• Dialoguer, c’est chercher Dieu

    Les Petites Soeurs de Beauvais témoignent d’une journée de témoignage et de formation sur le dialogue interreligieux.

     La spiritualité dans l’Islam et le Christianisme : Comment fonde telle et construit-elle la fraternité ?

    Eric GEOFFROY : islamologue, spécialiste du soufisme ; fondateur de conscience soufie.

    Philippe KERNEY : prêtre accompagnateur du service diocésain des relations avec les musulmans.

    Comme témoins et acteurs de la fraternité, ils nous ont donné des textes fondamentaux en partant de leur expérience. Egalement des personnes de religions diverses ont témoigné.

    Ce que nous retenons : « La Création toute entière est la famille de DIEU. »

    Eric  G : A vécu des expériences dans plusieurs religions. A un moment donné, à la découverte de la spiritualité du soufisme dans l’Islam, il s’est dit: « c’est là ma place ».

    *La dimension spirituelle intérieure se vit au quotidien, également dans des temps de retraite de plusieurs jours parfois au désert, en groupe ce qui demande:

    *Une attention à la fragilité de l’autre.

    *Une dimension à l’universalisme, de libération.

    *Temps fort d’adoration où je ne possède pas DIEU, mais c’est DIEU qui me possède.

    Ce qui ressort: La désappropriation d’un DIEU qui est toujours au delà de mon appréhension.

    -Le sens de la Vérité qui est unique, mais les chemins pour y arriver sont différents ; Le rappel à s’ouvrir à la culture du dialogue. L’ignorance mène à la peur.

    -Faire un pas vers l’autre tel qu’il est dans sa différence ; dialoguer c’est chercher DIEU :

    « expérience vécue dans le quartier où nous sommes ».

    Philippe. K. : Rappelle les fondements spirituels dans la tradition chrétienne.

    « Père Créateur/ Fils Serviteur/ Esprit Donateur.

    *Invitation à vivre la Vérité de l’Evangile, qui remplit la force des âmes désarmées.

    * Souci des uns et des autres, comment l’Esprit Saint est à l’œuvre.

     » A Chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du Bien de tous ». (1 Corinthiens, 12)

     

    Les Petites Soeurs de Beauvais

     

  • Liens interculturels à la fraternité de Chelles

    Pendant l’année 2017 2018 nous avions accueillis 2 sœurs Vietnamiennes à la fraternité. Elles ont une Communauté à Epernay depuis plusieurs années et souhaitaient s’implanter dans la Région Parisienne. Monseigneur Nahmias nous a donc demandé d’en accueillir deux afin qu’elles fassent un peu connaissance avec la Paroisse et les Chellois. Elles allaient travailler à L’Eglise Notre Dame de Lorette. Le matin prière ensemble et le soir repas, ce qui nous permettait un temps de partage. Elles ont progressé en français « au dire de leurs sœurs responsables ».

    En septembre 2018 elles ont créé une Communauté dans les locaux de l’école Catholique Gasnier Guy tout prêt de chez nous. Deux d’entre elles, travaillent à l’école, deux autres continuent à N D de Lorette et une nouvelle arrivée  apprend le Français.

    Aujourd’hui elles nous ont invitées avec le responsable de l’enseignement catholique à venir célébrer l’Eucharistie., étaient aussi présentes  deux de leurs collègues, portugaise et Africaine. Avec le Prêtre et les sœurs nous avons dégusté le bon repas confectionné avec beaucoup de doigtée.  Dans une ambiance fraternelle et dans la joie, nous avons partagé sur nos missions respectives et le vécu de chacune.

    Marie a été aux cours de Français à la grande Prairie, là où Madeleine fait aussi l’alphabétisation. Elle cherche par tous les moyens d’avancer dans la compréhension pour mieux s’exprimer en français.

    Mercredi dernier nous  avons transcrit  en français la bonne recette des  « rouleaux de printemps.

    Chaque mercredi après-midi nous faisons porte ouverte, elle  nous y rejoint ce qui lui permet de rencontrer des personnes différentes et de pouvoir échanger de diverses manières.

    Les échanges se poursuivent !!

    Les Petites Soeurs de Chelles

  • Autour d’un vitrail…

    A l’occasion de la fête de notre fondatrice, les fraternités de Petites Soeurs et les chrétiens associés étaient appelés à partager sur l’appel à la sainteté du Pape François… et de vivre un temps de célébration pour s’offrir mutuellement les appels à la conversion entendus, reçus… quelques échos de ces rencontres ! :

    Voici le fruit de notre belle rencontre de ce jour.
    Rencontre de la fraternité de Beauvais et Chelles plus un intrus ………moi !
    Merveilleuse rencontre après un accueil à Chelles avec un petit café, nous sommes allés à la messe de 10h45 en La Chapelle de sainte Bathilde animée par une chorale africaine, très festif et très coloré, cela bouscule un peu …….
    Puis nous avons dégusté un délicieux repas avant de partager à partir de « l’exhortation apostolique » de notre Saint Père, échange très riche.
    Et  nous retombons en enfance en composant ce vitrail… !
    Nous sommes en chemin de sainteté…………ne doutons pas !!!!!!!

    Dany, chrétien associé

    Notre « visitation » à Beaupréau

    C’est précisément le 2 Février, journée dédiée à la vie consacrée que nous avons réalisé ce projet de « visitation ». Nous sommes arrivées en fin de matinée au foyer logement accueillies par Hélène,Solange et Anne Marie, heureuses de nous faire visiter leurs logements et la salle de prière.

    Un petit apéro nous requinque et nous partageons le repas  tout en échangeant des nouvelles, ce qui a donné le temps à Marie Christine, chrétienne associée de nous rejoindre, choix qu’elle a fait malgré ses  nombreuses obligations !

    Alors nous commençons notre rencontre par un temps de célébration: oui nous « femmes sur la route du Seigneur….nous lui rendons grâce de tout notre cœur ». Nous écoutons une lettre (n° 44*) de Mère Joséphine, suivi
    d’un grand temps de partage; nous offrant mutuellement les appels entendus en lien avec la vie  de Mère Joséphine. Puis le psaume 65 nous fait « glorifier Dieu et retentir sa louange ». Arès un dernier appel à notre Père du ciel, nous nous unissons à la Congrégation en priant Mère Joséphine.

    Et nous voulons mettre nos découvertes dans un vitrail !

    C’est dans la joie, la simplicité et l’action de grâce que nous avons vécu cette belle « visitation » à nos petites sœurs de Beaupreau.

    Les Petites Sœurs de Lorient

    * « Disons-Lui sans cesse que nous voulons être à Lui sans partage et sans réserve, malgré les répugnances de la nature. Il ne faut pas s’effrayer de ce qui se pas­se en nous car c’est le moment méritoire pour nous. C’est Jésus, notre Bien-Aimé, qui veut que nous portions notre croix avec Lui. Ne Lui refusons pas dé la porter avec Lui. Disons-Lui souvent: « Mon Bien-Aimé Jésus, je vois que Vous m’aimez : puisque Vous me donnez de si grandes preuves de votre amour. Oh ! oui, je veux vous faire des sacrifices. Allons, mon âme! du courage pour plaire à Jésus. Je veux m’immoler pour son amour. Je ne veux faire que sa Sainte Volonté ».

    Oh ! oui, ma bonne petite Soeur, c’est tout votre désir, j’en suis sûre. Ne craignez pas. Jésus est avec vous. Ne comptez pas sur vous pour faire quelque chose de bien. Non, vous ne pouvez rien, mais le bon Dieu peut tout. Que ce soit là toute votre ressource. Faites tout pour Lui plaire. Rien pour vous satisfaire ».

     

  • Une naissance à Ngotto : la Jeunesse Franciscaine !

    Les Petites Sœurs, en mission depuis quatre ans  maintenant à N’gotto, dans le diocèse de M’BAÏKI, ont à cœur de partager la richesse de la spiritualité franciscaine par le biais de leurs activités pastorales. C’est ainsi que la Petite Sœur Rosine a initié un groupe d’enfants à qui elle fait découvrir l’esprit et la vie du Petit Pauvre d’Assise.

    Depuis une année, j’avais ce désir de parler de Saint François aux jeunes. Après quelque temps, j’ai lancé un appel à la paroisse et dans le groupe de catéchèse. Très vite, des enfants se sont intéressés et sont venus nombreux : j’ai accueilli 56 enfants et jeunes !

    Qui sont-ils ? Ce sont des enfants du village, garçons et filles, ils ont 6, 7, 8, … 15, 18 ans. La plupart sont catéchumènes (chez nous, les années de catéchèse correspondent à la préparation au baptême et à la première communion car peu d’enfants sont baptisés bébés).

    Que deviennent-ils aujourd’hui ? Après l’inscription dans le groupe, ils ont participé aux réunions. Je les réunis tous les dimanches après-midis sous notre paillote, à la fraternité.

    J’ai commencé à leur parler de saint François… sa vie, son enfance, sa jeunesse, son désir…

    Je leur apprends une certaine manière de vivre,  et puis les chants franciscains, la salutation :

    « Paix et Bien ! ». En sango : « Siriri na Nzoni, ita ! ».

    Ils ont pu regarder un film à la fraternité sur la vie de François. Tout cela les intéresse, ils sont touchés.

    Après trois mois de cette découverte du Mouvement, le 20 mai 2018, en la fête de la Pentecôte, le groupe a reçu la bénédiction par le curé de la Paroisse. Désormais, ils sont reconnus au sein de la communauté paroissiale comme la Jeunesse Franciscaine. Les enfants sont heureux d’appartenir à ce groupe.

    A côté de cette initiation à la vie franciscaine, j’introduis aussi l’éducation, le respect du prochain, l’amour d’autrui, le goût de l’école. Parce qu’ici, beaucoup de choses manquent à nos enfants : leur épanouissement, leur développement, les droits et devoirs des enfants, tout cela est peu connu et peu respecté.

    Bref, ils sont contents d’appartenir à ce groupe et d’avoir une Sœur qui les écoute. Moi aussi, avec mes Petites Sœurs de N’GOTTO, nous sommes heureuses de voir naître ce petit groupe qui découvre la vie simple du « petit pauvre d’Assise » saint François.

    Petite Sœur Rosine

  • Prière pour la paix à Lorient

    En famille franciscaine nous avons choisi de vivre la prière pour la paix sur le temps de midi pour permettre à ceux qui travaillent de venir vivre ce temps avec nous.

    Pour sensibiliser ceux qui portent ce désir de paix , Sylvie artiste a réalisé une grande et belle affiche qui restera toute l’année sur un panneau extérieur de l’église.

    Nos amis Chantal et Philippe  (qui tiennent une librairie) très motivés pour cette prière, nous ont demandé de leur envoyer chaque mois la date et le sens de la prière du mois. Ils envoient cela à tous ceux qui ont leur adresse mail à la librairie… en ajoutant leur note personnelle qui met en mouvement.

    Bientôt elle sera annoncée aussi sur RCF Radio Ste Anne à Lorient

    Et ça marche ! Nous sommes passés de 15 à 25 personnes venant  de Lorient, Larmor-plage, Quévin, Ploemeur…

    Petit à petit les uns et les autres commencent à partager comment ils vivent la paix là où ils sont.

    Après le temps de prière tous ceux qui le désirent viennent prendre leur pique-nique dans une salle du presbytère. Ce  temps  permet de se connaître, de partager simplement  c’est un moment d’ouverture…et ceux qui travaillent peuvent y participer.

    Esprit du Père, viens !

    Viens toucher les cœurs

    De ceux qui cherchent en eux la paix

    Viens, Esprit du Fils, viens !

    Que l’amour et la vérité se rencontrent

    Pour qu’enfin justice et paix s’embrassent.

     

     

  • Une rencontre pleine de saveur !

    Une joyeuse petite troupe de 17 enfants de caté, de 7 à 9 ans, nous arrive par bateau de Port Louis; ils viennent découvrir ce que sont : « des Sœurs »  ?

    la fraternité des petites Soeurs en bord de mer !

    3 mamans catéchistes les accompagnent et tous s’assoient par terre faute de chaises !

    Après les présentations d’usage, c’est le jeu des questions/réponses.

    Et les questions sont variées: avez-vous un mari ?  Qui fait la cuisine ? Pouvez-vous jouer à des jeux de société?…

    Au cours des réponses nous glissons le sens de notre vie, notre appartenance à une Fraternité, Saint François …

    Le goûter avec de bonnes crêpes bretonnes, apportées par les catéchistes, met de l’animation…

    Nous leur proposons d’aller visiter Jésus à la chapelle, et là de tout leur cœur ils nous chantent un «  Je vous salue Marie » à la suite duquel nous chantons à notre  tour un « Notre Père » en Sango et en Arabe ( nous leur avions parlé de nos diverses Missions.)

    En partant Angélique une des animatrices nous dit: «  parfois nous allons loin pour rencontrer des Sœurs, nous ne savions pas que nous pourrions vivre une si belle rencontre près de chez nous. »

    Nous sommes toutes les 5 invitées à l’Eucharistie du dimanche 3 juin où trois de ces enfants seront baptisés et tous feront leur 1ère communion.

    Et pour cela à notre tour nous prendrons le bateau !!

     «  Allez dans le monde entier… et faites des disciples… »

     

  • La Jeunesse Franciscaine à la Maison d’arrêt de Bimbo à BANGUI

    Chaque dimanche, un groupe de la « Jeunesse Franciscaine » se réunit sous la paillote de notre fraternité à BANGUI. Nous avons des liens privilégiés avec ces jeunes qui partagent notre spiritualité : ils s’intéressent à St François  et essaient de vivre selon les grandes lignes de son charisme. Ils nous font parfois appel pour leurs  temps de réflexion. Cette année, pendant le Carême, ils ont choisi d’aller rendre visite aux femmes incarcérées à la prison de Bimbo.

    Petite sœur Marie-Christine : Qu’est-ce qui vous a poussé à aller visiter les femmes à la prison ?

    Fidèle : C’est un appel de Dieu parce que le Christ nous a dit : « J’étais en prison et vous ne m’avez pas visité ».

    Francis : St François nous a demandé d’apporter la joie là où il y a la tristesse, l’espérance là où il y a le désespoir, la lumière où il y a les ténèbres.

    Pourquoi particulièrement la prison cette année?

    Fidèle : Habituellement, nous allons dans les hôpitaux, mais nos responsables régionaux nous ont invités à aller vers les prisonniers. Il y a eu beaucoup de crimes pendant les évènements. Des personnes avaient perdu tous leurs biens, alors pour subvenir aux besoins de la famille, ils ont volé, ont été pris et mis en prison, d’autres se sont vengés.

     

    Combien y-a-t-il de femmes à la Maison d’Arrêt de Bimbo ? Et pour quels motifs sont-elles incarcérées ?

    Fidèle : Elles sont au nombre de 51, il y a des jeunes filles (dont deux avec un enfant de moins de deux ans), des plus jeunes et aussi des femmes âgées. Comme je le disais, certaines ont volé, d’autres ont commis des crimes ou se sont bagarrées avec leur coépouse ou leur rivale, leur conjoint… et l’ont blessé sérieusement.

    Les plus âgées sont souvent des veuves ou des femmes sans enfant accusées de sorcellerie.

     

    Depuis quand aviez-vous préparé cette visite et combien de jeunes étiez-vous ?

    Fidèle : Depuis le mois de février. Nous sommes allés là-bas une cinquantaine de jeunes. Toutes les paroisses de Bangui étaient représentées.

    Comment s’est déroulée la visite ?

    – Vers 9h00, on nous a fait rentrer dans la prison. Nous voulions avoir un échange avec les femmes, mais comme nous apportions des produits de première nécessité (sucre, savons, sardines, lait, café, huile, sel, riz…) et des médicaments collectés auprès des Fraternités Séculières (laïcs franciscains adultes), le Greffier nous a demandé de mettre ce qu’on avait apporté  dans des sachets selon le nombre des femmes. Ceci a pris du temps, de ce fait nous n’avons pas eu le temps d’échanger avec les femmes. Nous avons regretté.

    – Un frère franciscain et un frère capucin sont venus avec nous pour célébrer l’Eucharistie. Nous, les jeunes, nous avions constitué une petite chorale, rédigé des intentions de prière et préparé les lectures. Le prêtre avait pris l’Evangile de saint Luc : « Jésus devant le tribunal du Sanhédrin ». Il a eu des paroles fortes : « Dieu ne juge personne. En tant qu’hommes, nous, nous portons des jugements sur les autres et même sur Dieu parfois ! […] La vraie prison c’est notre cœur, dans lequel nous enfermons les autres et où nous nous enfermons nous-mêmes, notre cœur que nous refusons d’ouvrir à Dieu et à sa miséricorde». Il a invité les prisonnières à « s’ouvrir à Dieu ».

    – A la fin de la messe, une représentante des prisonnières a pris la parole pour remercier les jeunes franciscains en disant : « Plus que l’aide matérielle que vous nous avez apportée, c’est le réconfort humain et spirituel qui nous a touchées ».

    – Le Ministre Régional (ministre = terme franciscain signifiant Serviteur) de la Jeunesse Franciscaine avait présenté notre Mouvement au personnel pénitentiaire et le sens de notre visite : d’abord assister ces femmes spirituellement, leur partager la Parole de Dieu, prier et célébrer l’Eucharistie avec elles, leur apporter le Christ, leur dire en actes et en paroles que Dieu ne les a pas oubliées et qu’elles doivent garder l’espérance.

    – Le Chef de Sécurité de la prison a pris la parole au nom du Régisseur malade pour remercier les jeunes et leur a dit : « Ce n’est pas l’habit que vous portez qui fait de vous des Chrétiens, mais d’avoir une vie exemplaire et une bonne moralité, car actuellement le comportement des jeunes est souvent mauvais ».

    Enfin nous avons remis à chacune son sachet de produits, et les médicaments ont été donnés à l’infirmerie.

    – Pour terminer, nous avons chanté et dansé avec les prisonnières – moment de joie qui nous a fait oublier que nous étions dans une prison. Mêmes les soldats de la MINUSCA (les Casques Bleus) présents là-bas pour garder, ont dansé aussi!

    Que gardez-vous de cette visite à la prison des femmes ?

    Francis : Nous avons essayé de mettre en œuvre le charisme de François. Nous avons été bien accueillis par le personnel de la prison et par les femmes. Ce qui fait de la peine, c’est que certaines sont là depuis un ou deux ans et leur procès n’a pas encore eu lieu. Et aussi de voir ces « vieilles mamans » accusées de sorcellerie. J’ai senti que pendant la célébration et la danse qui a suivi, ces femmes ont un moment oublié leurs peines.

    Christa : Ce que j’ai vu m’a fait mal. Ces femmes sont privées de leur liberté et certaines ont leur enfant en bas âge avec elles en prison : deux bébés sont là avec leur maman ! C’est dur de voir cela. Des jeunes filles, qui auparavant allaient à l’école, se trouvent enfermées parce qu’elles ont blessé leur coépouse. Des mères ne sont plus avec leurs enfants, qui n’ont plus personne à la maison pour leur donner une bonne éducation. Ça m’a fait vraiment pitié, mais notre venue leur a donné beaucoup de joie et elles ont eu ainsi l’occasion de prier ensemble.

    Voyant tout cela, je veux maintenant donner des conseils à mes camarades de l’Université, pour qu’elles ne commettent pas de crimes, qu’elles ne soient pas brutales, qu’elles n’agissent pas dans la colère, car çà conduit à la prison. Il faut réfléchir avant de faire quelque chose.

    A nos mamans, j’ai aussi envie de dire de ne pas faire de bêtise car les enfants souffrent trop sans leur maman, ils sont mal à l’aise. Elles doivent rester fidèles et respecter les lois. On doit aimer son prochain comme soi-même, ne pas faire du mal et regarder l’autre comme sa propre sœur.

    Fidèle : Ce jour-là j’ai compris la parole qui dit : « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ». J’ai pris conscience ce jour-là que derrière les murs, il y a des personnes comme nous et la plupart sont des chrétiennes, elles ont besoin de nos visites et de nos prières. Nous ne sommes pas allés là-bas pour les juger, mais en les regardant comme des personnes qui ont besoin de notre aide avec la Parole de Dieu.

    J’ai aussi pris conscience que si nous travaillons davantage ensemble religieux, religieuses, laïcs, jeunes de la famille franciscaine, nous pourrons faire bouger quelque chose dans notre société.

    J’ai compris comment St François pouvait être joyeux lorsqu’il donnait tout aux pauvres, qu’il ne gardait rien pour lui-même. Ce jour-là je me suis réellement senti franciscain.

    Petite Sœur Marie-Christine – BANGUI

  • Vivre une présence fraternelle à tous… avec Habitat et Humanisme

    Il y a quelques années HABITAT et HUMANISME a lancé un appel à la
    famille franciscaine pour qu’une fraternité de 3 sœurs franciscaines assure une
    présence toute simple, à La palombe, au milieu de résidentes accueillies en vue
    d’une réinsertion sociale.
    C’est ainsi qu’en 2012, 3 Petites Sœurs de Saint François sont arrivées pour
    former cette fraternité.
    Les débuts ont été faits d’itinérance car la Palombe était en travaux. Comme Saint
    François nous avons vécu plusieurs mois en « pèlerins et étrangers » à Villiers le
    Morhier, puis Epernon avant de pouvoir complètement nous installer à la Palombe.
    Que vous dire de notre vie à la Palombe ? C’est une vie toute simple dans
    l’ordinaire des jours. Mais dans le quotidien le plus banal, Dieu prends corps
    chaque jour, si nous lui prêtons nos mains, nos yeux, nos oreilles, nos cœurs pour
    regarder, écouter, accueillir, aimer ceux qu’Il met sur nos routes.

    Dans ce milieu labouré par les rudesses de la vie, où sont accueillies des personnes
    fragilisées par ce qu’elles ont traversé comme épreuve nous sommes témoins de
    gestes tout simples qui sont mille raisons d’espérer !
    Comme par exemple :
    • Ces services échangés entre Résidentes.
    • Ces enfants venus aider l’une de nous à ramasser l’herbe de la pelouse, et les
    mamans, dépassant leurs difficultés, heureuses de voir leurs enfants œuvrer ensemble.
    • Ce repas partagé organisé par un résident, repas qui a rassemblé les personnes
    autour d’un moment convivial où chacun a pu participer.

    • Ce sont encore les anciens Résident -e- s qui reviennent nous dire bonjour.
    • Ce sont aussi ces bénévoles qui se donnent à fond avec patience et compétence
    et qui continuent à croire et espérer, même au plus noir de la nuit.
    • Cette Résidente qui au fond de la « galère » trouve l’énergie de rebondir et
    ainsi redonne du tonus aux autres.

    Souvent dans la prière, dans notre oratoire, au cœur de la Palombe, nous avons
    déposé au Seigneur, les situations, les personnes en difficultés que nous
    rencontrions ; quand nous les sentions démunies, déroutées, nous savions que Lui
    pourrait œuvrer …même à travers des portes verrouillées.

    Aujourd’hui est venu le temps du départ. Nous sommes envoyées vers d’autres
    horizons.Nous sommes appelées à vivre dans d’autres fraternités mais c’est au service d’un
    même appel.

    Nous rendons grâce pour ces années passées à la Palombe. Et nous invoquons l’Esprit Saint pour que nos vies
    soient dans le monde d’aujourd’hui, des vies toujours plus ajustées à l’Evangile,
    pour qu’elles prennent avec le Christ « forme d’Evangile ». Notre prière continuera d’accompagner toutes les personnes rencontrées ici…

    Hélène, Anne Marie et Monique

  • L’éveil de la jeunesse de N’GOTTO

    Je m’appelle Lambert, je suis enseignant à NGOLA, un petit village divisé en deux quartiers, situé à 22Km de N’GOTTO. La population vit des travaux champêtres : la chasse, la pêche la cueillette …

    En 2015, j’ai accepté d’aller dans ce village pour diriger l’école nouvellement construite. Eduquer les enfants de ce village dans le but de leur faire acquérir un savoir-faire et un savoir-être, c’est important pour moi. Depuis que je suis à NGOLA, il y a encore des enfants non scolarisés : les parents me disent que leurs revenus ne leur permettent pas de les scolariser tous.

    J’ai le grand plaisir de vous partager ce que j’ai vécu à l’occasion de la manifestation culturelle organisée par la sœur Diane dans le cadre de ses actions éducatives envers nos jeunes. Auparavant, j’avais été chargé par la Sœur d’entraîner les jeunes filles de mon village. Cette manifestation sportive avait pour but de rassembler les adolescentes de N’GOTTO, NGOLA, MBANGALI…, de les mettre ensemble pour partager leurs compétences intellectuelles et physiques, leur donner des conseils, parler de leur foi…

    A notre retour au village, nous étions très fiers de nos enfants … car elles nous ont fait la surprise de remporter la victoire dans le match de football féminin !    Après cette rencontre, les filles de nos écoles ont eu le goût du football. De plus, leur esprit s’éveille, c’est une ouverture par rapport au milieu où nous sommes. Nous aimerions que la prochaine rencontre soit organisée dans notre village, pour faire profiter la population et les autres adolescents de cette chance pour leur vie sociale : comment nos filles préparent leur avenir par l’école, et en apprenant à faire des choix responsables.

    Ma sœur Diane, votre venue à NGOLA sera comme un lever du soleil pour la population. Nous attendons votre action éducative vis-à-vis de nos enfants trop isolés des autres. Nous vous disons merci, que le bon Dieu vous protège.

     

    Lambert GOWILI, directeur d’école à NGOLA

  • Une fraternité qui s’élargit à l’universel

    Notre fraternité s’est élargie depuis septembre ! A la demande de l’évêque de notre diocèse, nous accueillons  deux Sœurs Vietnamiennes, Amantes de la Croix : Marie et Marie Thu ! 

    Cet accueil  a été une surprise mais nous mesurons la  chance et l’ouverture que cela nous donne de vivre ! Ouverture au monde asiatique et à une Congrégation d’une autre spiritualité !

    Leur jeunesse, leur rire, leur joie, leur énergie de comprendre, de chercher, leur profondeur de vie et leur simplicité nous font du bien et nous invitent à des dépassements pour construire ensemble une vie évangélique et fraternelle au jour le jour.

    Ensemble nous prions l’office du matin, et elles animent la prière le vendredi  matin. Elles chantent par moments en Vietnamien au moment du repas ou à la prière.

    Elles participent aussi à l’entraide cuisine… selon leur possibilités. C’est ainsi que nous avons apprécié la cuisine vietnamienne avec ses spécialités : nems faits maisons, rouleaux de printemps, nouilles asiatiques…dessert et nous nous initions à leur confection… En voyant faire !

    Leur soif de connaitre leur fait nous poser des questions, attentives à plein d’expressions… Elles nous partagent aussi quelques aspects de leurs cours, et aussi de leur culture ! L’enrichissement est vraiment réciproque !

    Avec elles nous faisons aussi des parties de scrabble… avec des équipes françaises et vietnamiennes !

    Nous leur faisons découvrir les réalités de Chelles où elles fonderont une communauté au service du Sanctuaire Ste Bathilde lorsque la nouvelle Eglise sera bâtie. 

    Avec nous, elles ont vécu la fête St François à Chelles. Les liens se tissent avec les paroissiens. Elles participent aussi à la maraude auprès des personnes démunies du quartier avec une équipe de la paroisse. Elles ont aussi participé avec nous à l »engagement de Soeur Magali, Franciscaine Missionnaire de Marie… Elles ont ainsi vécu ce temps fort d’Eglise… et la soirée qui fut un voyage joyeux de chants, danses, à travers le monde !

    Nous avons participé avec elle à la célébration des Martyrs du Vietnam chez les Pères des Missions Etrangères, à Paris ! Une belle manière de partager avec elles des accents forts de la vie de l’Eglise au Vietnam !

    Oui remercions le Seigneur de nous apprendre ces passages au cœur du quotidien et des rencontres imprévues !

     

    Marguerite, Chantal, Madeleine, Marie-Agnès