois par an, en lien avec le Centre de Rééducation pour Handicapés Moteurs de Bangui, le Professeur ONIMUS et sa femme, viennent à BANGUI pour effectuer des opérations chirurgicales. Je fais partie de l’équipe soignante de ce Centre et je vous partage l’expérience de Marc, un garçon de 10ans, atteint de la polio à l’âge de deux ans ; il a perdu ses parents lors des évènements survenus dans notre pays.

    Marc est arrivé en consultation avec des déformations au niveau des deux jambes, de la hanche et du dos.

    Au mois de mars, il a subi une intervention chirurgicale au niveau de la hanche rétractée et sur la face postérieure du genou gauche, puis il a commencé les séances de rééducation.

    Aujourd’hui, grâce à cette intervention et à la rééducation il commence à se tenir correctement debout dans une bonne position.

    Il est très content et se sent à l’aise : « J’ai des projets : quand je serai guéri, je passerai mes examens et l’année prochaine je ferai le concours d’Entrée en 6ème  Voyant l’amélioration de son état, il dit : « J’aurai beaucoup de choses à réaliser ».

     

    Ce qui m’a touchée également : n’ayant plus ses parents c’est une jeune maman sans enfant qui a accepté de bon cœur de rester auprès de lui après l’intervention, pour s’occuper de lui comme si c’était son fils.

    Avant l’opération, ces handicapés se sentent souvent inférieurs, voire même rejetés : le handicap était considéré comme un mauvais sort fait à la famille et cette idée reste encore gravée dans certains esprits ; après l’opération ils se sentent égaux avec les bien-portants et mieux reconnus au sein même de leur famille ou entourage.Mon rôle après l’opération est d’apaiser, expliquer ce qu’on a fait, rassurer, aider à patienter et au moment de la rééducation, encourager la personne, valoriser les progrès…Lorsque ces personnes commencent à marcher, c’est la joie pour tous : le personnel, les personnes elles-mêmes et leur famille.

     

    J’en profite pour dire : « Merci à vous tous qui vous intéressez à notre vie et à notre mission en RCA ». 

    Petite Sœur Grâce – Bangui

  • Faire des maths en étant solidaires !!

    Oui, oui, c’est possible !!

    Chantal, Petite Soeur à Chelles et prof de maths en collège-lycée, nous partage cette belle aventure !

    Depuis le début de l’année scolaire, 11 collègues de maths du collège se sont mobilisés autour d’un concours solidaire… Une belle expérience qui motive ensemble élèves et professeurs ! Le concours a eu lieu le 5 février… juste à temps pour que l’épreuve ait lieu sans encombre…avant l’arrivée de la neige ! Peu de temps après, les transports scolaires ont été supprimés et l’établissement fermé. Ce qui a fait dire à l’un de mes collègues de maths musulman : « Vraiment Dieu était avec nous ! »

    Ce concours est proposé par le secours populaire : Aidons et parrainons des centaines d’enfants en  République Démocratique du Congo !»

    En RDC, la communauté pygmée vit dans des conditions difficiles *.

    Souvent victimes de discrimination, les enfants sont exclus du système scolaire, ils n’ont accès ni à l’éducation, ni à la formation.
    Depuis 2016, le Secours Populaire Français aide une association locale à soutenir la scolarisation de ces enfants.

    En 2018, Drôles de Maths propose à tous ses candidats, par un don modeste (1€ par élève, c’est déjà très bien !), de parrainer la scolarité de centaines d’enfants pendant trois ans.

    C’est ainsi que le lundi 05 février 2018, 374 élèves de sixième, cinquième et quatrième du collège Saint Laurent de Lagny sur Marne venant de 21 classes différentes ont pu se muscler en logique et en Mathématiques ! Et faire des progrès tout en s’amusant.

    Pour participer au concours, la mise originale proposée aux enfants était de 3,50€ mais cette somme pouvait être complétée au-delà. Et nos élèves se sont laissés « toucher » pour la cause puisque nous avons pu, grâce à eux,  envoyer un don de 900€ !  De quoi, aider la scolarisation  de centaines d’enfants en RDC !

    Prochaine étape maintenant : réunir nos élèves autour d’un témoignage sur les enfants pygmées du Congo, qui sera donné par un collègue de maths Congolais.

    Et rendez-vous en avril pour connaitre les résultats !

                                                          Chantal, et l’équipe de profs de maths du collège

    * En Centrafrique aussi, nos Petites Soeurs se font proches aussi de la population pygmée. http://petites.soeursfranciscaines.org/en-centrafrique/

  • Le travail, lieu de mission

    A la suite de Saint François et de notre fondatrice Mère Joséphine, le travail salarié fait pleinement partie du charisme de notre Congrégation.

    Chaque Petite Soeur exerce son métier.

    Pour nous, Petites Soeurs de Saint François, le travail salarié nous permet de rejoindre les gens dans ce qu’ils vivent et d’être pont entre le monde (souvent des personnes éloignées de la foi) et l’Eglise.

    Cette forme de présence à la fois discrète et exposée, nous permet aussi d’oser témoigner, en actes et en paroles, de Celui qui nous fait vivre. Notre être de femmes consacrées, notre manière de vivre, de travailler, d’être heureuses est souvent source d’interrogation pour ceux qui nous côtoient.

    Notre insertion dans le travail nous offre un lieu de relations diverses. Mendiants de la rencontre et de la relation, nous vivons la joie de la Visitation avec chacun, chacune, quelle que soit sa situation.

    Les situations de souffrance au travail, liées aux conditions de travail, à la recherche de travail, au chômage, nous touchent. Nous portons une attention particulière aux plus Petits là où nous sommes. Avec d’autres, nous cherchons à mettre tout Homme, en particulier les plus fragiles, ou coeur des choix sociaux et économiques.

    Le salaire que nous touchons est participation à la vie économique de l’ensemble de la Congrégation.

    Comme disciples de Saint François, nous sommes appelées à révéler la gratuité de l’amour de Dieu. dans ce monde souvent dominé par la course à l’argent et au temps, nous cherchons à poser des actes désintéressés, sachant accueillir, écouter, prendre soin de chacun…

     

     

  • Action de grâce avec la Mission Ouvrière

    C’est quelques 293 enfants, jeunes, adultes venus de Picardie, de Champagne, des Ardennes et de Troyes qui s’étaient donnés rendez-vous à Guise (02) pour faire la fête ensemble et rendre grâce pour les 80 ans de l’Action Catholique des Enfants et les 60 de la Mission Ouvrière.

    Quel bonheur de partager tous ensemble sa vie, ses engagements, ses espoirs et ses luttes sur les chemins de la mission.

    Oui, elle est belle notre histoire de Mission ouvrière ! C’est notre fierté ! Celle de tout un peuple. C’est le bonheur d’avoir cheminé ensemble et d’être demeuré fidèle malgré les rudesses de la vie. C’est la reconnaissance que l’Esprit a accompagné notre histoire. C’est la garantie que le Seigneur est encore sur nos chemins de vie et l’assurance qu’Il sera demain encore au cœur de nos combats de fraternité.

    Pendant que les enfants partaient à la découverte  de la ville grâce à un jeu de piste, les adultes échangeaient en forum autour du monde du travail. Des militants, bien que ne partageant pas notre foi en Jésus Christ, témoignèrent de leur foi et confiance en l’homme.

    Un nouveau forum animé par des militants de Reims, allait mobiliser l’assistance sur les différentes formes d’organisations que ce soit dans l’écologie, les quartiers ou l’économie…

    Pas de doute, les militants de la Mission ouvrière sont bien présents dans un monde qui résiste et qui invente : le sel de la terre c’est aussi une réalité de nos quotidiens.

    La journée se termine par l’envoi vers nos champs de mission qui nous donne de reprendre la route du retour plein de dynamisme et d’espérance !

    Que du bonheur et de l’espérance !                 Oui, Il marche avec nous !

    Solange Bouteiller, Petite Soeur à St Quentin

     

  • Témoignage vidéo

    A Beauvais, soeur Claire roule à vélo. Une façon pour elle de vivre son voeu de pauvreté et de rencontrer les personnes de son quartier. Religieuse, animatrice de l’aumônerie des jeunes, elle travaille aussi comme aide médico-psychologique auprès d’enfants lourdement handicapés. Elle n’y porte pas l’habit ni de signe religieux pour privilégier avant tout la relation. Elle vit dans un HLM d’un quartier populaire de Beauvais où elle forme une petite communauté avec trois autres soeurs et partage une vie communautaire avec ses voisins.