• L’aventure d’une neuvaine à Padre Pio

    A l’occasion de la fête de saint Padre Pio, du 15 au 23 septembre, des membres de la famille franciscaine ont été sollicités par le site de prière en ligne Hozana pour créer une neuvaine à Padre Pio ! Joie de travailler en famille franciscaine autour de ce grand Saint Franciscain. Plus de 11 000 personnes ont participé à cet itinéraire spirituel à partir de la vie de ce saint qui nous parle aujourd’hui !

    Pour redécouvrir la neuvaine

    Qui est Padre Pio ?

    Padre Pio (1887-1968), prêtre capucin et qui se considérait donc comme « Fils de Saint François », a été béatifié par Jean-Paul II le 2 mai 1999, puis canonisé le 16 juin 2002. Il est fêté le 23 septembre.

    Seul prêtre à avoir reçu et porté pendant plus de 50 ans les stigmates de Notre-Seigneur (qui lui confia la mission suivante :  » Sanctifie-toi et sanctifie les autres « ), il est probablement un des saints dont la vie est la plus extraordinaire de l’histoire de l’Église.

    Le Pape Benoit XVI nous adonné une éclatante explication de ce que Padre Pio peut apporter aux hommes de notre temps :

    « La première préoccupation de Padre Pio a été que les personnes retournent à Dieu, qu’elles puissent expérimenter sa miséricorde et, intérieurement renouvelées, qu’elles redécouvrent la beauté et la joie d’être chrétiens, de vivre en communion avec Jésus, d’appartenir à son Eglise et de pratiquer l’Évangile ».

     Et le pape Benoit XV, du vivant du saint, en 1921, déclarait déjà :

    « Vraiment Padre Pio est un homme extraordinaire, un de ceux que Dieu envoie de temps en temps sur la terre, pour convertir les hommes ».

     

    Prière de Jean Paul II à Padre Pio

    PADRE PIO, nous te prions de nous enseigner l’humilité de cœur, afin de pouvoir être comptés au nombre des tout-petits de l’Évangile auxquels le PÈRE a promis de révéler les mystères de son Royaume. Aide-nous à prier sans jamais nous lasser, assurés que DIEU connaît ce dont nous avons besoin avant encore que nous le demandions. Obtiens pour nous d’avoir un regard de foi capable de reconnaître immédiatement chez les pauvres et les personnes qui souffrent, le visage même de JÉSUS. Soutiens-nous à l’heure du combat et de l’épreuve et, si nous chutons, fais en sorte que nous fassions l’expérience de la joie du sacrement du Pardon. Communique-nous ta tendre dévotion à l’égard de MARIE, Mère de JÉSUS et notre Mère. Accompagne-nous dans le pèlerinage terrestre vers la Patrie bienheureuse, où nous espérons parvenir afin de contempler pour l’éternité la Gloire du PÈRE, du FILS et de l’ESPRIT-SAINT.

  • Au fil du chapitre…

    Depuis le 20 juillet, nous voici arrivés à l’abbaye de Timadeuc !

    17 Petites Soeurs qui allons vivre ce temps de chapitre général, animé par Jean Claude Lavigne, Frère Dominicain.Sous un beau soleil, nous nous sommes retrouvés autour d’un goûter pour nous accueillir mutuellement. Puis nous avons vécu la célébration d’ouverture du chapitre, pour commencer ensemble ce temps fort pour notre Congrégation.

    Nous commençons le premier jour de chapitre par une journée de récollection pour nous ouvrir le cœur à l’Esprit Saint.

    Vient ensuite le temps des échanges autour des bilans pour relire les 6 années vécues depuis le dernier chapitre.

    Les journées de travail et d’échanges se poursuivent, en approfondissant en groupes les thèmes essentiels pour la vie, la mission de notre Congrégation.

    Nous sommes portées par la liturgie avec les Frères et entre nous… et par la prière fraternelle de tous ceux qui nous accompagnent.

    Lors d’une soirée, nous avons eu la joie aussi de partager un peu de la vie de nos Petites Soeurs qui vivent en Centrafrique, grâce à des photos et leur témoignage.

    Nous avons aussi accueilli les 4 Chrétiens Associés qui sont engagés depuis plus d’un an avec nous pour vivre ensemble le charisme de Mère Joséphine notre fondatrice.

    Les frères sont ravis de nous accueillir. Les journées sont ponctuées aussi de fêtes : ste Marie-Madeleine, Ste Christine, la ste Anne ! des occasions de fêter nos Petites Soeurs qui portent ces prénoms  !

    Mercredi, nous avons vécu une grande journée de silence et de prière pour préparer nos coeurs à vivre l’élection de nos responsables.

                   notre oratoire

     

    Dans un climat de prière et dans le souffle de l’Esprit, nous avons élu la nouvelle Supérieure Générale et les conseillères.
    Chantal Blanchet comme Supérieure Générale
    et Marie-Christine Pontoizeau, Anne-Marie Soulard et Régine Badoc comme conseillères.

    de gauche à droite : Anne-Marie Soulard, Chantal Blanchet, Régine Badoc, Marie-Christine Pontoizeau

     

    Nous avons ensuite repris le travail, les réflexions…. avant de célébrer la messe de clôture du chapitre le 2 août, en ce jour de fête franciscaine qu’est Notre Dame de la Portioncule, berceau et source des grandes intuitions évangéliques de St François.

    Nous terminons ce chapitre par un temps de détente… avant de reprendre le chemin vers nos fraternités et nos lieux de mission !

    Les Petites Soeurs capitulaires

     

  • Un nouvel évêque pour le diocèse de Mbaïki

    Le jeune diocèse de MBAÏKI a célébré ses 25 ans d’existence en novembre 2020. Son premier évêque, Monseigneur Guerrino PERIN, fêtait en même temps ses 25 ans d’épiscopat et ses 50 ans de sacerdoce.

    Après s’être donné sans compter pour l’Eglise de la LOBAYE, sa terre d’adoption, et lui avoir donné une âme, il va pouvoir maintenant trouver un repos bien mérité.

    Il passe le flambeau à Monseigneur Jésus RUIZ MOLINA. L’un et l’autre sont Missionnaires Comboniens, le premier italien, le second espagnol.

    Monseigneur Jésus a servi, comme curé, la paroisse de MONGOUMBA en LOBAYE pendant une dizaine d’années.

    Ordonné en 2017 évêque auxiliaire de BANGASSOU, il avait quitté la LOBAYE pour le MBOMOU. Le pape le rappelle sur cette terre forestière de MBAÏKI.

    Dans la joie et la fête, il a été accueilli par une foule nombreuse à la cathédrale de MBAÏKI le dimanche 25 avril 2021.

  • Prière d’intercession pour notre temps

    Pour vivre la grâce de notre baptême, nous avons choisi de puiser à la source évangélique léguée par Mère Joséphine. Demandons au Seigneur de fortifier en nous son esprit de foi, d’humilité, de pauvreté, de charité, d’amour fraternel, de compassion envers les plus pauvres de nos frères.

    L’esprit de foi de Mère Joséphine la faisait juger toute chose à la lumière de Dieu et donnait à son âme la pureté d’intention. Il semble avoir été sa qualité dominante; il la dirigeait dans tous ses actes.
    Seigneur, donne-nous son esprit de foi !

    Mère Joséphine se mettait toujours au dernier rang. Elle rejetait, presque comme une insulte, tout ce qui lui semblait un éloge. Et quand on vantait le succès de son oeuvre : « A Dieu seul, disait-elle, en revient la gloire. Pauvre, chétive, ignorante, inconnue, que pouvais-je faire sans lui ? »
    Seigneur, donne-nous son esprit d’humilité !


    Fille de St François d’Assise, Mère Joséphine aimait ardemment la pauvreté qui avait été la compagne de toute sa vie. Souvent elle disait : « Nous ne travaillons pas pour l’argent. Comme pour St François, notre pauvreté sera notre force. Avec la crainte de Dieu, la confiance en son aimable Providence, et l’amour du prochain, nous serons toujours assez riches. »
    Seigneur, donne-nous son esprit de pauvreté !

    La charité de Mère Joséphine était sans bornes. Qui n’a vu, tous les lundis, se presser à la porte de la rue St Aignan, une longue file de pauvres ? Ils venaient y chercher l’aumône qu’elle leur faisait distribuer avec un amour maternel, sans craindre jamais de s’exposer à manquer elle-même du nécessaire. « Soyez tranquilles, disait-elle : qui donne aux pauvres, prête à Dieu ; et Dieu paie bien ses dettes. »
    Elle s’inquiétait beaucoup des pauvres que les Petites Soeurs allaient soigner, et leur faisait porter tout ce dont ils avaient besoin.
    Elle se préoccupait aussi, avec le plus vif intérêt, des besoins spirituels des malades…
    Seigneur, donne-nous son esprit de charité !

    Mère Joséphine montrait un tact exquis, une intelligence supérieure envers ses Petites Soeurs. Elle les accueillait toujours avec une grande douceur, les soutenait dans leurs difficultés, les tirait d’embarras, les remettait dans le bon chemin… Par son dévouement inaltérable, par cette affection de tous les instants, et même par sa juste sévérité, elle avait conquis tous les coeurs et elle exerçait sur toute sa maison une salutaire influence.
    Seigneur, donne-nous son esprit d’amour fraternel !

    Mère Joséphine a fait sienne l’oeuvre des tertiaires « garde-malades ». Prendre soin, veiller, conserver, protéger, garder…. Mère Joséphine se montre compatissante envers toute misère, toute souffrance, toute peine physique, morale ou spirituelle qu’elle s’efforçait de soulager. Les laissés pour compte de la société, «ceux dont personne ne s’occupe », avaient une place de choix dans son coeur et elle engageait les Petites Soeurs à les servir avec bonté et délicatesse.

    Seigneur, donne-nous son esprit de compassion !

  • 100 ans… et une action de grâce débordante !

    C’est dans la joie, mais avec les limites imposées par la crise sanitaire que nous avons fêté les 100 ans de notre petite sœur Marie Andrée Millaret.  L’Eucharistie a pu été célébrée à l’intention de ses 100 ans. Après la communion, elle a partagé son action de grâce :

      En ce jour mon Dieu, je veux te rendre grâce, pour la vie que tu m’as donnée …Pour l’appel à te suivre, et de ton soutien dans les moments difficiles, Ainsi que pour toutes ces joies que tu as semées tout au long de mon chemin vers toi.

    Joie d’appartenir à la grande famille franciscaine et particulièrement à la congrégation des Petites Sœurs de st François, de qui j’ai tant reçue.

    Merci Seigneur pour le don de mes Sœurs près de qui j’ai trouvée un appui fraternel, dans les différentes fraternités ou j’ai vécu.

     Et je te rends grâce pour ces différentes périodes de ma vie qui ont été une véritable école de formation à la confiance, et à l’abandon.

    Merci pour ces riches années passées près des enfants, et ensuite près des malades, par les uns et par les autres j’ai beaucoup reçu.

    Et enfin merci pour ce passage à Toulon, entouré de tant d’amitiés, et d’ouvertures dans la diversité des situations.

    Françoise et Marie Andrée à Toulon où elles se sont pleinement engagées avec les plus fragiles…

    En retour de toutes ces grâces, donne-moi assez de générosité pour mieux vivre mon oui et répondre encore à tes appels, là où je suis dans la maison de la Roseraie.

    Oui béni sois-tu pour les merveilles de ton Amour.

    L’après-midi un goûter festif a été organisé par la maison. Marie-Andrée avait demandé un baba au rhum…elle en a eu 100 accompagnés du champagne… très bon moment de convivialité vécu avec les résidents et le personnel.

    Notre petite sœur fut submergée par le courrier, les coups de téléphone, les fleurs, envoyés par ceux et celles qui en ce jour auraient tant aimés l’entourer de leur présence amicale et de leurs prières.

    Et comme l’a souligné le directeur et bien des personnes de la maison : « merci petite sœur de nous offrir ta gentillesse, ton attention aux personnes, ta vitalité et ton espérance ».

  • Comme St Joseph, s’en remettre à la Providence

    Notre fondatrice, Mère Joséphine, avait une grande confiance en Saint Joseph. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a choisi ce nom de religieuse.

    Louise Renault est née dans un milieu familial qui avait une confiance absolue  en la Providence.Malgré les épreuves physiques et morales qu’elle a connues dès son enfance, elle croit en Dieu qui est Père. Elle s’abandonne toujours entre ses mains.

    Sa confiance en Saint Joseph et en la providence de Dieu peut s’expliquer par quelques événements précis.

    Un jour, arrivée à la gare Saint Laud à Angers, alors qu’elle s’apprête à prendre son billet et ceux des trois jeunes femmes qui l’accompagnent, elle réalise qu’elle n’a point d’argent pour payer. Il faut bien cependant qu’elles partent. Mère Joséphine sort alors de la gare pour quêter et raconte aux autres ce qu’elle vient de vivre : des braves gens qui étaient installés au café lui ont donné avec politesse l’argent pour les quatre voyages ! Une bonne leçon d’ humilité ! comme elle le dit : « savoir s’humilier  ici-bas », tout en riant et parlant de son aventure avec les Petites Sœurs.

    L’une d’elles lui dit « Ma mère, cherchez donc encore dans votre poche, peut-être Saint Joseph vous a remis autre chose ».  Alors Mère Joséphine fouille dans ses poches  et d’un éclat de rire ; elle venait de trouver un louis de vingt francs !

    Quand elle cherche une nouvelle maison pour vivre avec les jeunes filles qui la rejoignent de plus en plus nombreuses, une maison est à vendre rue du Vollier à Angers. Confiante en la Providence elle achète, sans ressources, disant qu’on paiera  plus tard.

    C’est alors qu’un héritage parvenu de manière inattendue permet de faire les aménagements et réparations !

    Toutes les démarches pour trouver un logement, acheter les maisons nécessaires ont été faites dans une confiance totale en la providence en passant par Saint Joseph sans aucun doute. Pleine de confiance en Dieu, elle était convaincue que l’aventure de la Congrégation était commencée… et que Dieu

    permettrait d’aller jusqu’au bout !

    C’est ainsi que Dieu pourvoit aux besoins de ses pauvres qui mettent en Lui leur confiance,  sans se contenter de vivre seulement l’esprit de pauvreté, mais en vivant pleinement la dure réalité.

      Nuage de mots sur Mère Joséphine, réalisé par des Petites Soeurs

     

  • Mission universelle !

    Daphné, Julien et leurs trois filles, on les connaît un peu. On les a rencontrés à L’Arche à Beauvais, on savait leur intention de partir en coopération en Afrique.
    Un jour Daphné nous dit : « ça y est une date est fixée nous partons mi-février » au Bénin à Banigbé ! Nous allons vous envoyer un courrier… »

    Le 2 décembre nous recevons leur lettre, plutôt leur demande : Être les marraines spirituelles de leur mission au Bénin à la ferme école Laudato-Si. Plus
    particulièrement confier à notre prière leur chenin de Foi et leur persévérance à l’écoute de la Parole de Dieu. Pour que leur mission soit d’abord et surtout un chemin vers Dieu. Nous confier aussi leurs trois filles : Siloé, Honorine et Léonie pour que germent en chacune d’elles l’amour de Jésus et le désir de le rencontrer en allant à la rencontre de leurs frères…

    Nous avons été très touchées de cette demande qui nous renvoie à notre mission première la prière. Pas autre chose mais tout cela….
    Daphné et Julien sont partis début février. Une messe d’envoi a été célébrée. Un bon moment vécu en Eglise !

    A l’origine de leur projet, il y a un besoin de se rendre utile auprès des plus fragiles, et ceci exprimé dès leur mariage.
    Aujourd’hui ils partent avec l’ONG Fidesco, une association dont foi et coopération sont les deux piliers fondateurs. Conscient de tous ce qu’ils ont reçu, ils se sentent appelées à bousculer leur quotidien et leur confort pour approfondir leur engagement au service des plus fragiles et à reconnaître en chacun sa beauté. Daphné sera responsable pédagogique de l’école. Elle aura pour mission de soutenir l’équipe enseignante et d’accompagner les enfants dans leur parcours scolaire.
    Julien sera responsable de la recherche de fonds pour le centre. Il supervisera les projets d’extension de l’école et aura à cœur de se mettre au service du développement de la ferme.

    Nous voilà parties nous aussi en mission sans sortir du territoire …. Mais en ouvrant nos cœurs pour rejoindre un autre peuple…Merci Daphné et Julien de nous embarquer avec vous…

  • La joie de se retrouver malgré les distances !

    Avec les Petites Soeurs de la rue du Dr Guichard, puis avec les Petites Soeurs de Beaupréau et Chantal de passage, on a fait une 1ère : une visio ensemble !
    Après quelques essais techniques, joie et émerveillement de nous voir, de nous retrouver, de se donner quelques nouvelles, et même d’aboutir à un nuage de mots autour de Mère Joséphine !
    Avant cela, autour du 8 décembre, on avait créé un apéro par skype entre les Petites Soeurs de Chelles et les Soeurs de la fraternité de Limoges ! Un beau temps d’échanges chacun chez soi autour d’un verre ! sans risques !
    Puis nous avons vécu entre Petites Soeurs le temps de prière, de renouvellement des voeux, que nous avions préparé ensemble. Nous l’avons vécu dans un vrai climat de partage, de prière, de communion…
    De beaux moments partagés ! et des outils techniques qui nous permettent cela !
    Merci Seigneur pour la créativité que tu mets au coeur de l’Homme !
    Claire Petite Soeur de St François
  • Aumônier d’hôpital : des rencontres qui mènent à Dieu

    Régine est aumônier d’hôpital à Montpellier et nous partage une des belles rencontres qu’elle vit au quotidien dans sa mission.                                                                                                  Régine à la chapelle de l’aumônerie

    Pour des raisons de discrétion, le prénom de la personne a été changé.

    C’est la fin de l’après-midi, j’arrive en service de chirurgie et demande aux soignants s’il y a des patients à visiter : « Oh oui nous ne savons plus quoi faire avec Mme C. tellement elle est angoissée ». J’arrive à sa porte, une jeune femme assise sur son lit m’accueille un peu surprise, tendue et les traits tirés. Elle s’allonge, beaucoup de tuyaux de tout côté, elle souffre et a du mal à reprendre son souffle. Puis me parle d’une voix à peine audible, qu’elle doit aller au bloc opératoire, qu’elle attend depuis longtemps. Elle se présente, elle s’appelle Marine, une quarantaine d’années. J’aperçois sur la table de nuit une photo d’une petite fille, c’est sa fille de quelques années. Marine pleure en me parlant d’elle, elle ne l’a pas vue depuis décembre date de son hospitalisation : c’est extrêmement dur pour elle ! Je m’assoie auprès d’elle, lui parle lentement, j’essaie de l’apaiser, lui chante « Ne crains pas ». Je lui demande si elle est croyante, elle me dit qu’elle n’est pas baptisée. Elle me demande de revenir la voir demain. Je lui dis que je vais allumer un cierge à la chapelle et écrire son prénom et celui de sa fille sur un galet à côté du désert. Je la laisse un peu plus apaisée.

    La chapelle avec les galets où les prénoms sont inscrits

    Le lendemain, quand j’arrive auprès d’elle sa maman est là. Tout de suite elle me dit que Marine lui a parlé de moi. Marine me dit avec un petit sourire que hier soir tout en partant au bloc, elle avait dans la tête ‘Ne crains pas’. Je lui montre en photo la chapelle et le petit galet. Elle me regarde avec insistance et me dit ‘je veux être baptisée’. Et là, sa maman fond en larmes. Elle me raconte « je suis issue d’une famille nombreuse, nous avons dû être tous placés, j’avais cinq ans j’ai été envoyé dans un institut religieux jusqu’à l’âge de quinze ans, j’ai vu des choses trop dures et me suis dit que jamais je ne ferais baptiser mes enfants ! Et là, ma fille qui ne vous connait que d’hier, demande le baptême, mais je respecte son choix. » Marine me demande « je voudrais apprendre à prier », nous faisons lentement le signe de croix et je lui lis une prière, elle se réjouit « c’est tout à fait ce que je porte ». Elle a bien compris prier c’est parler comme à un ami.

    Le dialogue avec le Seigneur se fait en parlant comme un ami parle à un ami… ES 54 – St. Ignace de Loyola.

    Elle me parle un peu plus de sa vie. Je lui laisse un petit feuillet avec des prières pour le temps de l’épreuve de la maladie. Elle désire que je chante auprès d’elle. A notre troisième rencontre, elle est fiévreuse, mais désire que je reste un peu auprès d’elle. Une nouvelle demande : « je souhaite recevoir l’onction des malades ? ». Elle me questionne sur mon air un peu surpris. Elle a lu dans le petit feuillet. Je lui explique qu’il est nécessaire d’être baptisée. Elle me redit combien Jésus est entrée dans sa vie et la soutient. Je lui laisse une petite croix et une médaille à son cou, elle est très émue. « Il sera là maintenant encore plus proche de moi ! ». C’est le w-e je pense et prie pour elle. Il me semble important que nous puissions vivre avec elle une petite célébration. Je ne sais si son pronostic vital est engagé mais c’est très grave.

    J’envoie un mail à un des prêtres aumôniers en lui expliquant la situation. Il est disponible pour la rencontrer mardi après-midi ! Mon cœur chante au fond de moi le MAGNIFICAT !

    Régine, Petite Soeur de St François

  • La fête de la vie consacrée par temps de couvre-feu !

    2 février présentation de Jésus au temple et journée de la vie consacrée. Comment célébrer ce jour ? à 18h il faut être chez soi et en plus des célébrations avec une distance convenable…

    A la fraternité de Beauvais, nous nous interrogeons pour marquer malgré tout ce jour. Le samedi 31 une lumière, peut être un coup du St Esprit !!!… Après avoir téléphoner au prêtre de la paroisse, nous décidons de proposer à toutes les consacrées de Beauvais de participer à la messe de 9h le mardi à la paroisse et même de participer au Laudes à 8h30. Qui viendra ?

    A notre grande surprise, presque toutes étaient là, des paroissiens nous ont rejoint. Nous avons même pu faire une procession de la Lumière en partant de la chapelle jusqu’à l’église pas loin car il n’y a qu’un escalier à monter !!… Nous avons vraiment vécu un temps fort, heureuses de nous retrouver et de pouvoir ensemble célébrer Notre Dieu de Lui rendre Grâce pour son appel et les merveilles qu’ils accomplis en chacune de nous en Eglise au service de la mission.

    A Chelles, là aussi, la fête prend une forme particulière ! Les Petites Soeurs ont suscité une rencontre en visio avec les consacrés de notre secteur. Cela prend bien, elles ont même eu des appels d’autres secteurs qui ont eu vent de la proposition. Ils se sont retrouvés à 20h autour d’un temps de prière et de la piste d’échange « comment, dans nos réalités d’insertion, essayons nous d’être témoin d’Espérance ? »

    A Limoges, les communautés étaient invitées à inviter, dans la mesure du possible des personnes qui ressemblaient au vieillard Syméon et à la prophétesse Anne.

    De belles occasions de rendre grâce pour notre vocation, pour ce OUI donné et redonné chaque jour. Que le Seigneur nous donne la grâce d’avancer avec ESPÉRANCE, AUDACE et FOI dans les incertitudes de cet aujourd’hui  !

    Oui, comme l’écrit Ste Claire d’Assise, « La plus grande de toutes les grâces que nous avons reçues et que nous recevons chaque jour de notre grand bienfaiteur, le Père des miséricordes, celle dont nous devons être le plus reconnaissantes, c’est notre vocation ».