• La Jeunesse Franciscaine à la Maison d’arrêt de Bimbo à BANGUI

    Chaque dimanche, un groupe de la « Jeunesse Franciscaine » se réunit sous la paillote de notre fraternité à BANGUI. Nous avons des liens privilégiés avec ces jeunes qui partagent notre spiritualité : ils s’intéressent à St François  et essaient de vivre selon les grandes lignes de son charisme. Ils nous font parfois appel pour leurs  temps de réflexion. Cette année, pendant le Carême, ils ont choisi d’aller rendre visite aux femmes incarcérées à la prison de Bimbo.

    Petite sœur Marie-Christine : Qu’est-ce qui vous a poussé à aller visiter les femmes à la prison ?

    Fidèle : C’est un appel de Dieu parce que le Christ nous a dit : « J’étais en prison et vous ne m’avez pas visité ».

    Francis : St François nous a demandé d’apporter la joie là où il y a la tristesse, l’espérance là où il y a le désespoir, la lumière où il y a les ténèbres.

    Pourquoi particulièrement la prison cette année?

    Fidèle : Habituellement, nous allons dans les hôpitaux, mais nos responsables régionaux nous ont invités à aller vers les prisonniers. Il y a eu beaucoup de crimes pendant les évènements. Des personnes avaient perdu tous leurs biens, alors pour subvenir aux besoins de la famille, ils ont volé, ont été pris et mis en prison, d’autres se sont vengés.

     

    Combien y-a-t-il de femmes à la Maison d’Arrêt de Bimbo ? Et pour quels motifs sont-elles incarcérées ?

    Fidèle : Elles sont au nombre de 51, il y a des jeunes filles (dont deux avec un enfant de moins de deux ans), des plus jeunes et aussi des femmes âgées. Comme je le disais, certaines ont volé, d’autres ont commis des crimes ou se sont bagarrées avec leur coépouse ou leur rivale, leur conjoint… et l’ont blessé sérieusement.

    Les plus âgées sont souvent des veuves ou des femmes sans enfant accusées de sorcellerie.

     

    Depuis quand aviez-vous préparé cette visite et combien de jeunes étiez-vous ?

    Fidèle : Depuis le mois de février. Nous sommes allés là-bas une cinquantaine de jeunes. Toutes les paroisses de Bangui étaient représentées.

    Comment s’est déroulée la visite ?

    – Vers 9h00, on nous a fait rentrer dans la prison. Nous voulions avoir un échange avec les femmes, mais comme nous apportions des produits de première nécessité (sucre, savons, sardines, lait, café, huile, sel, riz…) et des médicaments collectés auprès des Fraternités Séculières (laïcs franciscains adultes), le Greffier nous a demandé de mettre ce qu’on avait apporté  dans des sachets selon le nombre des femmes. Ceci a pris du temps, de ce fait nous n’avons pas eu le temps d’échanger avec les femmes. Nous avons regretté.

    – Un frère franciscain et un frère capucin sont venus avec nous pour célébrer l’Eucharistie. Nous, les jeunes, nous avions constitué une petite chorale, rédigé des intentions de prière et préparé les lectures. Le prêtre avait pris l’Evangile de saint Luc : « Jésus devant le tribunal du Sanhédrin ». Il a eu des paroles fortes : « Dieu ne juge personne. En tant qu’hommes, nous, nous portons des jugements sur les autres et même sur Dieu parfois ! […] La vraie prison c’est notre cœur, dans lequel nous enfermons les autres et où nous nous enfermons nous-mêmes, notre cœur que nous refusons d’ouvrir à Dieu et à sa miséricorde». Il a invité les prisonnières à « s’ouvrir à Dieu ».

    – A la fin de la messe, une représentante des prisonnières a pris la parole pour remercier les jeunes franciscains en disant : « Plus que l’aide matérielle que vous nous avez apportée, c’est le réconfort humain et spirituel qui nous a touchées ».

    – Le Ministre Régional (ministre = terme franciscain signifiant Serviteur) de la Jeunesse Franciscaine avait présenté notre Mouvement au personnel pénitentiaire et le sens de notre visite : d’abord assister ces femmes spirituellement, leur partager la Parole de Dieu, prier et célébrer l’Eucharistie avec elles, leur apporter le Christ, leur dire en actes et en paroles que Dieu ne les a pas oubliées et qu’elles doivent garder l’espérance.

    – Le Chef de Sécurité de la prison a pris la parole au nom du Régisseur malade pour remercier les jeunes et leur a dit : « Ce n’est pas l’habit que vous portez qui fait de vous des Chrétiens, mais d’avoir une vie exemplaire et une bonne moralité, car actuellement le comportement des jeunes est souvent mauvais ».

    Enfin nous avons remis à chacune son sachet de produits, et les médicaments ont été donnés à l’infirmerie.

    – Pour terminer, nous avons chanté et dansé avec les prisonnières – moment de joie qui nous a fait oublier que nous étions dans une prison. Mêmes les soldats de la MINUSCA (les Casques Bleus) présents là-bas pour garder, ont dansé aussi!

    Que gardez-vous de cette visite à la prison des femmes ?

    Francis : Nous avons essayé de mettre en œuvre le charisme de François. Nous avons été bien accueillis par le personnel de la prison et par les femmes. Ce qui fait de la peine, c’est que certaines sont là depuis un ou deux ans et leur procès n’a pas encore eu lieu. Et aussi de voir ces « vieilles mamans » accusées de sorcellerie. J’ai senti que pendant la célébration et la danse qui a suivi, ces femmes ont un moment oublié leurs peines.

    Christa : Ce que j’ai vu m’a fait mal. Ces femmes sont privées de leur liberté et certaines ont leur enfant en bas âge avec elles en prison : deux bébés sont là avec leur maman ! C’est dur de voir cela. Des jeunes filles, qui auparavant allaient à l’école, se trouvent enfermées parce qu’elles ont blessé leur coépouse. Des mères ne sont plus avec leurs enfants, qui n’ont plus personne à la maison pour leur donner une bonne éducation. Ça m’a fait vraiment pitié, mais notre venue leur a donné beaucoup de joie et elles ont eu ainsi l’occasion de prier ensemble.

    Voyant tout cela, je veux maintenant donner des conseils à mes camarades de l’Université, pour qu’elles ne commettent pas de crimes, qu’elles ne soient pas brutales, qu’elles n’agissent pas dans la colère, car çà conduit à la prison. Il faut réfléchir avant de faire quelque chose.

    A nos mamans, j’ai aussi envie de dire de ne pas faire de bêtise car les enfants souffrent trop sans leur maman, ils sont mal à l’aise. Elles doivent rester fidèles et respecter les lois. On doit aimer son prochain comme soi-même, ne pas faire du mal et regarder l’autre comme sa propre sœur.

    Fidèle : Ce jour-là j’ai compris la parole qui dit : « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ». J’ai pris conscience ce jour-là que derrière les murs, il y a des personnes comme nous et la plupart sont des chrétiennes, elles ont besoin de nos visites et de nos prières. Nous ne sommes pas allés là-bas pour les juger, mais en les regardant comme des personnes qui ont besoin de notre aide avec la Parole de Dieu.

    J’ai aussi pris conscience que si nous travaillons davantage ensemble religieux, religieuses, laïcs, jeunes de la famille franciscaine, nous pourrons faire bouger quelque chose dans notre société.

    J’ai compris comment St François pouvait être joyeux lorsqu’il donnait tout aux pauvres, qu’il ne gardait rien pour lui-même. Ce jour-là je me suis réellement senti franciscain.

    Petite Sœur Marie-Christine – BANGUI

  • Vivre une présence fraternelle à tous… avec Habitat et Humanisme

    Il y a quelques années HABITAT et HUMANISME a lancé un appel à la
    famille franciscaine pour qu’une fraternité de 3 sœurs franciscaines assure une
    présence toute simple, à La palombe, au milieu de résidentes accueillies en vue
    d’une réinsertion sociale.
    C’est ainsi qu’en 2012, 3 Petites Sœurs de Saint François sont arrivées pour
    former cette fraternité.
    Les débuts ont été faits d’itinérance car la Palombe était en travaux. Comme Saint
    François nous avons vécu plusieurs mois en « pèlerins et étrangers » à Villiers le
    Morhier, puis Epernon avant de pouvoir complètement nous installer à la Palombe.
    Que vous dire de notre vie à la Palombe ? C’est une vie toute simple dans
    l’ordinaire des jours. Mais dans le quotidien le plus banal, Dieu prends corps
    chaque jour, si nous lui prêtons nos mains, nos yeux, nos oreilles, nos cœurs pour
    regarder, écouter, accueillir, aimer ceux qu’Il met sur nos routes.

    Dans ce milieu labouré par les rudesses de la vie, où sont accueillies des personnes
    fragilisées par ce qu’elles ont traversé comme épreuve nous sommes témoins de
    gestes tout simples qui sont mille raisons d’espérer !
    Comme par exemple :
    • Ces services échangés entre Résidentes.
    • Ces enfants venus aider l’une de nous à ramasser l’herbe de la pelouse, et les
    mamans, dépassant leurs difficultés, heureuses de voir leurs enfants œuvrer ensemble.
    • Ce repas partagé organisé par un résident, repas qui a rassemblé les personnes
    autour d’un moment convivial où chacun a pu participer.

    • Ce sont encore les anciens Résident -e- s qui reviennent nous dire bonjour.
    • Ce sont aussi ces bénévoles qui se donnent à fond avec patience et compétence
    et qui continuent à croire et espérer, même au plus noir de la nuit.
    • Cette Résidente qui au fond de la « galère » trouve l’énergie de rebondir et
    ainsi redonne du tonus aux autres.

    Souvent dans la prière, dans notre oratoire, au cœur de la Palombe, nous avons
    déposé au Seigneur, les situations, les personnes en difficultés que nous
    rencontrions ; quand nous les sentions démunies, déroutées, nous savions que Lui
    pourrait œuvrer …même à travers des portes verrouillées.

    Aujourd’hui est venu le temps du départ. Nous sommes envoyées vers d’autres
    horizons.Nous sommes appelées à vivre dans d’autres fraternités mais c’est au service d’un
    même appel.

    Nous rendons grâce pour ces années passées à la Palombe. Et nous invoquons l’Esprit Saint pour que nos vies
    soient dans le monde d’aujourd’hui, des vies toujours plus ajustées à l’Evangile,
    pour qu’elles prennent avec le Christ « forme d’Evangile ». Notre prière continuera d’accompagner toutes les personnes rencontrées ici…

    Hélène, Anne Marie et Monique

  • L’éveil de la jeunesse de N’GOTTO

    Je m’appelle Lambert, je suis enseignant à NGOLA, un petit village divisé en deux quartiers, situé à 22Km de N’GOTTO. La population vit des travaux champêtres : la chasse, la pêche la cueillette …

    En 2015, j’ai accepté d’aller dans ce village pour diriger l’école nouvellement construite. Eduquer les enfants de ce village dans le but de leur faire acquérir un savoir-faire et un savoir-être, c’est important pour moi. Depuis que je suis à NGOLA, il y a encore des enfants non scolarisés : les parents me disent que leurs revenus ne leur permettent pas de les scolariser tous.

    J’ai le grand plaisir de vous partager ce que j’ai vécu à l’occasion de la manifestation culturelle organisée par la sœur Diane dans le cadre de ses actions éducatives envers nos jeunes. Auparavant, j’avais été chargé par la Sœur d’entraîner les jeunes filles de mon village. Cette manifestation sportive avait pour but de rassembler les adolescentes de N’GOTTO, NGOLA, MBANGALI…, de les mettre ensemble pour partager leurs compétences intellectuelles et physiques, leur donner des conseils, parler de leur foi…

    A notre retour au village, nous étions très fiers de nos enfants … car elles nous ont fait la surprise de remporter la victoire dans le match de football féminin !    Après cette rencontre, les filles de nos écoles ont eu le goût du football. De plus, leur esprit s’éveille, c’est une ouverture par rapport au milieu où nous sommes. Nous aimerions que la prochaine rencontre soit organisée dans notre village, pour faire profiter la population et les autres adolescents de cette chance pour leur vie sociale : comment nos filles préparent leur avenir par l’école, et en apprenant à faire des choix responsables.

    Ma sœur Diane, votre venue à NGOLA sera comme un lever du soleil pour la population. Nous attendons votre action éducative vis-à-vis de nos enfants trop isolés des autres. Nous vous disons merci, que le bon Dieu vous protège.

     

    Lambert GOWILI, directeur d’école à NGOLA

  • Une fraternité qui s’élargit à l’universel

    Notre fraternité s’est élargie depuis septembre ! A la demande de l’évêque de notre diocèse, nous accueillons  deux Sœurs Vietnamiennes, Amantes de la Croix : Marie et Marie Thu ! 

    Cet accueil  a été une surprise mais nous mesurons la  chance et l’ouverture que cela nous donne de vivre ! Ouverture au monde asiatique et à une Congrégation d’une autre spiritualité !

    Leur jeunesse, leur rire, leur joie, leur énergie de comprendre, de chercher, leur profondeur de vie et leur simplicité nous font du bien et nous invitent à des dépassements pour construire ensemble une vie évangélique et fraternelle au jour le jour.

    Ensemble nous prions l’office du matin, et elles animent la prière le vendredi  matin. Elles chantent par moments en Vietnamien au moment du repas ou à la prière.

    Elles participent aussi à l’entraide cuisine… selon leur possibilités. C’est ainsi que nous avons apprécié la cuisine vietnamienne avec ses spécialités : nems faits maisons, rouleaux de printemps, nouilles asiatiques…dessert et nous nous initions à leur confection… En voyant faire !

    Leur soif de connaitre leur fait nous poser des questions, attentives à plein d’expressions… Elles nous partagent aussi quelques aspects de leurs cours, et aussi de leur culture ! L’enrichissement est vraiment réciproque !

    Avec elles nous faisons aussi des parties de scrabble… avec des équipes françaises et vietnamiennes !

    Nous leur faisons découvrir les réalités de Chelles où elles fonderont une communauté au service du Sanctuaire Ste Bathilde lorsque la nouvelle Eglise sera bâtie. 

    Avec nous, elles ont vécu la fête St François à Chelles. Les liens se tissent avec les paroissiens. Elles participent aussi à la maraude auprès des personnes démunies du quartier avec une équipe de la paroisse. Elles ont aussi participé avec nous à l »engagement de Soeur Magali, Franciscaine Missionnaire de Marie… Elles ont ainsi vécu ce temps fort d’Eglise… et la soirée qui fut un voyage joyeux de chants, danses, à travers le monde !

    Nous avons participé avec elle à la célébration des Martyrs du Vietnam chez les Pères des Missions Etrangères, à Paris ! Une belle manière de partager avec elles des accents forts de la vie de l’Eglise au Vietnam !

    Oui remercions le Seigneur de nous apprendre ces passages au cœur du quotidien et des rencontres imprévues !

     

    Marguerite, Chantal, Madeleine, Marie-Agnès

     

  • Voeux des Petites Soeurs de Ngotto !

    Rosine, Adèle, Aïda, Prisca, Isabelle

    Une crèche, mais pour quoi faire ?
    Disait, rêveur, le petit Pierre.
    Voici les moutons, les bergers
    Et l’étoile en papier doré.
    J’ai découpé l’âne et le bœuf dans un carton tout neuf,
    Et dans un vieux livre d’images, j’ai trouvé les rois mages
    Marchant au pas lent de leurs dromadaires.
    Une crèche, mais pour quoi faire ?
    C’est dans mon cœur, dit petit Pierre, que le petit Jésus va naître!
    (Petite poésie enfantine)
    En bonnes franciscaines et filles de Mère Joséphine, nous avons aimé, cette année, l’invitation de notre curé
    à ce que chacun fabrique une petite crèche et l’apporte à l’église le matin de Noël. Cela a éveillé la créativité et
    l’émerveillement des petits et des grands. Toutes ces crèches, une fois bénies, ont essaimé dans le village, dans les familles, où elles continuent de dire à tous Noël et son message.
    Un bon moment de partage et de fête avec                                                     
    nos ouvriers de la Mission, que nous
    avions invités avec leur femme.
    Une façon
    de leur dire notre merci pour les multiples services rendus.

    des cadeaux pour les enfants

    Je vous souhaite, JOYEUX NOËL et bonne entrée dans ce nouvel an 2018.
    Que Dieu vous bénisse ! Rosine
    «Christ hier, aujourd’hui, demain et pour toujours.»
    Heureuse année 2018, année de paix, de joie, de bienfaits de Dieu.
    Petite sœur Prisca
    NOËL, Jésus nous apporte Joie, Union, Espérance, Amour, Pureté,
    Respect, Lumière, Harmonie, Solidarité, santé, Réalisation, Foi, Bonheur,
    Humilité, Fraternité, Amitié, Gratitude, Sagesse, Pardon, Sincérité, Paix,
    Equilibre, Bonté, Patience, Dignité, Bienveillance, Force…
    De tout cœur, je vous souhaite Joyeux Noël.
    Votre petite sœur Aida Armistice,
    «la nouvelle née» (alors, je suis aussi votre cadeau de Noël!)
    Je vous souhaite bonne fête de Noël et de la nouvelle année.
    Que la paix et la joie de Jésus soient avec vous toutes.
    Aujourd’hui sur nous, la lumière a resplendi, car le Seigneur nous est né. Il est le Prince de la Paix.
    Petite sœur Adèle
    Ici, nous avons coutume de souhaiter Joyeux Noël pendant tout le temps de Noël, donc il n’est pas trop tard
    Joyeux Noël et Bonne année 2018 !
    Avec Mère Joséphine, continuons «d’aller ensemble à la crèche, avec une vraie humilité de cœur et avec une grande
    CONFIANCE, Lui déposer nos faiblesses, nos misères…»
    et tout ce qui fait notre vie et mission au milieu de ceux à qui le Seigneur nous a envoyées.
    Isabelle

     

  • Témoignage d’une Petite Soeur !

    Moi, Pascale Monique, je suis née dans un petit village de l’Oise à La Neuville Roy. Après la guerre, mes parents se sont séparés et, mon frère Michel et moi avons été élevés par nos grands parents.

    Ma Vocation ?

    Pascale Petite Soeur, lors de son jubilé en juin

     

     

     

     

     

    L’appel du Seigneur se fait dans un discernement, une reconnaissance, vient ensuite le temps de  l’accueil, du oui, d’une recherche

    Où vivre cet appel ? Pour quelle mission, dans quelle congrégation ?

    Quand la recherche avance, on découvre  diverses congrégations et spiritualité C’est toute une étape à vivre. Personnellement j’ai fait confiance et après bien des épreuves le Seigneur me conduisit à Angers. Sous la direction de Mg Bellanger, cousin d’une petite sœur je pris contact avec elle. La découverte de St François a été une révélation. Voilà ce que je désirais vivre

    Dimension fraternelle sans esprit de domination, simplicité
    Artisan de Paix, de joie en chemin avec mes frères                         

    La contemplation du Christ est au cœur de nos vies
    Louer le Seigneur et toutes les créatures

    Et voilà, Depuis 50 ans, le Seigneur m’a donné des sœurs pour le vivre à Angers, Beauvais, Créteil, Aulnay sous- bois, en exerçant la profession de travailleuse familiale puis comme monitrice en éducation familiale à l’aide sociale à l’enfance, engagée au syndicat pour faire reconnaitre cette profession, à Vie libre en accompagnant des personnes en cure de sevrage, en JOC ainée  comme accompagnatrice d’équipe et comme membre de la famille franciscaine en monde populaire et maintenant à St Quentin parmi vous comme retraitée et bénévole à la mission locale, en Action Catholique Ouvrière, à Ecoute- jeunes.

     

    Je peux dire merci au Seigneur pour toutes les grâces reçues tout au long de ce chemin avec d’autres, les amitiés construites dans une solidarité, un combat pour un mieux vivre ensemble Dans les épreuves, la Foi en la Parole du Seigneur fut ma force «  Venez à moi vous tous qui souffrez et je vous referai » … « Je suis avec vous jusqu‘à  la fin des temps »

                                                                               Pascale Deliancourt

     

  • Fiorettis de tous les jours !

    Nous avons besoin de cartons pour préparer les jeux pour la Saint François ; je vais en chercher dans la rue à côté d’un groupe  de jeunes (qui font du trafic de drogue). L’un d’eux me dit : « tu veux que je t’aide ? » spontanément je lui dis oui de bon cœur, et un peu plus loin en marchant il me dit : « je ne pensais pas que vous alliez me dire oui ! »

    Avoir besoin les uns des autres me dire OUI. »

     

    Saint François nous inspire dans cette vie fraternelle en osant avoir besoin les uns des autres.

         « Et que les Frères se fassent avec confiance connaître mutuellement leurs besoins, car si une mère nourrit et aime son fils   selon la chair, avec combien plus d’affection chacun ne doit-il pas aimer et nourrir son frère selon l’esprit ?  » (1ère Règle de Saint François)

     

    J’aime être, quand je le peux, sur le balcon du rez-de-chaussée, d’une part pour m’occuper des plantes et aussi pour discuter avec ceux qui passent. Une jeune femme s’arrête et me dit :

    « Chaque matin je m’arrête devant votre balcon pour regarder vos plantes et ça me fait du bien pour toute la      journée… »

    Les balcons, lieux de rencontres !

    Sainte-Claire disait à ses Sœurs qui partaient mendier hors du couvent: « Quand vous voyez de beaux arbres couverts de fleurs et de feuilles, il faut remercier Dieu. Dites-lui aussi merci quand vous rencontrerez des gens et quand vous verrez les autres créatures que le Seigneur a faites. Alors Dieu recevra de la gloire de toutes choses et en toutes choses. » Procès de canonisation XIV, 9

    Anne -Marie, Petite Sœur à la fraternité de Beauvais .

  • Sur les chemins de la rencontre

    « Seigneur, éternel est ton amour. N’arrête pas l’œuvre de tes mains » (Psaume 137)

    Deux Sœurs Clarisses, une Petite Sœur de St François… nous voici envoyées pour vivre 5 jours d’itinérance dans les Ardennes ! Vivre cette route de la prière et de l’amitié… Ne rien emporter pour la route… comme les disciples envoyés par le Christ, comme St François et les premiers Frères… Ne prendre ni argent, ni nourriture, ni adresse où dormir… pour tout recevoir de Dieu et des autres… !

                                  

    Une des rencontres les plus fortes s’est vécue dans un tout petit village. Après avoir prié l’office du milieu du jour dans l’église, nous sortons pour demander la nourriture. Au fil des maisons où nous sonnons, plusieurs personnes nous donnent quelques petites choses à manger. Nous commençons à repartir vers un autre village. Nous croisons à ce moment-là une jeune femme à qui nous demandons peu pain pour compléter. Elle nous invite d’emblée chez elle !

    Tout en nous réchauffant et en prenant avec elle un bon repas, nous vivons des partages dans une grande confiance, profondeur, et même communion … D’emblée, ses questions et ses partages nous emmènent loin… Elle nous partage combien nous sommes signes pour elle de la visite de Dieu au cœur de son chemin, de sa vie d’aujourd’hui…

    Vraiment, le Seigneur nous attendait là !! L’Esprit nous guide les unes par les autres !!

    Nous repartons nous aussi habitées par ces rencontres, ces partages, confiant chaque personne au Seigneur…

    Après ces jours de marche où nous n’avons pas eu la possibilité de vivre l’Eucharistie, nous avons soif de recevoir Jésus… ! Nous arrivons au monastère… quand les cloches sonnent pour la messe !! Quelle joie de pouvoir vivre l’Eucharistie avec toute la communauté… et partager ensuite toutes les rencontres vécues !

    Oui, comme nous l’avons chanté : « Dieu est toute Grâce » !

    Soeurs Sabine et Pierre-Marie, Clarisses à Cormontreuil et Sœur Claire, Petite Sœur de St François

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