• Au fil du chapitre…

    Depuis le 20 juillet, nous voici arrivés à l’abbaye de Timadeuc !

    17 Petites Soeurs qui allons vivre ce temps de chapitre général, animé par Jean Claude Lavigne, Frère Dominicain.Sous un beau soleil, nous nous sommes retrouvés autour d’un goûter pour nous accueillir mutuellement. Puis nous avons vécu la célébration d’ouverture du chapitre, pour commencer ensemble ce temps fort pour notre Congrégation.

    Nous commençons le premier jour de chapitre par une journée de récollection pour nous ouvrir le cœur à l’Esprit Saint.

    Vient ensuite le temps des échanges autour des bilans pour relire les 6 années vécues depuis le dernier chapitre.

    Les journées de travail et d’échanges se poursuivent, en approfondissant en groupes les thèmes essentiels pour la vie, la mission de notre Congrégation.

    Nous sommes portées par la liturgie avec les Frères et entre nous… et par la prière fraternelle de tous ceux qui nous accompagnent.

    Lors d’une soirée, nous avons eu la joie aussi de partager un peu de la vie de nos Petites Soeurs qui vivent en Centrafrique, grâce à des photos et leur témoignage.

    Nous avons aussi accueilli les 4 Chrétiens Associés qui sont engagés depuis plus d’un an avec nous pour vivre ensemble le charisme de Mère Joséphine notre fondatrice.

    Les frères sont ravis de nous accueillir. Les journées sont ponctuées aussi de fêtes : ste Marie-Madeleine, Ste Christine, la ste Anne ! des occasions de fêter nos Petites Soeurs qui portent ces prénoms  !

    Mercredi, nous avons vécu une grande journée de silence et de prière pour préparer nos coeurs à vivre l’élection de nos responsables.

                   notre oratoire

     

    Dans un climat de prière et dans le souffle de l’Esprit, nous avons élu la nouvelle Supérieure Générale et les conseillères.
    Chantal Blanchet comme Supérieure Générale
    et Marie-Christine Pontoizeau, Anne-Marie Soulard et Régine Badoc comme conseillères.

    de gauche à droite : Anne-Marie Soulard, Chantal Blanchet, Régine Badoc, Marie-Christine Pontoizeau

     

    Nous avons ensuite repris le travail, les réflexions…. avant de célébrer la messe de clôture du chapitre le 2 août, en ce jour de fête franciscaine qu’est Notre Dame de la Portioncule, berceau et source des grandes intuitions évangéliques de St François.

    Nous terminons ce chapitre par un temps de détente… avant de reprendre le chemin vers nos fraternités et nos lieux de mission !

    Les Petites Soeurs capitulaires

     

  • La joie de se retrouver malgré les distances !

    Avec les Petites Soeurs de la rue du Dr Guichard, puis avec les Petites Soeurs de Beaupréau et Chantal de passage, on a fait une 1ère : une visio ensemble !
    Après quelques essais techniques, joie et émerveillement de nous voir, de nous retrouver, de se donner quelques nouvelles, et même d’aboutir à un nuage de mots autour de Mère Joséphine !
    Avant cela, autour du 8 décembre, on avait créé un apéro par skype entre les Petites Soeurs de Chelles et les Soeurs de la fraternité de Limoges ! Un beau temps d’échanges chacun chez soi autour d’un verre ! sans risques !
    Puis nous avons vécu entre Petites Soeurs le temps de prière, de renouvellement des voeux, que nous avions préparé ensemble. Nous l’avons vécu dans un vrai climat de partage, de prière, de communion…
    De beaux moments partagés ! et des outils techniques qui nous permettent cela !
    Merci Seigneur pour la créativité que tu mets au coeur de l’Homme !
    Claire Petite Soeur de St François
  • Aumônier d’hôpital : des rencontres qui mènent à Dieu

    Régine est aumônier d’hôpital à Montpellier et nous partage une des belles rencontres qu’elle vit au quotidien dans sa mission.                                                                                                  Régine à la chapelle de l’aumônerie

    Pour des raisons de discrétion, le prénom de la personne a été changé.

    C’est la fin de l’après-midi, j’arrive en service de chirurgie et demande aux soignants s’il y a des patients à visiter : « Oh oui nous ne savons plus quoi faire avec Mme C. tellement elle est angoissée ». J’arrive à sa porte, une jeune femme assise sur son lit m’accueille un peu surprise, tendue et les traits tirés. Elle s’allonge, beaucoup de tuyaux de tout côté, elle souffre et a du mal à reprendre son souffle. Puis me parle d’une voix à peine audible, qu’elle doit aller au bloc opératoire, qu’elle attend depuis longtemps. Elle se présente, elle s’appelle Marine, une quarantaine d’années. J’aperçois sur la table de nuit une photo d’une petite fille, c’est sa fille de quelques années. Marine pleure en me parlant d’elle, elle ne l’a pas vue depuis décembre date de son hospitalisation : c’est extrêmement dur pour elle ! Je m’assoie auprès d’elle, lui parle lentement, j’essaie de l’apaiser, lui chante « Ne crains pas ». Je lui demande si elle est croyante, elle me dit qu’elle n’est pas baptisée. Elle me demande de revenir la voir demain. Je lui dis que je vais allumer un cierge à la chapelle et écrire son prénom et celui de sa fille sur un galet à côté du désert. Je la laisse un peu plus apaisée.

    La chapelle avec les galets où les prénoms sont inscrits

    Le lendemain, quand j’arrive auprès d’elle sa maman est là. Tout de suite elle me dit que Marine lui a parlé de moi. Marine me dit avec un petit sourire que hier soir tout en partant au bloc, elle avait dans la tête ‘Ne crains pas’. Je lui montre en photo la chapelle et le petit galet. Elle me regarde avec insistance et me dit ‘je veux être baptisée’. Et là, sa maman fond en larmes. Elle me raconte « je suis issue d’une famille nombreuse, nous avons dû être tous placés, j’avais cinq ans j’ai été envoyé dans un institut religieux jusqu’à l’âge de quinze ans, j’ai vu des choses trop dures et me suis dit que jamais je ne ferais baptiser mes enfants ! Et là, ma fille qui ne vous connait que d’hier, demande le baptême, mais je respecte son choix. » Marine me demande « je voudrais apprendre à prier », nous faisons lentement le signe de croix et je lui lis une prière, elle se réjouit « c’est tout à fait ce que je porte ». Elle a bien compris prier c’est parler comme à un ami.

    Le dialogue avec le Seigneur se fait en parlant comme un ami parle à un ami… ES 54 – St. Ignace de Loyola.

    Elle me parle un peu plus de sa vie. Je lui laisse un petit feuillet avec des prières pour le temps de l’épreuve de la maladie. Elle désire que je chante auprès d’elle. A notre troisième rencontre, elle est fiévreuse, mais désire que je reste un peu auprès d’elle. Une nouvelle demande : « je souhaite recevoir l’onction des malades ? ». Elle me questionne sur mon air un peu surpris. Elle a lu dans le petit feuillet. Je lui explique qu’il est nécessaire d’être baptisée. Elle me redit combien Jésus est entrée dans sa vie et la soutient. Je lui laisse une petite croix et une médaille à son cou, elle est très émue. « Il sera là maintenant encore plus proche de moi ! ». C’est le w-e je pense et prie pour elle. Il me semble important que nous puissions vivre avec elle une petite célébration. Je ne sais si son pronostic vital est engagé mais c’est très grave.

    J’envoie un mail à un des prêtres aumôniers en lui expliquant la situation. Il est disponible pour la rencontrer mardi après-midi ! Mon cœur chante au fond de moi le MAGNIFICAT !

    Régine, Petite Soeur de St François

  • Quand Dieu provoque les rencontres !

    Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai pu aller vivre deux jours dans l’Est Creuse. Joie des rencontres avec les communautés chrétiennes, des partages avec les prêtres, et de rencontres-cadeaux ! Beauté des paysages et des églises souvent ouvertes, grâce à des chrétiens discrets qui maintiennent ouverts ces lieux de recueillement.

    Les deux églises de Boussac Bourg

     

    Quelle expérience magnifique quand le Seigneur guide nos pas ! Après notre repas, je suis entrée dans l’église de Felletin. Un jeune entre, sac au dos. J’entame la conversation : « tu fais le chemin de St Jacques ?». S’en suit un partage de foi très fort, partage de questions. Il s’appelle M…, sait que c’est le 1er abbé de Cluny. Il aime entrer dans les églises… et il est entré parce qu’une personne lui a dit que là il trouverait des prises pour charger son portable ! Lui-même me dit : « Je crois que notre rencontre n’est pas due au hasard ! ».

    Et plus tard par texto : « Tout à l’heure, nous avions oublié de voir que derrière vous se trouvait la statue du Saint Curé d’Ars. Je suis allé à Ars, ce curé était bon et j’avais lu qu’après avoir été guidé par un jeune berger, il avait dit à ce dernier : « Je te montrerai les chemins du ciel ». C’est peut-être un peu de ce chemin que vous m’avez donné ».

    Je lui parle de l’aumônerie des étudiants. « On peut y venir sans être baptisé ? ». Oui !

    On finit en priant ensemble le notre Père, et le je vous salue Marie. On échange nos numéros, adresses mail. Les échanges se poursuivent encore aujourd’hui par mail : son chemin, ses questions, « comment faire pour aimer quand on le veut, mais qu’on ne peut plus avec une personne ». Et on a le projet de constituer un petit groupe de partage autour d’un évangile ou du youcath, avec quelques autres jeunes en recherche. D’abord en visio puis en présentiel quand ce sera possible.

    Laissons les églises ouvertes, mettons-y des prises… et des gens sur le chemin !

    Comme le dirait le Pape François, vivre « la joie de l’Evangile », « la spiritualité de la rencontre » !

    Claire, Petite Soeur de St François

  • La joie de la relation entre les Soeurs aînées et des Jeunes !

    voir la vidéo : des rayons de soleil !

  • Une mission en famille franciscaine dans l’Ariège !

    Un appel à partir en mission franciscaine dans l’Ariège… et nous voilà,  trois Sœurs Franciscaines et deux Frères Conventuels réunis pour vivre cette aventure fraternelle et missionnaire !

    Nous découvrons avec joie et émerveillement les paroissiens, le dynamisme et la diversité de la paroisse ! en même temps que la beauté des paysages, avec la vue sur les sommets enneigés des Pyrénées !

    Que de joies et de rencontres vécues… prévues et imprévues, en chemin…

    Avec les personnes âgées, les soignants dans les EHPAD où nous célébrons des messes… avec les Jeunes dans l’enseignement catholique (plus ou moins attentifs un vendredi après-midi… mais avec qui les échanges ont été riches !), lors d’une 1ère soirée d’aumônerie dans la paroisse avec des Jeunes, sur les marchés, dans les rues, avec deux jeunes filles où les échanges ont été à la fois profonds et très « réactifs » sur des sujets de vie, de foi essentiels, existentiels…

    Et jusqu’à la rencontre fraternelle avec une Sœur Franciscaine en EHPAD le dernier jour !

    Dans la famille qui nous accueille, les petits déj s’enrichissent… d’échanges théologiques ! Voici quelques échos de la part de cette famille :

    « Il y eut beaucoup d’échanges, le soir quand elles rentraient, et le matin avant de partir pour les laudes. Je ne retrouve pas ce qui a pu nous entraîner à parler du Saint Esprit dès le premier soir, mais le sujet fut repris à chaque fois jusqu’à leur départ. Ainsi de soir en matin le Saint Esprit nous accompagnait…

    Voilà comment ce sujet, le plus souvent réservé au domaine de la réflexion théologique,   entrait dans nos vies quotidiennes. Ce que nos franciscaines disaient l’une après l’autre et à leur manière, c’est que l’Esprit les vivifiait ; elles ouvraient ainsi au Saint Esprit les portes d’une parole familière, la « colombe » s’envolait des voûtes d’églises et s’échappait des grand tableaux religieux ornant leurs murs, pour « s’inviter » à nos petits déjeuners.

    C’est pourquoi aujourd’hui encore, quand je repense à nos échanges une bonne odeur de café et de pain grillé flotte autour du Saint Esprit… ».

    Les temps de retour au presbytère nous permettent de partager ensemble le vécu, de nous confier et de confier toutes les personnes rencontrées au Seigneur dans l’adoration et l’Eucharistie.

    Nous repartons sur nos routes quotidiennes… renforcés dans nos liens fraternels en famille franciscaine, habités de toutes les rencontres vécues et de l’action de grâce, prêts à poursuivre la mission là où nous vivons !… et à revivre cette aventure un jour ou l’autre, en Ariège ou ailleurs !

    Claire

  • L’Islam a pour signification la paix

    A l’occasion de la fête de Saint François, la famille Franciscaine a célébré le 800ème anniversaire de la rencontre de saint François avec le Sultan d’Egypte à Damiette. Ce fut, en 1219, une rencontre étonnante en pleine croisade, dans un contexte historique de non-dialogue et de guerre. François, petit frère universel, avait su renverser une frontière qui semblait infranchissable, avec pour seule arme sa foi, sa prière incessante, son amour de la paix et son désir de rencontrer un frère.

     

    En 2019, la Centrafrique cherche les voies du respect mutuel, du dialogue de la foi, et d’une fraternité possible entre les communautés chrétienne et musulmane, tombées depuis 2012 dans le piège des amalgames entre appartenance religieuse et groupes militaro-politiques.  Les plaies saignent encore.

    L’évêque de BANGUI – Cardinal Dieudonné – et l’Imam Kobine, sont ici chez nous, deux apôtres de la paix: notre Saint François et notre Sultan Malik Al Khamil.

    Envers et contre tout, depuis 2013, ils parcourent le pays, rencontrent les grands de ce monde et de notre pays, autant que les populations locales des deux communautés pour prêcher des voies de paix et de cohésion sociale.

    Pour la deuxième année consécutive, le Diocèse de BANGUI a organisé sa semaine de rentrée pastorale sur le thème : «  Œcuménisme et Dialogue Interreligieux dans un pays de conflit ». C’était du 24 au 29 septembre à la paroisse Notre-Dame d’Afrique.

    Tout au long de la semaine, et jusqu’à la clôture par une messe festive qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, des conférences, échanges, prières, se sont élevés de cette grande paroisse et ont parcouru le pays par les ondes de la radio. Un magnifique chant composé sur le thème de la rencontre a été scandé avec talent par les chorales, fissurant  les murs d’apriori, de peur et de division.

    Accueillons quelques paroles de l’Imam Omar Kobine Layama :

    « Dialoguer, c’est accepter de faire un pas en avant vers l’autre, de la même manière que Dieu a accepté de faire un pas en avant en notre direction, pour que nous puissions le rencontrer. De ce point de vue, si le dialogue islamo-chrétien nécessite de conserver ses repères, il nécessite aussi d’avancer un peu plus vers l’autre, de l’accepter tel qu’il est et non pas tel que nous l’imaginons. Respecter l’autre dans sa différence, accueillir l’expérience de l’autre. »

    Dialoguer avec l’autre, c’est d’abord apprendre à le connaître, c’est-à-dire apprendre qui il est, au-delà de l’idée que je m’en fais : que vit-il vraiment ? Quelles sont mes affinités avec lui et les points sur lesquels j’ai plus de difficultés ? Qu’est-ce que j’arrive à comprendre de ce qu’il vit et qu’est-ce que j’ai du mal à comprendre ? Pour cela, il faut rencontrer l’autre, tel qu’il est et non pas tel que je l’imagine.

    L’imam Kobine de poursuivre : « Tous ceux qui tuent au nom de l’islam sont des menteurs. Car en aucun cas, l’islam ne prône la guerre, ni n’encourage à travers les sourates à ôter abusivement la vie de quelqu’un. L’islam a pour signification la paix. »

     

  • Une nouvelle fraternité de Soeurs au Maroc

    Depuis quelques mois… une nouvelle communauté de Soeurs franciscaines s’est implantée à Tazart au Maroc !
    Un beau signe en cette année du jubilé de la rencontre de St François avec le Sultan !
    3 Soeurs africaine sont accepté de se lancer dans l’aventure ! d’autres les rejoindront début 2020. Certaines soeurs viennent y vivre quelques mois… comme Anne-Marie, Petite Soeur de St François.
    Ecoutons-la nous raconter son vécu :
    Dans ce village rural, l’accueil des habitants est simple et beau, avec beaucoup de reconnaissance que des sœurs soient de retour. Cet accueil chaleureux est une grande chance pour une nouvelle communauté !
    A l’arrivée des gens du village sont venus nous saluer. Nous avons eu la chance de participer à une brocante, ce qui nous a donné de rencontrer bien des gens et m’a permis d’aller visiter des femmes dans un village à 1h de marche. C’était super !
    Je n’ai pas encore été à l’atelier broderie mais j’espère bien y aller bientôt.
    Avec tout ce que j’ai vécu pendant 30 ans en Algérie, je n’ai pas de mal à m’insérer la vie offerte par les gens d’ici !
    Notre vie en fraternité est simple et joyeuse.
    Je donne ma place là où c’est possible : dans l’accueil, pour aider à la compréhension de l’arabe…
    Nous avons mis l’accent sur des temps forts de prière au quotidien nous avons la messe grâce à des frères franciscains de Marrakech qui viennent 2 fois par semaine. Pour le moment nous allons tous les dimanches à la messe a Marrakech.
    Marc, prêtre ici au Maroc, et Christian un laïc, nous soutiennent et nous aident beaucoup dans ce commencement que nous vivons !
    Le projet du diocèse est d’ouvrir ce lieu à l’accueil de groupes qui vivent la rencontre avec le monde musulman.Il y a beaucoup à faire et de nombreux ouvriers qui nous aident à tout remettre à neuf ! Il y aura 19 chambres d’accueil. Tout devient beau… !
    Nous avons vécu un grand temps fort de fraternité lors de l’inauguration qui a eu lieu le 13 novembre ! qui a réuni les gens du village, les croyants musulmans, des Soeurs franciscaines vivant au Maroc ou en France, les autorités religieuses et civiles, le Cardinal Cristobal…
    L’aventure ne fait que commencer !
  • Les petits riens du quotidien ou l’amour mis en actes

    Le trésor transmis par Mère Joséphine est la source de notre être et de notre agir de Petites Sœurs aujourd’hui.

     A la fraternité, rue du docteur Guichard, à Angers nous essayons de concrétiser notre charisme de « garde-malades » en prenant soin les unes des autres. En prenant soin de la personne dans toutes ses dimensions ; corporelle, morale, spirituelle, familiale. Ce « prendre soin », demande bonté, amour, tendresse.

    Voici quelques réflexions prises sur le vif de notre quotidien….

    « La réunion commence dans 5 minutes. En passant, j’ai frappé à la porte de ma voisine pour lui rappeler qu’il est l’heure de descendre. »

    « Quand tu auras fini de préparer tes plats, tu laisseras la vaisselle, je viendrai l’essuyer. »

    « Merci à la Petite Sœur qui a mis le couvert, j’avais complètement oublié que c’était à moi de le faire ! »

    « Je ne serai peut-être pas rentrée quand SODEXO viendra livrer les repas. Est-ce que tu pourras leur ouvrir la porte, s’il te plaît ?- Oui, bien sûr, je suis là ! »

    « Tu ne t’inquiètes pas pour tes papiers… J’irai faire les démarches à la Sécu. »

    « Tu aimerais regarder la télé ?    Je monte l’allumer. » 

    « Aujourd’hui, on n’est que le 15. A la fin du mois, je viendrai compter les médicaments et on ira ensemble à la pharmacie renouveler l’ordonnance. »

    « Ce matin, je peux commencer le repassage, ça t’avancera !

    « C’est dimanche aujourd’hui ! Il est bientôt 3 heures, je vais aller chercher le Rummikub. Toi, tu peux chercher une troisième Petite Sœur ? J’en connais une qui sera contente de se détendre un peu en jouant avec nous. »

    « Je vais cueillir quelques petites fleurs dans le jardin, et je lui ferai un beau paquet pour son cadeau d’anniversaire ! »

    Et nous chantons ensemble !

     Si, aller de par le monde, fut bon pour nos jeunes années,

    Grandir en fraternité, reste toujours d’actualité !

    Entre nous et avec tous, voisins, famille et amis.

    Vous pouvez venir chez nous, vous serez bien accueillis !

  • Une neuvaine… bien incarnée !

    200 ans de notre fondatrice… une neuvaine… et une invitation à nous partager comment nous vivons aujourd’hui le charisme de notre fondatrice Mère Joséphine.

    Solange, Petite Soeur à St Quentin nous y entraîne !

    Premier jour :

    Le pape François nous rappelle que « Jésus nous ne le connaissons que sur le chemin quotidien de la vie » Or Mère Joséphine nous demande de nous attacher à Jésus et à lui seul ».

    C’est une invitation forte pour moi à trouver le Seigneur dans mes lieux de vie, mes insertions…Pour moi dans ma cité, auprès des mamans qui découvrent par moi, le jardin et le partage ; dans ma présence aux retraités CGT qui prennent leur place avec les Gilets jaunes pour être reconnus, respectés et faire avancer un peu plus de justice et d’égalité.

    Deuxième jour :

    La confiance en Dieu, pour Mère Joséphine, se traduit par un service toujours plus total pour les plus pauvres et François nous rappelle que ce que nous faisons aux plus petits, c’est à Lui que nous le faisons.

    Le service des « petits », c’est mon action avec eux dans la cité, comme avec mon syndicat ou dans mon accompagnement dans le catéchuménat, dans le service de la paroisse toujours plus accueillante de la vie de tous …

    Troisième jour :

    Mère Joséphine se soucie avec tendresse de ses sœurs comme des pauvres et François nous invite à « ne pas avoir peur ni de la tendresse »…

    Notre monde est dur. Dans mes engagements, ma présence au quartier… savoir écouter, encourager et consoler sans juger ni condamner. Accueillir à la maison comme aller chez telle ou telle famille sont des manières de témoigner de la Bonté du Seigneur lui-même … Ainsi se tissent des liens durables d’amitié : Anthony que  nous avons connu avec sa maman à qui nous avons si souvent ouvert la porte ainsi qu’à sa petite sœur est heureux aujourd’hui de me présenter sa femme, son enfant … C’est pour moi, la tendresse de Dieu que m’apporte Anthony …

    Quatrième jour

    Mère Joséphine comme Saint François nous invitent à « bien s’entendre » dans nos fraternités.

    Avec les autres Petites Sœurs de St Quentin, nous nous entraidons. Nous cherchons à partager ce que nous vivons en vérité. Ce partage est pour moi prière, action de grâce… Ce sont ces liens qui sont perçus par mon entourage. « Cette bonne entende chaleureuse » il me semble que je dois aussi m’efforcer de la vivre dans toutes mes relations de quartier, de syndicat, de la paroisse car « tout homme est mon frère » …

    Cinquième jour :

    Etre petite sœur est une invitation à être simple, humble et servante…

    Cette simplicité je la mets dans ma vie personnelle en ne me laissant pas envahir par le superflu et en utilisant la modernité pour un meilleur service de tous. C’est aussi aider simplement les autres à prendre leur place : accompagner une maman pour qu’elle ose venir à une réunion, qu’elle ose prendre la parole, qu’elle apprenne à faire par elle-même son jardin et à en cuisiner les fruits… Me faire la plus discrète possible pour que l’autre soit le plus possible dans la lumière …

     Sixième jour :

    Mère Joséphine nous demande d’être Marthe et Marie tout à la fois, de savoir servir et contempler car la « contemplation est plus parfaite au milieu de l’action » dit François.

    Dans mes divers engagements, j’essaie d’avoir à l’esprit la parole de Jésus : « ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites » … Cet engagement est alors contemplation, adoration du Christ vivant… Il est parfois ce crucifié de l’injustice, du mépris… Il est parfois ce Christ ressuscité qui se relève, qui prend sa place, qui s’engage pour les autres … Dans cette action j’y vois le Seigneur rencontré sur ma route… Alors quand viendra le temps de la célébration eucharistique, le pain et le vin seront pour moi ces hommes et ces femmes contemplés dans mon engagement …

    Septième jour :

    Avoir le souci de l’autre, être le garde malade «avoir soin de l’autre, de toute personne spécialement des plus fragiles»

    C’est l’action quotidienne dans le quartier, dans les associations de proximité … Mais c’est aussi s’engager pour dénoncer et s’attaquer aux causes de la pauvreté, de l’exclusion … Avec ceux que j’assiste il me faut travailler à en faire des acteurs de leur libération, avec le syndicat, avec les élections je me dois d’agir pour que notre société change, pour que les droits soient mieux respectés, pour que justice, vérité, liberté s’installent dans nos institutions afin que la fraternité devienne réalité…

     Huitième jour

    « Que votre vie soit une oraison perpétuelle » dit mère Joséphine car « la tendresse du Seigneur réveille notre sensibilité et fait que nous nous sentons invités à le reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies » ajoute le pape François…

    Dans mon histoire personnelle puis celle de PS, Dieu m’a donné de rencontrer des femmes et des hommes, croyants ou non, qui ont marqué ma vie, depuis la JOC lorsque j’étais « bonne » dans des familles bourgeoises de mon village puis d’Angers jusqu’à ma vie à Saint-Quentin. Là Dieu m’a donné des sœurs, des religieuses, des prêtres ouvriers, des prêtres, des militants croyants ou non, des mères de famille qui témoignaient d’un extraordinaire amour au cœur de leurs difficultés …

    Toutes et tous ont été pour moi une rencontre, une découverte de la tendresse de Dieu. Ils m’ont transformée, ils m’ont « évangélisée » Par eux et avec eux j’ai appris l’école de la vie….et j’en rends grâce à Dieu…

    Neuvième jour :

    « Que le combat ne vous effraie pas » dit Mère Joséphine « n’ayez pas peur d’aller à contrecourant… Ne crains rien je suis avec toi ! »

    Ce sont des paroles qui m’ont toujours fais vivre … Je n’ai pas eu la chance de faire beaucoup d’études mais la Mission ouvrière, le Mouvement ouvrier accompagnés de partages de la Parole de Dieu m’ont montré que l’Esprit marche avec celles et ceux qui « s’efforcent de faire la volonté de Dieu »(Mc 12 28). A l’hôpital il m’a fallu souvent, avec d’autres, oser affronter la hiérarchie pour un meilleur respect des personnels et du service public. Dans la vie associative et même dans nos institutions ecclésiales, il faut aussi oser aller à contrecourant pour permettre aux plus petits de prendre leur place. François d’Assise osa des pratiques nouvelles en faisant confiance en la force de l’Esprit …