• Depuis que je connais Mère Joséphine, ma vie a changé !

    31 mars 2019… jour des 200 ans de notre fondatrice…nous recevons par le biais du site un message profond et touchant. Ce sera le premier d’un échange qui se poursuit…

    Nous publions ces écrits avec l’autorisation de ce couple.

    Ayant découvert la physionomie de Mère Joséphine à travers le chemin de croix du 5 mars 2019 et ayant été très vivement impressionné par son langage simple et lumineux, j’aimerais savoir si les lettres de votre fondatrice sont accessibles. Je serais très heureux de les consulter et de connaître davantage cette personnalité! Merci d’avance!

    Suite à l’envoi des lettres de notre fondatrice :

    En proie à une vive émotion suite à une première lecture des lettres de Mère Joséphine,je vous remercie sincèrement de votre mail qui m’ouvre  des horizons immenses…Depuis que j’ai rencontré Mère Joséphine, ma vie a changé et j’espère continuer mon cheminement avec le Christ, en sa compagnie…

    Je souffre dans mon corps…Ma femme est aussi très malade…et on sent votre fondatrice si proche des malades!

    Nous continuons d’approfondir son message.

    Quelques temps après…

    Christ est ressuscité!

    Excusez-moi pour le retard à vous répondre: les fêtes de la Résurrection, nos 50 ans de mariage,…et notre santé à tous les deux…En ce moment je suis hospitalisé.

    Un grand merci pour le chemin spirituel que vous nous avez envoyé: merci de nous permettre de marcher ensemble sur les traces du Christ et de partager avec nous la joie de l’Evangile. Mère Joséphine est de plus en plus pour nous un phare et nous découvrons son précieux héritage.

    Nous nous réjouissons d’avance d’approfondir notre connaissance de son profil lumineux de simplicité à travers le livre (« Humble et pauvre ») que vous nous proposez et que nous acceptons avec enthousiasme!

    Nous avons fait rencontrer à une amie proche Mère Joséphine et elle nous suggère de vous demander… s’il existe des reliques de votre fondatrice comme il y en a de Thérèse de Lisieux? Nous croyons au miracle…et voyez-vous je suis diabétique, amputé déjà d’une jambe, souvent hospitalisé, et ma femme a un cancer, la chimio la fatigue beaucoup… Mais nous entrevoyons un rayon de soleil à travers Mère Joséphine: peut-être nous guérira-t-elle?…

    Bien fraternellement unis à vous, Alleluia!

    et encore plus tard…

    Mère Joséphine nous aide : nous en avons eu la preuve…C’est un devoir pour nous de vous la faire partager : après une première hospitalisation suite à une infection, une deuxième s’est avérée nécessaire, une septicémie s’étant déclarée…Les médecins ne me laissaient pas beaucoup d’espoir. J’ai reçu le sacrement des malades et nous nous sommes tournés vers Mère Joséphine en commençant une neuvaine…Avant la fin de la neuvaine, j’étais hors de danger! Merci à Mère Joséphine! et merci à toutes les Petites Soeurs!

    Nous suivons avec vous le chemin spirituel que vous nous avez envoyé…Un grand merci pour le livre que nous avons hâte de commencer! N’hésitez pas à nous faire partager d’autres moments intenses avec Mère Joséphine.

     

  • Les petits riens du quotidien ou l’amour mis en actes

    Le trésor transmis par Mère Joséphine est la source de notre être et de notre agir de Petites Sœurs aujourd’hui.

     A la fraternité, rue du docteur Guichard, à Angers nous essayons de concrétiser notre charisme de « garde-malades » en prenant soin les unes des autres. En prenant soin de la personne dans toutes ses dimensions ; corporelle, morale, spirituelle, familiale. Ce « prendre soin », demande bonté, amour, tendresse.

    Voici quelques réflexions prises sur le vif de notre quotidien….

    « La réunion commence dans 5 minutes. En passant, j’ai frappé à la porte de ma voisine pour lui rappeler qu’il est l’heure de descendre. »

    « Quand tu auras fini de préparer tes plats, tu laisseras la vaisselle, je viendrai l’essuyer. »

    « Merci à la Petite Sœur qui a mis le couvert, j’avais complètement oublié que c’était à moi de le faire ! »

    « Je ne serai peut-être pas rentrée quand SODEXO viendra livrer les repas. Est-ce que tu pourras leur ouvrir la porte, s’il te plaît ?- Oui, bien sûr, je suis là ! »

    « Tu ne t’inquiètes pas pour tes papiers… J’irai faire les démarches à la Sécu. »

    « Tu aimerais regarder la télé ?    Je monte l’allumer. » 

    « Aujourd’hui, on n’est que le 15. A la fin du mois, je viendrai compter les médicaments et on ira ensemble à la pharmacie renouveler l’ordonnance. »

    « Ce matin, je peux commencer le repassage, ça t’avancera !

    « C’est dimanche aujourd’hui ! Il est bientôt 3 heures, je vais aller chercher le Rummikub. Toi, tu peux chercher une troisième Petite Sœur ? J’en connais une qui sera contente de se détendre un peu en jouant avec nous. »

    « Je vais cueillir quelques petites fleurs dans le jardin, et je lui ferai un beau paquet pour son cadeau d’anniversaire ! »

    Et nous chantons ensemble !

     Si, aller de par le monde, fut bon pour nos jeunes années,

    Grandir en fraternité, reste toujours d’actualité !

    Entre nous et avec tous, voisins, famille et amis.

    Vous pouvez venir chez nous, vous serez bien accueillis !

  • Une neuvaine… bien incarnée !

    200 ans de notre fondatrice… une neuvaine… et une invitation à nous partager comment nous vivons aujourd’hui le charisme de notre fondatrice Mère Joséphine.

    Solange, Petite Soeur à St Quentin nous y entraîne !

    Premier jour :

    Le pape François nous rappelle que « Jésus nous ne le connaissons que sur le chemin quotidien de la vie » Or Mère Joséphine nous demande de nous attacher à Jésus et à lui seul ».

    C’est une invitation forte pour moi à trouver le Seigneur dans mes lieux de vie, mes insertions…Pour moi dans ma cité, auprès des mamans qui découvrent par moi, le jardin et le partage ; dans ma présence aux retraités CGT qui prennent leur place avec les Gilets jaunes pour être reconnus, respectés et faire avancer un peu plus de justice et d’égalité.

    Deuxième jour :

    La confiance en Dieu, pour Mère Joséphine, se traduit par un service toujours plus total pour les plus pauvres et François nous rappelle que ce que nous faisons aux plus petits, c’est à Lui que nous le faisons.

    Le service des « petits », c’est mon action avec eux dans la cité, comme avec mon syndicat ou dans mon accompagnement dans le catéchuménat, dans le service de la paroisse toujours plus accueillante de la vie de tous …

    Troisième jour :

    Mère Joséphine se soucie avec tendresse de ses sœurs comme des pauvres et François nous invite à « ne pas avoir peur ni de la tendresse »…

    Notre monde est dur. Dans mes engagements, ma présence au quartier… savoir écouter, encourager et consoler sans juger ni condamner. Accueillir à la maison comme aller chez telle ou telle famille sont des manières de témoigner de la Bonté du Seigneur lui-même … Ainsi se tissent des liens durables d’amitié : Anthony que  nous avons connu avec sa maman à qui nous avons si souvent ouvert la porte ainsi qu’à sa petite sœur est heureux aujourd’hui de me présenter sa femme, son enfant … C’est pour moi, la tendresse de Dieu que m’apporte Anthony …

    Quatrième jour

    Mère Joséphine comme Saint François nous invitent à « bien s’entendre » dans nos fraternités.

    Avec les autres Petites Sœurs de St Quentin, nous nous entraidons. Nous cherchons à partager ce que nous vivons en vérité. Ce partage est pour moi prière, action de grâce… Ce sont ces liens qui sont perçus par mon entourage. « Cette bonne entende chaleureuse » il me semble que je dois aussi m’efforcer de la vivre dans toutes mes relations de quartier, de syndicat, de la paroisse car « tout homme est mon frère » …

    Cinquième jour :

    Etre petite sœur est une invitation à être simple, humble et servante…

    Cette simplicité je la mets dans ma vie personnelle en ne me laissant pas envahir par le superflu et en utilisant la modernité pour un meilleur service de tous. C’est aussi aider simplement les autres à prendre leur place : accompagner une maman pour qu’elle ose venir à une réunion, qu’elle ose prendre la parole, qu’elle apprenne à faire par elle-même son jardin et à en cuisiner les fruits… Me faire la plus discrète possible pour que l’autre soit le plus possible dans la lumière …

     Sixième jour :

    Mère Joséphine nous demande d’être Marthe et Marie tout à la fois, de savoir servir et contempler car la « contemplation est plus parfaite au milieu de l’action » dit François.

    Dans mes divers engagements, j’essaie d’avoir à l’esprit la parole de Jésus : « ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites » … Cet engagement est alors contemplation, adoration du Christ vivant… Il est parfois ce crucifié de l’injustice, du mépris… Il est parfois ce Christ ressuscité qui se relève, qui prend sa place, qui s’engage pour les autres … Dans cette action j’y vois le Seigneur rencontré sur ma route… Alors quand viendra le temps de la célébration eucharistique, le pain et le vin seront pour moi ces hommes et ces femmes contemplés dans mon engagement …

    Septième jour :

    Avoir le souci de l’autre, être le garde malade «avoir soin de l’autre, de toute personne spécialement des plus fragiles»

    C’est l’action quotidienne dans le quartier, dans les associations de proximité … Mais c’est aussi s’engager pour dénoncer et s’attaquer aux causes de la pauvreté, de l’exclusion … Avec ceux que j’assiste il me faut travailler à en faire des acteurs de leur libération, avec le syndicat, avec les élections je me dois d’agir pour que notre société change, pour que les droits soient mieux respectés, pour que justice, vérité, liberté s’installent dans nos institutions afin que la fraternité devienne réalité…

     Huitième jour

    « Que votre vie soit une oraison perpétuelle » dit mère Joséphine car « la tendresse du Seigneur réveille notre sensibilité et fait que nous nous sentons invités à le reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies » ajoute le pape François…

    Dans mon histoire personnelle puis celle de PS, Dieu m’a donné de rencontrer des femmes et des hommes, croyants ou non, qui ont marqué ma vie, depuis la JOC lorsque j’étais « bonne » dans des familles bourgeoises de mon village puis d’Angers jusqu’à ma vie à Saint-Quentin. Là Dieu m’a donné des sœurs, des religieuses, des prêtres ouvriers, des prêtres, des militants croyants ou non, des mères de famille qui témoignaient d’un extraordinaire amour au cœur de leurs difficultés …

    Toutes et tous ont été pour moi une rencontre, une découverte de la tendresse de Dieu. Ils m’ont transformée, ils m’ont « évangélisée » Par eux et avec eux j’ai appris l’école de la vie….et j’en rends grâce à Dieu…

    Neuvième jour :

    « Que le combat ne vous effraie pas » dit Mère Joséphine « n’ayez pas peur d’aller à contrecourant… Ne crains rien je suis avec toi ! »

    Ce sont des paroles qui m’ont toujours fais vivre … Je n’ai pas eu la chance de faire beaucoup d’études mais la Mission ouvrière, le Mouvement ouvrier accompagnés de partages de la Parole de Dieu m’ont montré que l’Esprit marche avec celles et ceux qui « s’efforcent de faire la volonté de Dieu »(Mc 12 28). A l’hôpital il m’a fallu souvent, avec d’autres, oser affronter la hiérarchie pour un meilleur respect des personnels et du service public. Dans la vie associative et même dans nos institutions ecclésiales, il faut aussi oser aller à contrecourant pour permettre aux plus petits de prendre leur place. François d’Assise osa des pratiques nouvelles en faisant confiance en la force de l’Esprit …

  • Au coeur de la mort, la solidarité…

    Joachim, c’est ce jeune garçon Pygmée Aka, l’un de nos élèves de l’école de ce campement (ici avec son maître et Sr Prisca). Il était brillant élève, malgré ses nombreuses absences pour cause de chasse ou de cueillette en forêt… le lot de toutes les classes des campements où il faut au maître souplesse et passion pour fidéliser les enfants tout en respectant le rythme du village, calqué sur les lois de la nature.

    Joachim souffrait d’obésité, ce qui est extrêmement rare chez les Akas… et peut-être d’une maladie qui en était la cause, nous ne le saurons jamais. Pendant une longue période en forêt, loin du campement habituel et de toute commodité, une blessure à la jambe a dégénéré en plaie surinfectée, d’une rare gravité.

    Les soins traditionnels, dont les Pygmées ont le secret, n’y ont rien fait. Et très vite, comme il est de coutume, la maladie a été vue comme acte de sorcellerie. Quand l’enfant a été amené à NGOTTO par Pierre, un jeune papa éveillé du campement, il était déjà tard. Transféré à l’hôpital de BODA, la famille n’a pas accepté le rythme de ces soins trop médicaux et a regagné le village.

    Quand Joachim nous a été amené sur une charrette en dernière urgence, nous ne savions que faire. L’enfant souffrait atrocement et attendait tout de nous. Nous l’avons installé dans une pièce à la paroisse avec sa maman, et nourri au mieux car il avait faim, mais que faire de cette plaie pratiquement intouchable qui avait pris toute la jambe? Seule l’amputation semblait pouvoir le sauver. Une seule chance était là: l’arrivée prochaine à MBAÏKI du Professeur ONIMUS, chirurgien orthopédique franc-comtois* qui vient opérer depuis plusieurs décennies en RCA. Sœur Rosine a fait ce qu’elle a pu pour le calmer et éviter l’aggravation du mal. Un petit miracle s’est produit puisqu’il a pu supporter le voyage jusqu’à MBAÏKI, puis Bangui où il a été transféré pour l’opération, accompagné de Pierre et de sa maman. Quelle aventure pour eux!!

    Joachim a donc été opéré au Complexe Pédiatrique de BANGUI dans de bonnes conditions. Le pronostic après l’opération avait donné bon espoir à tous. Nos Petites Sœurs de BANGUI avaient commencé à visiter l’enfant et à accueillir la maman un peu perdue…! Celles qui avaient vécu à NGOTTO étaient d’un grand réconfort pour eux. Mais voilà qu’après trois jours, sa santé s’est vite dégradée et l’enfant a succombé.

    Nous savions le risque grand, mais nous l’avions pris pour tenter de sauver une vie. Maintenant, il était mort… loin de son campement, où les traditions autour de la mort sont si fortes. Que fallait-il faire? Nous ne pouvions ramener le corps jusqu’à Ngotto par une telle chaleur, mais ne pouvions pas non plus l’enterrer dans l’anonymat de la grande ville. Après réflexion, nos Petites Sœurs de Bangui ont fait tout le nécessaire et trouvé un véhicule pour amener le corps à MBAÏKI (terre de la Lobaye!). Avec les Sœurs de la Charité (de Mère Térésa) et le curé de la Cathédrale, précédemment à NGOTTO, nous avons pu enterrer dignement notre enfant après un temps de prière à l’église et un message fort du père Maximin.

    Par la suite, le retour au village fut douloureux, mais l’occasion pour Pierre d’exhorter ses frères à ne pas négliger la santé des enfants et de témoigner de la grande chaîne de solidarité qui s’est tissée autour de Joachim jusqu’à la fin.

    Petite Sœur Isabelle

     

     

  • Des visitations à l’hôpital

    En réponse à l’appel de l’Archevêque et après discernement en congrégation, j’ai répondu positivement à la mission d’aumônier d’hôpital. Cela fait donc six mois, que j’ai l’immense joie de vivre en équipe cette mission à l’hôpital Saint Eloi, à Montpellier.

    Je vous partage quelques petits trésors de mes « Visitations » :

    – Mr B. : je le visite depuis deux mois, il vient de sortir d’un longue période de coma. Cet après-midi il est sevré du respirateur et de sa trachéotomie. Il m’accueille par un puissant « Bonjour » C’est la première fois que j’entends sa voix, quelle émotion ! Nous partageons. Son papa m’avait confié d’aller le visiter, mais surtout de ne pas parler de la Foi !

    Il me serre la main et me dit « Merci pour votre COMPASSION » Lui qui est athée, me renvoie le mot si fort pour notre Congrégation, en ce temps des 200 ans de la naissance de Mère Joséphine !

    – Mr P. : est atteint du SIDA, je le visite depuis de longues semaines, avide de découvrir la Foi, dans le souvenir de ses six ans auprès de sa grand-mère très croyante ! Il reprend du poids et retrouve force et espérance !
    Un jour après un partage disons théologique, il me dit « Je vais grossir spirituellement , avec toute cette nourriture que vous me donnez, mais comment le mesurer ? »

    – Me L. : m’accueille assise en tailleur sur son lit, elle m’annonce sa sortie prochaine. Je lui demande où est sa maison, elle me répond dans les cartons, je suis à la rue… ! Gênée par la maladresse de ma question, je l’écoute avec attention. Elle me partage qu’elle n’a plus rien à se mettre.
    Je retourne au local et grâce aux cartons rangés par catégorie de vêtements, je lui prépare une valise. De retour à la chambre, elle sourit si heureuse de découvrir les vêtements et à sa grande surprise… un sac à main ! Elle le serre sur son cœur et se met à pleurer !!

    Que de moments partagés, de grâces reçues !

    Petite Sœur Régine BADOC MONTPELLIER

  • Chemin de Croix avec notre fondatrice

     Nous t’adorons, ô Toi le Très Saint,

    Nous T’adorons, Seigneur Jésus-Christ,

    Ici, et dans toutes les Eglises et par toute la terre,

    Et nous te bénissons d’avoir sauvé le monde

    Par ta sainte Croix.

    • 1ère station : Jésus est condamné à mort.

     « Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi ! » (Luc 22, 41)

    Mère Joséphine (lettre 13)  « Ma bonne Petite Sœur, Je voudrais pouvoir vous adoucir vos souffrances intérieures ! Mais c’est Jésus, votre digne époux qui le peut ! »

     

    • 2ème Station : Jésus est chargé de sa Croix

    Isaïe : « Je suis ton Dieu, ton Sauveur, tu comptes beaucoup à mes   yeux ». Isaïe 43/3,4

     Lettre de Mère Joséphine (lettre 9 et lettre 42)   « Ma Bonne Petite Sœur… c’est dans le combat et l’énergie que vous mettez à dominer votre caractère que vous donnerez à Jésus des preuves bien sûres de votre amour ! »

    « …Dites sans cesse au Seigneur « Tout pour vous plaire et rien pour me satisfaire ! »

    • 3ème station : Jésus tombe pour la 1ère fois

    «   Isaïe : « Ne crains pas ! Je suis avec Toi !   Moi, je suis ton Dieu ! » Isaïe 43/5.

    Mère Joséphine (Lettre 7) : « Ma bonne petite sœur, … Il faut  croire que le bon Dieu qui est si bon veut bien avoir pitié de notre faiblesse… Dites souvent au bon Dieu d’avoir pitié de sa pauvre petite fille qui ne sait rien, qui ne peut rien sans le secours d’une grâce toute particulière et une grande confiance ! Malgré votre indignité Il vous accordera toutes les grâces dont vous avez besoin pour  bien prier et faire tout pour sa gloire ».

    • 4ème Station : Jésus rencontre sa Mère

    St Jean 14 : « Femme mon heure n’est pas encore venue. Marie dit aux serviteurs « faites tout ce qu’Il vous dira » !                                                                                                                                                                        

    Mère Joséphine (Lettre 30) : « Ma bonne Petite Sœur, Je me sens de plus en plus avoir besoin des grâces du Bon Dieu pour remplir ma lourde charge.  Priez Marie notre bonne Mère pour la sanctification de mon âme et celle de mes Petites Sœurs ».

    • 5ème Station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix

    Luc 23, 26 : « Ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs…                                   Ils le chargèrent de  la Croix pour la porter derrière Jésus. »

    Mère Joséphine (Lettre 21) « Ma Bonne Petite Sœur, Je vous engage à être bien confiante en ma sœur assistante. Vous savez combien elle est bonne ! Dites-lui vos joies et aussi vos peines. Elle vous encouragera à bien aimer le Bon Dieu. Je prie Jésus de vous bénir ».

    • 6ème station : Véronique essuie le Visage de Jésus.

    « Il était méprisé, abandonné de tous ».  Isaïe53

    Mère Joséphine (Lettre 13) « Donnez à Jésus des preuves de votre amour par une confiance toute d’amour et accompagnée d’une humilité profonde, d’une reconnaissance sans borne »

    • 7ème station : Jésus tombe une deuxième fois.

    « Lui qui ayant présenté avec une violente clameur et dans les larmes des supplications…  Parce qu’Il s’est soumis en  tout, Il a été exaucé »  Hébreux 5/7

    Mère Joséphine (Lettre 16) ‘’Jésus qui a tant souffert pour nous, ma bonne Petite Sœur prenez courage en Jésus et Marie … Ne vous découragez pas ; que les peines d’où qu’elles viennent servent à ranimer votre amour pour Dieu.’’

    • 8ème station : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

    « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur Moi ! » Luc 23/28.

    L’épreuve a fait entrer peu à peu Mère Joséphine dans le mystère de la croix. Ce mystère de la passion et de la croix du Christ qu’elle médite et affectionne depuis son enfance. La compassion que Mère Joséphine éprouve pour Jésus souffrant et la compassion qu’elle éprouve pour l’homme souffrant ne font qu’un. C’est vraiment tout son être qui souffre avec Jésus et qui souffre avec l’homme.

    • 9ème station : Jésus tombe une troisième fois.

    « Mon amour et ma fidélité sont avec lui psaume » 88/25  T P page 919

    Mère Joséphine (Lettre 13) « Quand vous auriez fait tous les péchés qu’une pauvre petite créature peut commettre sur la terre, vous devriez encore, malgré tous ces péchés, avoir plus de confiance que de crainte »

    • 10ème station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.

    « Mais Toi, Yahvé, ne sois pas loin, ô ma force vite à mon aide » psaume 22/20 T P page 963

    « Avec la crainte de Dieu, la confiance en son aimable Providence et l’amour du prochain, nous serons toujours assez riches nous dit Mère Joséphine ». (Une vie en forme d’Evangile page 12)

    • 11ème station : Jésus est cloué sur la croix.

     « … Il était neuf heures quand ils le crucifièrent…  Avec lui, ils crucifièrent deux bandits, l’un à sa droite,  l’autre à sa gauche… les passants l’insultaient… de même, les grands prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux. »

    Mère Joséphine (Lettre 41) « … une épouse de Jésus Crucifié doit partager les souffrances de son Jésus, qui a tant souffert pour nous, ses petites créatures. ».

     

    •  12ème station : Jésus meurt sur la croix.

    « Jésus poussa un grand cri ; il dit : « ‘’ Père entre tes mains, je remets mon Esprit.’’ » 

    Mère Joséphine (Lettre 43) «  Dites toujours : Volonté de mon Dieu accomplissez-vous et non la mienne. »

    • 13ème station : Jésus est détaché de la croix et son corps est remis à sa mère.

    « O vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur ».

    Mère Joséphine (Lettre 44)   « …Non, vous ne pouvez rien, mais le bon Dieu peut tout. »

    Pieta de l’église de Brissarthe (49) où notre fondatrice aimait se recueillir dans son enfance

    • 14ème station : Jésus est mis au tombeau.

    « Joseph d’Arimathie  arriva, il  attendait lui aussi le Règne de Dieu, il eut le courage de demander à

         Pilate le corps de Jésus…. il permit à Joseph de prendre le cadavre.  Joseph descendit Jésus de la croix

         et l’enroula dans un drap de lin  pur, puis Il le déposa dans le tombeau tout neuf  taillé dans le roc.

         et il roula une pierre à l’entrée du tombeau ».

       

    Mère Joséphine (lettre 46) «  Le Bon Dieu voit vos désirs qui sont de l’aimer et de faire toujours sa Ste volonté en toutes choses.

    Lettre 45 « Mon Dieu, mon Jésus,  coûte que coûte je veux, avec le secours de votre  Grâce, être toujours à vous sans partage et sans réserve. »

     

    Mère Joséphine (Lettre 29).   « Courage et confiance en Jésus qui peut tout. »

  • L’amour du Christ et la compassion

  • La pharmacie Sainte Famille de N’Gotto

    A N’GOTTO, afin de procurer à la population de bons médicaments à prix modiques, un sous-dépôt pharmaceutique du diocèse a pu être ouvert grâce à la construction d’un local adapté. La Petite Sœur Rosine nous en parle.

    Pourquoi cette appellation ? Tout simplement parce que notre pharmacie se trouve dans l’enceinte de notre paroisse Sainte Famille. C’est grâce à l’association BATALI (amis bienfaiteurs de la paroisse de NGOTTO), à l’appui de Monseigneur Guerino PERIN, et aussi à la participation de notre Congrégation, par tous ceux qui la soutiennent, que nous avons pu réaliser et équiper un beau local. Là encore, l’Entraide Missionnaire d’Anjou a bien aidé. A tous, MERCI, MERCI !

     Pour faire vous aussi un DON : stfrancois.economat@orange.fr ou    02 41 68 12 12

    Il s’agit d’un sous-dépôt pharmaceutique qui dépend du dépôt diocésain de MBAÏKI. C’est le 2 mai 2018 que j’ai commencé à y travailler. Après une petite cérémonie de bénédiction par l’abbé Antarèze, notre curé, je me suis sentie installée effectivement ! Il reste encore quelques petits travaux à faire (un point d’eau, rendu possible depuis la mise en route du bélier hydraulique au mois de mars, quelques renforcements contre les grosses pluies). N’empêche que la pharmacie fonctionne et que je reçois déjà les patients, et les « clients » des petits postes de santé environnants qui viennent se procurer des médicaments pour leur village. Sans oublier tous ceux qui viennent chercher conseil, écoute ou un soin d’urgence (à toute heure). Parmi tous ces gens, je reçois les plus démunis, les Pygmées, qui viennent pour se faire soigner.

    Encore merci à vous, nos amis, qui nous donnez les moyens de rendre service à la population bien pauvre de N’GOTTO. Je suis heureuse de travailler dans cette pharmacie qui élargit nos relations, me rend proche des souffrants en accomplissant ma mission d’infirmière.

    Petite Sœur Rosine

     Pour faire vous aussi un DON : stfrancois.economat@orange.fr ou    02 41 68 12 12

  • Solidarité à l’hôpital avec les plus démunis

    La Petite Sœur Marcelline a travaillé longtemps comme infirmière à l’hôpital. Arrivée à l’âge de la retraite, elle reste aujourd’hui très engagée à l’Aumônerie des Hôpitaux de Bangui. Elle nous explique combien la solidarité  est importante   pour permettre à l’équipe de secourir les plus démunis.

    Ma mission à l’aumônerie? Je m’occupe des malades. Comme je suis aussi soignante, j’assure certains soins de malades démunis qui n’ont pas de famille, ou de patients arrivés de province, sans parents à Bangui. Par exemple, je fais des traitements de suivi à la maison, après la sortie de l’hôpital.

    Avec les membres de l’équipe, chaque semaine, nous visitons les grabataires dans les pavillons, nous prions avec eux et pour eux, salle par salle. Nous donnons la communion à ceux qui le souhaitent. Le dimanche, une messe est célébrée dans la chapelle de l’hôpital, elle rassemble beaucoup de monde : les familles des malades, les habitants du quartier… Après la messe, il y a toujours une visite des malades, avec un partage de ce que nous avons.

    L’équipe d’aumônerie est composée de plusieurs personnes : le prêtre responsable, moi je suis son assistante ; il y a une coordonnatrice, une secrétaire, une trésorière et les membres visiteurs de malades, tous laïcs. Et puis aussi des choristes et des enfants servants pour la liturgie.

    Des Mouvements de Chrétiens viennent régulièrement nous aider. Par exemple, dimanche passé, c’étaient les Légionnaires de la paroisse saint Jean ; ils ont apporté des vivres et du savon pour les partager aux malades.  Au mois de février, lors de la Journée Mondiale des Malades, le Cardinal ou son vicaire viennent célébrer la messe. Ce jour-là, les gens donnent beaucoup : des médicaments, du savon, des habits…

    En RCA, pas de Sécurité Sociale ni de soins gratuits dans les hôpitaux.

    Des Chrétiens de bon cœur font parfois des dons. Certaines familles de malades nous aident un peu selon leurs moyens.

    Dans les paroisses, des  Mouvements organisent des quêtes. Les amis de notre Congrégation nous aident aussi. Parmi eux, l’Entraide Missionnaire de l’Anjou (E.M.A) : une association du Diocèse d’Angers qui nous assiste chaque année dans nos activités sanitaires à Bangui et Ngotto.

    Ce sont tous ces dons réunis qui nous permettent de secourir les malades démunis.

     Pour faire vous aussi un DON : stfrancois.economat@orange.fr ou    02 41 68 12 12

    Comme Petite Sœur, je suis heureuse de faire ce travail : mettre les gens debout, soigner ceux dont personne ne s’occupe,  dans la ligne de nos origines de garde-malades à la suite de notre fondatrice Mère Joséphine, c’est pleinement notre charisme de Petites Sœurs de Saint François.

    Pour illustrer mon propos, je vais vous parler d’Eugénie, une femme venue de MBRES, une ville éloignée.

    Pendant les violences, on a tué son mari. Elle, elle a dû fuir en brousse. A force de boire de l’eau sale, elle est tombée gravement malade. Elle s’est alors rapprochée de la route pour trouver du secours. Là, un véhicule de Médecins Sans Frontières l’a ramenée à l’Hôpital de l’Amitié à BANGUI. Mais, comme M.S.F avait la charge des accidentés et des blessés de la guerre, elle ne rentrait pas dans ce cadre et s’est retrouvée sans assistance. Grâce à l’aide de l’E.M.A, elle a pu être opérée. Il s’agissait de l’ablation de la rate. Aujourd’hui, Eugénie va mieux. Elle vit au PK22 sur la route de Damara, chez une famille chrétienne de bon cœur qui l’a accueillie. Un jour, j’ai eu la bonne surprise de sa visite à la fraternité. Elle venait me remercier avec quelques mangues et ignames du champ.

    Je remercie ceux qui contribuent à l’œuvre de l’E.M.A. Sans votre aide, Eugénie serait décédée, comme tant d’autres…

     Petite Sœur Marcelline

     Pour faire vous aussi un DON : stfrancois.economat@orange.fr ou    02 41 68 12 12

  • Rejoindre l’autre…

    Dans le cadre de nos rencontres de Chrétiens-associés (laïcs-associés), les Petites Sœurs animant
    notre groupe nous avaient invités à écouter nos Petites Sœurs Aînées sur le thème : « Une joie qui
    déborde en compassion».

    J’ai alors rencontré Sœur Simone BOUGIE qui m’a confié comment elle s’était intéressée au
    « football », afin d’avoir un sujet de discussion avec deux messieurs qui mangeaient                       
    quotidiennement à sa table.

    S’intéresser à un sujet qui ne vous passionne pas pour rejoindre l’autre … y aurait-il un chemin à
    suivre ?


    Quelques jours plus tard, nous recevions mon amie d’enfance avec son mari pour dîner. Il y a un
    sujet de conversation qui, à chaque fois qu’il est abordé, me fait « sortir de mes gonds ».
    Ce sujet de conversation lui tient à cœur … est-ce que je ne pourrais pas la rejoindre ?
    Avant cette soirée, je suis allée voir Sœur Simone pour lui rappeler notre entrevue, et ce qu’il avait
    fait germer en moi : « Sœur Simone, priez pour notre dîner de ce soir, je compte sur vous! ».
    Le lendemain, je rencontre Sœur Simone qui me prend par le bras, les yeux pétillants : « Alors?
    cette soirée ? …. J’ai prié pour vous ! »
    Je lui ai alors confié que nous avions passé une merveilleuse soirée, à l’écoute l’une de l’autre.

    J’ai eu alors des « MERCIS » à formuler :  
    – Au Seigneur, pour avoir fait naître en moi le DESIR de suivre un chemin, DESIR
    qui se transforme en JOIE pour rejoindre l’autre là où il est.
    – Aux petites sœurs, Christine, Marie-Claire, Marie-Thérèse, Régine, d’avoir pensé à
    organiser une rencontre avec une Petite Sœur Aînée.
    – Et bien sûr, à Sœur Simone. Elle avait été « un chemin » entre mon amie et moi.
    Maintenant quand je rencontre mon amie, je ne peux m’empêcher de penser à Sœur Simone.

    Brigitte VIVION, laïque associée

    Cette Petite Soeur a rejoint le Seigneur depuis l’écriture de cet article…