• Un nouvel évêque pour le diocèse de Mbaïki

    Le jeune diocèse de MBAÏKI a célébré ses 25 ans d’existence en novembre 2020. Son premier évêque, Monseigneur Guerrino PERIN, fêtait en même temps ses 25 ans d’épiscopat et ses 50 ans de sacerdoce.

    Après s’être donné sans compter pour l’Eglise de la LOBAYE, sa terre d’adoption, et lui avoir donné une âme, il va pouvoir maintenant trouver un repos bien mérité.

    Il passe le flambeau à Monseigneur Jésus RUIZ MOLINA. L’un et l’autre sont Missionnaires Comboniens, le premier italien, le second espagnol.

    Monseigneur Jésus a servi, comme curé, la paroisse de MONGOUMBA en LOBAYE pendant une dizaine d’années.

    Ordonné en 2017 évêque auxiliaire de BANGASSOU, il avait quitté la LOBAYE pour le MBOMOU. Le pape le rappelle sur cette terre forestière de MBAÏKI.

    Dans la joie et la fête, il a été accueilli par une foule nombreuse à la cathédrale de MBAÏKI le dimanche 25 avril 2021.

  • 100 ans… et une action de grâce débordante !

    C’est dans la joie, mais avec les limites imposées par la crise sanitaire que nous avons fêté les 100 ans de notre petite sœur Marie Andrée Millaret.  L’Eucharistie a pu été célébrée à l’intention de ses 100 ans. Après la communion, elle a partagé son action de grâce :

      En ce jour mon Dieu, je veux te rendre grâce, pour la vie que tu m’as donnée …Pour l’appel à te suivre, et de ton soutien dans les moments difficiles, Ainsi que pour toutes ces joies que tu as semées tout au long de mon chemin vers toi.

    Joie d’appartenir à la grande famille franciscaine et particulièrement à la congrégation des Petites Sœurs de st François, de qui j’ai tant reçue.

    Merci Seigneur pour le don de mes Sœurs près de qui j’ai trouvée un appui fraternel, dans les différentes fraternités ou j’ai vécu.

     Et je te rends grâce pour ces différentes périodes de ma vie qui ont été une véritable école de formation à la confiance, et à l’abandon.

    Merci pour ces riches années passées près des enfants, et ensuite près des malades, par les uns et par les autres j’ai beaucoup reçu.

    Et enfin merci pour ce passage à Toulon, entouré de tant d’amitiés, et d’ouvertures dans la diversité des situations.

    Françoise et Marie Andrée à Toulon où elles se sont pleinement engagées avec les plus fragiles…

    En retour de toutes ces grâces, donne-moi assez de générosité pour mieux vivre mon oui et répondre encore à tes appels, là où je suis dans la maison de la Roseraie.

    Oui béni sois-tu pour les merveilles de ton Amour.

    L’après-midi un goûter festif a été organisé par la maison. Marie-Andrée avait demandé un baba au rhum…elle en a eu 100 accompagnés du champagne… très bon moment de convivialité vécu avec les résidents et le personnel.

    Notre petite sœur fut submergée par le courrier, les coups de téléphone, les fleurs, envoyés par ceux et celles qui en ce jour auraient tant aimés l’entourer de leur présence amicale et de leurs prières.

    Et comme l’a souligné le directeur et bien des personnes de la maison : « merci petite sœur de nous offrir ta gentillesse, ton attention aux personnes, ta vitalité et ton espérance ».

  • La vie consacrée : l’enthousiasme d’une vie donnée !

    Laissons-nous enseigner par la fête de la Présentation. Un ancien et une femme âgée font face à un jeune couple. Au centre : un enfant. Trois lumières semblent offertes par ce beau passage d’Evangile pour honorer la journée de la vie consacrée :

    • D’abord, comme le vieillard Syméon et la prophétesse Anne qui ont orienté toute leur existence autour de l’attente du Sauveur, la vie consacrée est une recherche passionnée de Dieu sur toute la longueur d’une vie.

    • Ensuite, à l’image du jeune couple disposé à offrir à Dieu le don le plus précieux qui vient de leur être fait – un enfant – , la vie consacrée est fondamentalement offrande de soi à Dieu et aux frères et sœurs. Un don de soi libre et généreux qui ne s’écoute pas, qui ne s’appesantit pas sur ses blessures et frustrations, devient une action de grâce qui se déploie sur la durée d’une vie.

    • Enfin, entre les deux générations qui se font face, le Verbe fait chair se rend disponible. La vie consacrée est un art de vivre où la Parole de Dieu est au centre, comme un guide sûr pour suivre le Christ jour après jour.

    Alors, dans le sillage de l’Evangile de la Présentation, souhaitons à tous les consacré(e)s l’enthousiasme quotidiennement renouvelé d’une vie donnée ! Oui, chercher Dieu avec passion et patience : toute une vie n’est pas de trop pour un tel projet. Oui, suivre le Christ, sans se rechercher soi-même : rien de tel que des frères et sœurs en communauté et sur les lieux de mission pour apprendre le dépassement de soi. Oui, guetter l’Esprit Saint dans la rencontre attentive et priante de la Parole de Dieu : voilà une source de joie qui donne une saveur durable à toute l’existence. Un triple oui pour un consentement amoureux à l’appel continu du Seigneur.

    Heureuse fête de la vie consacrée !

    Sr Anne Chapelle, pour le conseil d’administration de la Conférence des Religieux et religieuses de France

  • Des engagements chez les Chrétiens associés !

    Fin décembre, Eliane, Brigitte, Yvon, Louisette ont renouvelé leur engagement comme chrétiens associés à la Congrégation, et Marcel s’y est engagé.

    Jour de joie et d’action de grâce ! Témoignages :

    « Lors du Chapitre des Nattes en juin 2019, nous avons prononcé notre OUI à la suite de Mère Joséphine.

    Le 19 décembre dernier, vous pourrez contempler sur nos photos la sobriété de notre assistance en « chair et en os » mais si vous regardez bien, vous devriez vous reconnaître dans nos yeux. Les masques cachent nos sourires cependant je peux vous l’assurer, notre cœur était en joie et nos visages étaient illuminés de bonheur.

    Nous avons vécu une célébration toute simple, chargée d’émotion, l’essentiel était dit.

    Merci Seigneur d’être là au milieu de nous, aujourd’hui, dans notre monde.

    Eliane, Louisette, Marcel, Yvon et Brigitte. »

     

    Partageons avec eux la prière qu’ils ont écrite :

    Mère Joséphine, toi qui t’es laissée conduire par le Seigneur, habitée par l’Esprit Saint, accueillant humblement chaque jour, chaque personne, chaque évènement, en faisant confiance à la Providence, intercède pour nous auprès de Dieu le Père, pour que nous sachions réentendre au fond de nos cœurs ces deux attitudes que tu nous as laissées en héritage «petite et sœur». Que ces deux attitudes nous donnent la force, l’audace d’aller aux périphéries pour servir nos frères les petits, les «laissés pour compte».

    Aujourd’hui s’ouvre pour nous une perspective d’avenir en accueillant des Chrétiens Associés. Qu’ensemble nous osions marcher, avancer pour enrichir l’Eglise du Charisme que tu nous as laissé.Que nous osions appeler, interpeller, des chrétiens qui souhaiteraient cheminer avec nous et vivre à ton exemple dans la charité et l’amour vécus par St François. Amen

    Témoignage d’une Petite Soeur qui redit toute la communion de l’ensemble des Petites Soeurs et des Chrétiens associés à l’occasion de cette célébration :

    « Ce jour là, à la prière du midi, nous avons pris les chants, psaumes et Evangile que vous aviez choisis. En vous devançant de quelques petites heures nous avons prié en grande communion avec vous et avec dans nos têtes et encore plus dans nos coeurs les visages de chacun de vous.

    Quelle belle communion au-delà des masques et des distances ! Mère Joséphine devait être bien heureuse que vous soyez réunis à Morannes pour cet engagement et ces renouvellements ».

    Pour en savoir plus sur les Chrétiens associés

  • Grande joie quand une Petite Soeur s’engage pour toujours !

    Ce dimanche 4 octobre, fête de Saint François d’Assise,

    notre Petite Sœur Adèle a prononcé ses vœux perpétuels.

    C’était dans notre paroisse Notre-Dame d’Afrique,

    au cours de la messe célébrée par notre cardinal.

    L’église était bien remplie ! Et la joie était dans les cœurs !

  • Un Jubilé masqué !

    Ce  29 octobre, juste avant le confinement, les Petites Soeurs qui habitent au foyer-logement de Beaupréau (49) ont vécu un temps d’action de grâce pour les 70 ans de l’engagement de notre Petite Sœur Solange en vie religieuse franciscaine.

    Dessin fait par une Petite Soeur pour les 50 ans de vie religieuse de Solange

    Le 19 juin 1950, Solange faisait sa 1ère profession chez les Petites Sœurs franciscaines de Notre Dame de Lenne.

    Au lendemain de la guerre, Solange a entendu avec force l’appel du Seigneur qui lui a fait quitter sa famille, pour arriver en terre et en congrégation « inconnues ». Des témoins dont le Père Aloïs, l’ont aidée à faire ce pas pour rejoindre les Petites Sœurs de Lenne qui se dévouaient au service des enfants orphelins ou abandonnés.

    Après sa profession, se sont passés 18 ans, durant lesquels, elle a été envoyée à St Yaguen, au noviciat, à Séverac le Château, à Esvre en Touraine puis arrivée à Angers en 1968 à l’école des travailleuses familiales… pour partir en Centrafrique de 1969 à 1976 avec une présence active près des mères et aussi sur les routes, comme chauffeur pour l’approvisionnement des fraternités.

    Au retour de Centrafrique, Solange s’est investie dans diverses missions à Goos, St Yaguen, Millau, Lenne, Montpellier (l’hortus et la Roseraie) et c’est à Beaupréau qu’elle poursuit une mission nouvelle auprès des Résidents depuis 2010 !

    Ce 29 octobre, François Richer, prêtre de notre Paroisse a pu se déplacer pour célébrer l’Eucharistie et rendre grâce avec nous, pour ce chemin parcouru où les joies et les épreuves se sont mêlées et où la présence de l’Esprit Saint a été lumière et paix.

    Les Petites Soeurs et la famille de Solange n’ont pu nous rejoindre mais tous ont été bien présents à notre prière.

    Avec notre Petite Sœur Marie Germaine Binenda qui elle aussi, fête ses 70 ans de vie consacrée nous chantons : « Louez et bénissez mon Seigneur. Rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité ! »

  • La joie de la relation entre les Soeurs aînées et des Jeunes !

    voir la vidéo : des rayons de soleil !

  • Un jubilé très festif !

    Les 30 et 31 mars derniers les Petites Soeurs de Saint-François-d’Assise, des personnes proches de la congrégation et des chrétiens de la région de Morannes ont fêté les 200 ans de la naissance de la fondatrice Mère Joséphine, née Louise Renault.

    Le rendez-vous était fixé ce samedi 30 mars 2019 à 14h, pour l’accueil de tous les invités, sur la place de l’église de Morannes. Autour du baptistère de cette église, les participants se sont rassemblés pour la 1ère étape de ce pèlerinage. C’est en effet en ce lieu que Louise Renault a été baptisée le 31 mars 1819, le lendemain de sa naissance.

    Puis, à partir de là, un convoi de quelques dizaines de véhicules s’est élancé vers les lieux où Louise Renault a vécu durant sa jeunesse. Parmi les participants se sont retrouvés des Petites Sœurs de tous âges, leurs amis et les membres de leurs familles, les prêtres, les religieuses et religieux franciscains, les chrétiens associés et des habitants des communes environnantes, pour marcher à la suite de Louise Renault sur les chemins de Morannes, Daumeray et Brissarthe.

    En fin d’après-midi, après cet émouvant pèlerinage, ponctué de récits, de chants et de prières, tous les pèlerins se sont retrouvés à Morannes, pour un temps de convivialité. L’occasion de se remémorer, souvenirs, impressions, questions…

    Un temps a été ensuite consacré à la présentation de l’histoire de la Congrégation des Petites Sœurs de Saint François d’Assise, depuis la jeunesse de Louise Renault, déjà toute habitée par sa foi en Jésus-Christ, jusqu’à l’époque actuelle, en passant par les différents développements de le Congrégation en France et à l’étranger.

    A l’invitation du P. Jean Quris (délégué épiscopal à la vie consacrée), des Petites Sœurs (aînées et jeunes, françaises et centrafricaines), ainsi que des chrétiens associés ont témoigné de leur vie éclairée et animée par le charisme de Mère Joséphine.

    Mgr Delmas, évêque d’Angers, ainsi que Mère Marie-Noël Bénédicte, Prieure Générale des Servantes des Pauvres, se sont joints à ces festivités.

    Le lendemain, dimanche 31 mars, le matin dès 7h45, quelques vingt-six vaillants pèlerins, ont cheminé à pied, à partir du « Petit Cordé », lieu de la maison familiale de Louise Renault.
    Dans des temps alternant silence, prière et partage, ils sont arrivés sur la place de l’église de Morannes.

    Là, d’autres participants, dont quelques membres de la famille de Louise Renault, les paroissiens de Sainte-Claire-entre-Mayenne-et-Sarthe, des Petites Sœurs, chrétiens associés et amis les attendaient pour entrer dans l’église pour la célébration de l’Eucharistie dominicale présidée par le P. Jean Quris.

    Le P. Gérard Martin, curé de la paroisse, a accueilli les pèlerins avec joie et fierté. Chaque groupe de participants a été invité à se présenter devant le reste de l’assemblée. Ce sont ensuite quelques Petites Sœurs et chrétiens associés qui ont ouvert la célébration par une procession vers l’autel.

    Les chants proposés par l’équipe paroissiale de la liturgie ont été repris avec entrain, à la suite des musiciens et chanteurs de l’équipe d’animation.

    Tout au long de ces journées, chacun a pu apprécier l’enthousiasme des équipes paroissiales : c’est grâce à leur investissement auprès des Petites Sœurs de la fraternité de Morannes depuis de nombreuses semaines, que le 200ème anniversaire de la naissance de Louise Renault a pu se dérouler avec une telle sérénité.

    Une belle fête ne se termine jamais sans un repas : en effet, après la messe, une rencontre amicale a réuni toute l’assemblée autour d’un apéritif, et chacun a été invité à partager fraternellement le repas de clôture.

    « Un soleil vif et printanier a illuminé ces 2 journées – sans doute un clin d’œil de Mère Joséphine qui avait promis de veiller sur nous du haut du Ciel », a fait remarquer un membre de l’équipe !

  • Un air centrafricain à Beauvais

    Notre fraternité a pris un air Africain pendant les vacances … En effet nous avons accueilli nos petites sœurs Prisca et Marcelline, centrafricaines, pour deux semaines chacune.

    Leur séjour parmi nous… une bouffée d’air chaud, pour nous donner l’occasion d’ouvrir nos portes et de sortir de notre vie ordinaire. Partager les richesses, les joies, les liens de ce qui fait notre vie,  notre mission à Beauvais sur le plateau St Jean.

    Prisca n’était jamais venue en France. Tout était à découvrir. Mais quelle belle ouverture et adaptation pour accueillir notre monde moderne occidental !

    Avec Prisca, nous avons découvert ATD-Quart Monde. Nous sommes allées à Méry sur Oise passer une journée au Siège de cette organisation. Ce fut une journée merveilleuse. Prisca était attendue. Tous étaient heureux de se retrouver et de partager des souvenirs de Centrafrique… En effet, Prisca avait suivi une formation à Bangui et mis en place des activités en Centrafrique.  Elle a découvert le berceau et tout ce qui se vit ici au service des petits et des pauvres dans le monde entier. Elle a pu récupérer quelques outils utiles pour sa mission en Centrafrique. Quelle belle journée riche en découvertes et partages réciproques. Pour finaliser cela, nous  avons rencontré l’équipe de Beauvais, très active dans un des quartiers de Beauvais.

    Marcelline avait déjà passé 3 ans en France, il y a 25 ans, donc moins étonnée et surprise. Mais malgré tout…La surprise de Marcelline, le lundi soir à l’Eucharistie : peu de monde, une petite dizaine de personnes, et on ne chante pas… En Afrique à 6 h du matin à l’Eucharistie, il y a beaucoup de monde et ça chante !!!…

    Il y a eu la soirée à la communauté de l’Arche de Jean Vanier : repas, diapositives  sur le pélé à Fatima… Un véritable bain de fête, de joie et d’amitié avec le monde des personnes handicapées.

    Toutes les deux ont découvert le Jardin de la Paix sur notre quartier : un espace où se retrouvent Chrétiens et Musulmans, un lieu de convivialité où l’on jardine ensemble.  Prisca a découvert toute espèce de plantes, de fleurs, de graines. Emerveillement devant tout ce qui pousse en abondance… Elle en a fait une vraie provision, pour les planter chez elle en Centrafrique… Vont-elles  poussé à Bangui et à Ngotto ??

    Marcelline a apporté son aide pour cueillir les cassis, tout en parlant avec Jacqueline de ce qui fait la vie ici et là-bas …

    Nous avons pu aussi accueillir un ami de Prisca, Michel, un prêtre qui a donné quelques années en Centrafrique au service du Mouvement ATD Quart-Monde et qui, aujourd’hui en France, y reste très engagé.  Un homme d’une très grande simplicité, fraternel, complètement donné au service des petits et des pauvres, sans calcul, ouvert à tous. Prisca avait travaillé avec lui. Leur joie de se retrouver était grande et nous avons pu profiter de ce qu’ils ont vécu, quelle richesse…

    Avec elles, nous sommes aussi allées rendre visite à nos Petites Sœurs de SAINT QUENTIN. Autour d’un bon repas, chacune a pu expliquer sa mission au sein de leur quartier, l’accueil, les engagements…

    Bien sûr, ce que nous avons pu faire découvrir de notre vie  à nos Petites Sœurs n’est pas allé que dans un sens… Leur partage de leur vie et de la situation du pays nous a permis plus concrètement de mieux apprécier ce qui fait leur quotidien dans un pays confronté à la guerre depuis des années..

    Nous nous sommes vraiment senties de la même famille, « petites » et « sœurs » de St François.

    Petite Sœur Christine, à BEAUVAIS

     

     

  • De France en Centrafrique, Mère Joséphine parle au coeur

    200ème anniversaire de notre fondatrice Mère Joséphine ! Bien loin de MORANNES, son lieu de naissance, les Petites Soeurs de Ngotto ont proposé aux habitants de vivre un temps de pèlerinage, en lien avec la spiritualité de Mère Joséphine.

    Ecoutons combien son message résonne dans les coeurs !

    Petits et grands sont arrivés en foule… pour vivre un pèlerinage qui allait nous conduire à la chapelle du village POUTEM distant de 3 kilomètres. Dans la joie et le recueillement, cette joyeuse assemblée a parcouru les diverses étapes !

    Nous sommes à des milliers de kilomètres de l’Anjou, dans une culture complètement différente, au coeur de l’ethnie Boffi,  à deux siècles de sa naissance… mais quelle surprise et quelle joie de voir, de sentir, combien les gens sont touchés par le message et la vie de Mère Joséphine ! :

    « Nous sommes très contents de vivre pour la première fois ce temps fort de prière avec nos Sœurs de NGOTTO. »

    « Je suis surprise de voir que la vie de Mère Joséphine correspond à la nôtre aujourd’hui, cela me plaît. Ses parents n’étaient pas des riches, c’étaient des pauvres gens, paysans, travaillant comme nous dans les champs des autres pour survivre. »

    « Louise était malade, mais elle a accepté de quitter son village pour aller se soigner à la ville. Et par la suite, le Seigneur a mis devant elle des sœurs pour l’orienter et pour devenir ce qu’elle est et ce qu’elle nous laisse aujourd’hui. » NB : Cette réflexion s’exprime dans un village où beaucoup de gens négligent les soins et quittent très difficilement le village pour se soigner. Et trop nombreux sont ceux qui meurent très jeunes par défaut de soins.

    Une mère de famille, Léa : « Ce qui m’impressionne dans cette vie de Mère Joséphine, c’est qu’elle était d’une famille sans moyens, mais elle a reçu une éducation. On l’a envoyée dans l’école ouverte pour les pauvres par les Sœurs. Sa famille ne l’a pas empêchée de fréquenter l’école. On lui a appris seulement les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, elle n’était pas très instruite. Mais c’est avec ce peu qu’elle a reçu qu’elle a pu devenir religieuse, écrire à ses Sœurs. Et aujourd’hui, nous pouvons lire ses écrits. Et nous ici, à NGOTTO, combien de parents ne laissent pas leurs enfants aller à l’école ! Parfois, on a besoin d’eux au champ ou à la pêche. Et l’école ? Nous devons prendre exemple : nos enfants n’ont pas besoin d’une grande instruction, mais de se débrouiller dans la vie : savoir lire, écrire, calculer. C’est très important. »

    Une autre maman, Anastasie : « Nous avons écouté l’histoire de Mère Joséphine. Mais… est-ce que seuls les Européens peuvent être saints?!  Ne sont-ils pas nés comme nous dans une famille ? C’est dans la famille que tout se prépare. Nous aussi, nous pouvons devenir des Saints si nous vivons une vie spirituelle, si nous mettons en pratique les exigences chrétiennes et si nous devenons de vrais témoins du Christ. L’Afrique peut compter parmi le nombre des Saints. Dans nos familles, parlons, partageons, éduquons à une réelle vie avec le Christ. »

    De retour à NGOTTO, le cœur content, la joie a continué à se partager autour d’un bon bol de bouille de riz préparée par la fraternité, puis une projection de photos présentant la mission des Petites Sœurs en France et en Centrafrique ainsi que le témoignage des Chrétiens Associés.